Phaneuf revient très affamé

Dion Phaneuf se plaît à Ottawa et comme... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Dion Phaneuf se plaît à Ottawa et comme ses coéquipiers des Sénateurs, il s'attend à connaître une bonne saison. «J'aime où notre équipe est rendue», a-t-il déclaré.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Alors que Marc Méthot prend le chemin de Dallas cette semaine, son passage aux Stars devenant vraiment réalité, Dion Phaneuf est débarqué dans la capitale lundi et il s'est rapporté mardi matin à l'entraînement des vétérans des Sénateurs d'Ottawa - et d'autres formations - qui se préparent en vue du camp de la semaine prochaine.

Le vétéran défenseur ne sera pas fâché de tourner la page sur une saison morte qui a été turbulente en juin, quand il a refusé de faire une faveur à son équipe en levant sa clause de non-mouvement pour être exposé au repêchage d'expansion des Golden Knights de Las Vegas. Ce faisant, les Sénateurs ont été obligés de le protéger au même titre qu'Erik Karlsson et Cody Ceci à la ligne bleue, et Vegas a sélectionné Méthot pour ensuite l'échanger à l'équipe texane.

« Je l'ai dit à ce moment-là, c'est le genre de chose qui fait partie de la business du hockey. Ce n'est pas facile à vivre, ça faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu d'expansion et ça a certes rendu les choses intéressantes pour bien du monde dans la ligue. Comme joueur, ça fait partie de la business, tu l'acceptes et tu vas de l'avant », a indiqué Phaneuf à sa sortie de la patinoire du Sensplex.

Après être passé à un petit but d'atteindre la finale de la coupe Stanley, l'ancien capitaine des Maple Leafs de Toronto tenait à revenir avec les Sénateurs.

« J'aime où notre équipe est rendue, j'aime dans quelle direction elle est allée l'an passé. J'ai du plaisir à jouer à Ottawa et faire partie de ce groupe. Vous avez pu voir que nous avons fait beaucoup de bonnes choses l'an dernier et nous avons encore du travail à finir ensemble », a ajouté Phaneuf, qui a contourné la question quand il s'est fait demander s'il avait reçu des critiques de partisans pour sa décision sur les réseaux sociaux (il est sur Instagram).

Ce camp se mettra officiellement en branle vendredi prochain, le 15 septembre. En vue de celui-ci, d'autres vétérans comme Craig Anderson, Mike Hoffman, Mike Condon et Alexandre Burrows se sont ajoutés cette semaine aux hockeyeurs qui ont passé la majorité de l'été dans la région de la capitale, les Jean-Gabriel Pageau, Cody Ceci, Mark Stone et Mark Borowiecki, notamment.

Phaneuf pense que tout ce beau monde va être motivé au plus haut point en vue de la saison 2017-2018 après avoir difficilement digéré l'élimination en double prolongation du septième match de la finale de l'Est aux mains des Penguins de Pittsburgh, éventuels champions de la coupe Stanley.

« Une telle défaite vous rend affamé. Quand nous avons rencontré les médias après coup, je mentirais si je disais que nous n'étions pas en état de choc. Après une telle épopée avec tes coéquipiers, soudainement c'est terminé. Ça te donne cette motivation, cette faim de vouloir y retourner. Ce n'est pas facile de se rendre jusque là, on l'a vécu, donc on sait ce que ça prend. Tu veux te fixer des objectifs et travailler pour retourner où on était », affirme Phaneuf, qui devrait porter à nouveau un « A » d'assistant au capitaine Erik Karlsson.

Aux côtés de Karlsson ?

Au sujet de ce dernier, la principale question au camp sera de savoir qui obtiendra l'ancien poste de Méthot à ses côtés, une fois qu'il sera totalement remis de son opération pour réparer des tendons à son pied gauche.

Guy Boucher a laissé entendre au cours de l'été que Phaneuf pourrait être un candidat, vu que son ancien partenaire Cody Ceci a maintenant assez d'expérience pour voler de ses propres ailes. 

Le principal intéressé ne sait pas si c'est dans les plans. « Je ne suis pas certain. Moi, mon travail est de jouer, faire ce que l'entraîneur me demande et jouer avec qui il me demande de jouer. J'ai appris au fil des années que lorsque tu arrives au camp, tu fais ton travail et tu joues quand et avec qui on te le demande. Je ne sais pas qui va jouer avec qui, mais j'ai juste hâte au camp. C'est un moment de l'année excitant pour un athlète, tu as travaillé tout l'été pour te préparer et maintenant, ça s'en vient. J'adore l'automne », a dit celui qui a passé la majorité de son été à sa résidence estivale de l'Île-du-Prince-Édouard.

Brassard en avance sur son échéancier

Il y a environ un mois, Derick Brasard ne pouvait pas jouer au golf au tournoi de la Fondation Pat-Burns, se contentant d'effectuer quelques coups roulés. 

Alors que l'intensité commençait à monter un peu à un entraînement non officiel des hockeyeurs professionnels de la région, incluant une majorité de Sénateurs, il était donc un peu surprenant de voir le centre gatinois participer pleinement aux exercices ainsi qu'au jeu simulé de fin d'entraînement mardi.

Rencontré par quelques journalistes locaux, l'attaquant qui a été opéré à l'épaule droite au début de juin a raconté que sa rééducation se trouve un peu en avance sur l'échéancier de quatre à cinq mois estimé à l'origine.

« Je suis en avance, mais il faut encore que je parle à nos soigneurs. C'est certain qu'ils ne me donneront pas le feu vert avant quatre mois (après l'opération). Je n'ai patiné qu'une dizaine de fois jusqu'à maintenant et je reprends le timing tranquillement. Pour ce qui est du contact, je fais des choses dans le gymnase, mais je ne me suis pas fait frapper encore. Le docteur m'a dit qu'il fallait s'assurer que ça guérisse bien à l'intérieur avant de passer à cette étape-là. Il faut juste être patient », a raconté Brassard, qui a récolté 39 points, dont 14 buts, en 81 parties de saison régulière, avant de connaître d'excellentes séries avec 4 buts et 11 points en 19 matches malgré sa blessure, une déchirure du labrum.

Comme une rééducation de quatre mois l'amènerait à la fin septembre, il serait surprenant de voir Brassard disputer des parties hors-concours en septembre, un calendrier qui commencera le 18 avec une visite des Maple Leafs de Toronto et qui prendra fin le 30 avec un passage au Centre Bell pour affronter les Canadiens de Montréal. La saison régulière débutera ensuite le 5 octobre avec la visite des Capitals de Washington au Centre Canadian Tire, et les Sénateurs vont se croiser les doigts pour que Brassard et leur autre grand opéré de la saison estivale, Erik Karlsson, soient prêts à ce moment-là.

Le noyau du club qui a atteint la finale de l'Est au printemps est de retour presque intact, avec évidemment la perte de Marc Méthot, meilleur ami dans le hockey de Brassard.

« Notre club a probablement perdu le meilleur joueur sélectionné au repêchage d'expansion pour Vegas. Tout le monde sait à quel point il était important pour notre équipe, mais on n'y peut rien maintenant. Nous avons des gars qui peuvent monter leur jeu d'un cran pour le remplacer, un jeune comme (Thomas) Chabot s'en vient. Freddy (Claesson), (Chris) Wideman et ces gars-là, quelqu'un va devoir jouer de grosses minutes. Mais nous avons le même noyau que l'an passé, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas répéter ce qu'on a fait », dit-il.

Membres du personnel de soutien l'an dernier, les vétérans Chris Neil et Chris Kelly ne seront pas de retour à Ottawa, les Sénateurs ayant décidé de briser les liens avec eux. Ils patinent cependant et espèrent toujours se dénicher du boulot pour la prochaine campagne. « J'ai eu quelques offres pour des essais professionnels, mais je les ai refusées, il n'y avait rien qui me convenait. J'attends de voir si quelque chose de mieux se présente », a dit Neil, dont les enfants effectuaient leur rentrée à l'école mardi.




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