Hommage à Bryan Murray

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«Notre équipe de hockey vient de subir une grosse perte. Je l'ai dit souvent, je ne serais pas devenu l'homme et le directeur général que je suis aujourd'hui sans Bryan Murray», a avoué le directeur-général des Sénateurs Pierre Dorion.

La Presse Canadienne

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Plus de 2000 personnes se sont présentées au Centre Canadian Tire, jeudi après-midi, pour rendre un dernier hommage à Bryan Murray. Différents intervenants de la Ligue nationale de hockey, qui l'ont bien connu, ont pris la parole durant la Cérémonie de célébration de la vie qui lui a été dédiée. On vous présente, ici, quelques témoignages.

Piere Dorion, directeur général des Sénateurs d'Ottawa

«Nous sommes ici pour rendre hommage à un des plus grands hommes qui a vécu dans la ville d'Ottawa. Bryan a été, aussi, un des plus grands hommes à avoir oeuvré au sein de la LNH», a déclaré Pierre Dorion, alors que la foule faisait son entrée au CCT.

Dorion a profondément admiré et aimé celui qui lui a servi de mentor dans l'organisation des Sénateurs. Il ne l'a jamais caché. «Notre équipe de hockey vient de subir une grosse perte. Je l'ai dit souvent, je ne serais pas devenu l'homme et le directeur général que je suis aujourd'hui sans Bryan Murray.»

Dorion s'est joint aux Sénateurs avant le début de la saison 2007-08. Il a d'abord côtoyé Murray à titre de recruteur et responsable du développement des joueurs. Il fut ensuite son adjoint avant de lui succéder. Il va sans dire que les deux hommes ont passé beaucoup de temps ensemble.

«La plus belle qualité de Bryan, je crois, se trouvait dans sa façon d'interagir avec les gens. Il savait comment s'adresser aux gens. Ceux qui le rencontraient pour la première fois se sentaient immédiatement à l'aise. Tu lui parlais pendant 30 secondes et tu avais immédiatement l'impression qu'il était devenu un de tes meilleurs amis!»

«J'ai été impressionné par sa façon de combattre la maladie. Il a inspiré des tas de gens dans son combat. Je ne crois pas que je vais un jour rencontrer quelqu'un possédant autant de caractère que Bryan.»

Randy Lee, directeur général associé des Sénateurs d'Ottawa

«J'ai été chanceux. J'ai d'abord fait partie de l'équipe d'entraîneurs de Bryan. Plus tard, je me suis greffé à son groupe de direction. Je suis donc bien placé pour vous dire qu'il était un grand leader. Il défendait toujours ses joueurs. Il était un grand compétiteur. Le feu brûlait en lieu. Paradoxalement, Bryan était aussi un homme doux. Il aimait ses joueurs et il aimait ses employés. Nous avons appris à devenir de meilleurs êtres humains en le côtoyant», a raconté l'homme qui a dédié une grande partie de sa carrière aux Sénateurs.

Aujourd'hui, Lee et Dorion ressentent un grand vide. Pour la première fois, ils devront gérer le club de hockey sans leur mentor. «Nous en parlions justement, ce matin. Il demeurait celui vers qui on se tournait quand on s'apprêtait à prendre une décision importante. Il était encore capable de bien schématiser les choses. Quand la pression était forte, il injectait une bonne dose d'humour dans la situation. Grâce à lui, on parvenait presque toujours à y voir clair.»

Lee n'oubliera jamais le meilleur conseil que Murray lui a donné.

«Il m'a rappelé que le hockey n'est qu'un jeu. Il m'a souvent rappelé qu'il ne fallait pas laisser ce jeu affecter ma vie de famille. ll nous disait de ne jamais oublier de relaxer, chaque soir, en rentrant à la maison.»

«Bryan ne quittera jamais complètement l'organisation. Nous allons toujours essayer de gérer cette équipe comme il gérait cette équipe.»

Mike Babcock, entraîneur-chef des Maple Leafs de Toronto

L'entraîneur des Maple Leafs et de l'équipe nationale du Canada ne devait pas prendre la parole, jeudi. Il a tenu à rencontrer les représentants des médias avant la cérémonie.

«J'ai décroché mon premier boulot dans la LNH grâce à lui, a-t-il rappelé. Il dirigeait les Mighty Ducks d'Anaheim, je travaillais avec leur club-école à Cincinnati. Un beau soir, j'étais à Détroit et je regardais un match de séries. Il m'a passé un coup de fil. C'était en 2002. Il m'a demandé de le rejoindre le lendemain dans le but de l'impressionner. J'ai compris qu'il voulait m'offrir un poste.»

Et c'était comment, travailler pour Bryan? «C'était super! Bryan était un entraîneur dans l'âme. Ce métier le passionnait. J'ai travaillé avec lui pendant deux ans. Nous n'avons jamais perdu contact. Il prenait souvent le temps de me consulter quand il devait embaucher un nouvel entraîneur. Quand je pense à lui, je souris.»

«Bryan a connu beaucoup de succès comme entraîneur parce qu'il n'avait jamais peur de dire la vérité. Il avait plusieurs façons de communiquer avec les gens. Il était particulièrement efficace quand il misait sur son sarcasme.»

«Il adorait Shawville. Je n'ai jamais visité cet endroit, mais j'en ai vraiment beaucoup entendu parler.»

Chris Phillips, ancien défenseur des Sénateurs

On ne voit à peu près jamais un joueur négocier lui-même son contrat, sans avoir recours aux services d'un agent. Chris Phillips avait tellement confiance en Bryan Murray qu'il a choisi de le faire, vers la fin de sa carrière.

«Bryan était un homme d'une grande honnêteté. Quand on lui posait une question, il répondait de façon franche. Parfois, la réponse n'était pas celle qu'on voulait entendre. Il nous donnait cependant toujours l'heure juste. Avec lui, il n'y avait pas de zones grises. Et il aimait les gens», raconte le joueur qui détient le record de longévité chez les Sénateurs.

Phillips a connu de bonnes et de moins bonnes saisons en travaillant avec Murray.

«Grâce à Bryan, il était toujours amusant de se présenter à l'aréna. Nos séances d'entraînement n'étaient pas particulièrement complexes. Il ne cherchait pas à réinventer la roue. Il nous faisait travailler ensemble.»

«Ses rencontres d'équipe étaient... mémorables. Tous les anciens joueurs se racontent des anecdotes des rencontres d'équipe. Quand il devait sermonner un joueur, il trouvait de faire rire les autres. Il trouvait une façon de faire passer ses messages. Je n'oublierai pas les rencontres d'équipe.»

Gary Bettman, commissaire de la LNH

«À sa première saison derrière le banc des Capitals de Washington, l'équipe a fait un bond de 29 points au classement. Même chose à Détroit. Entre la première et la dernière saison de Bryan chez les Red Wings, il y a eu une progression de 27 points. En Floride, sous Bryan, une jeune franchise a participé à la finale de la coupe Stanley dès sa troisième saison. Les Mighty Ducks d'Anaheim ont pris part à la finale grâce à un entraîneur recrue nommé Mike Babcock. Eugene Melnyk a très bien fait de rapatrier Bryan à Ottawa. Grâce à lui, les Sénateurs ont atteint la finale pour perdre contre les Ducks», a résumé le commissaire.

«Quand il était très jeune, Bryan n'avait qu'un but en tête. Il rêvait de jouer au hockey avec le club senior de Shawville, auprès de tous ces hommes qu'il admirait tant. Ce modeste objectif lui a permis de réaliser de très grandes choses.»




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