Ça passe ou ça casse, cette fois, pour Dunn

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Le rendement de Vincent Dunn durant la prochaine saison décidera de la suite de sa carrière.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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Quand le mois d'août débute, les professionnels du hockey recommencent à patiner. Ceux qui passent l'été dans la région d'Ottawa étaient réunis à Kanata, jeudi. Vincent Dunn était parmi eux.

Il serait facile d'oublier cet espoir gatinois des Sénateurs. Il a joué toutes ces parties, sauf 11, dans la Ligue East Coast au cours des deux dernières années.

Dunn, pourtant, continue d'exister. Il sera présent, le mois prochain, lorsque débutera le camp d'entraînement.

Ce sera, pour lui, le début d'une grosse année.

C'est un euphémisme. Chaque année est importante dans le développement d'un jeune hockeyeur.

Dans le cas de Dunn, c'est particulièrement vrai.

Son rendement durant la prochaine saison décidera de la suite de sa carrière.

Il en est d'ailleurs parfaitement conscient.

« Ce sera une année très importante. Si je ne parviens pas à m'établir dans la Ligue américaine, j'aurai beaucoup de mal à négocier mon prochain contrat », reconnaît-il.

Dans les dernières années, Dunn nous a habitués à certaines choses. D'habitude, à cette période de l'année, il respire la confiance et n'hésite pas à promettre que la prochaine saison sera la sienne.

En 2017, la confiance a fait place à la prudence.

D'abord, il ne blâme personne que lui même pour sa peu productive saison 2016-17.

Tout semblait bien parti, pour lui, au début du mois d'octobre. Il avait entrepris la saison à Binghamton, là où il voulait se trouver. Après huit matches et deux mentions d'aide, il a été cédé au Thunder de Wichita, dans la East Coast.

« Ils voulaient simplement me faire jouer. Ils voulaient me donner de la glace, vu que je ne jouais pas beaucoup à Bingo. J'étais descendu, mais le plan, c'était que je finisse par remonter... »

Il n'est pas remonté.

Dans une saison pénible, les Senators ont utilisé pas moins de 27 attaquants. Ils distribuaient les contrats d'essai à droite et à gauche, en fin de campagne. 

Dunn, pendant ce temps, ne parvenait pas à trouver le fond du filet à Wichita. En 47 parties avec le Thunder, il a été limité à 12 points.

La saison précédente, en tant que recrue, il avait obtenu une quinzaine de points de plus.

« C'était tough. Les points ne venaient pas facilement. Notre équipe était dans le bas du classement. Je ne cherche quand même pas d'excuses. Je n'ai pas performé comme j'aurais pu. »

« Au fond, c'était la première fois de ma carrière que je vivais une situation comme celle-là. Je n'ai jamais été rétrogradé au beau milieu d'une saison. Ça m'a joué dans la tête », commente-t-il.

Destination Belleville

Les Senators de la Ligue américaine ont déménagé durant la saison morte. Ils ont élu domicile à Belleville, en Ontario. Ils n'ont pas remporté une seule ronde éliminatoire à leurs six dernières saisons à Binghamton. Ils tenteront de prendre un nouveau départ.

En plus de patiner avec les autres pros à Kanata, il passe beaucoup de temps au gymnaste d'arts martiaux de Guy Ouellette, à Orléans.

« Je vais me concentrer à jouer la game, cette année. Je ne vais pas juste jouer au tough. Le hockey change. Même dans la Ligue américaine, de nos jours, les joueurs de quatrième trio savent jouer au hockey », affirme Dunn.




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