«Je me sens un peu mieux chaque jour»

Derick Brassard a su dans la série contre... (Archives, Agence France-Presse)

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Derick Brassard a su dans la série contre les Penguins de Pittsburgh qu'il devrait sans doute avoir besoin d'une opération pour sa blessure à l'épaule.

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Derick Brassard ne perd jamais son calendrier de vue, ces jours-ci. Il est par exemple capable de nous dire que huit semaines ont passé depuis le jour où il est passé sous le bistouri. Ses médecins lui ont dit que son épaule droite aurait besoin de quatre mois pour guérir. Il est donc arrivé à mi-chemin dans sa convalescence.

« Je me sens un peu mieux chaque jour. C'est positif. C'est encourageant », lance, au bout du fil, le centre gaucher des Sénateurs d'Ottawa.

Brassard passe l'été dans la région de Stamford, au Connecticut. Là-bas, il a le meilleur des deux mondes. Il a loué une maison dans un secteur paisible, à proximité d'un cours d'eau. Il n'est jamais bien loin de l'action, non plus, puisqu'il n'a que 45 minutes de route à faire pour atteindre l'île de Manhattan.

Là-bas, il peut subir ses traitements de physiothérapie tout en travaillant avec un préparateur physique de renom. Le type se nomme Ben Prentiss. Martin Saint-Louis a été son premier client célèbre. Depuis, il a bossé avec Nathan Gerbe, Chris Kreider, Max Pacioretty, Jon Quick, Kevin Shattenkirk...

« Depuis environ une semaine, je dirais que je suis capable de faire à peu près tous les exercices que je veux. Mon épaule retrouve tranquillement sa mobilité », confie-t-il.

« Mardi, j'ai poussé quand même assez fort lors d'une séance d'entraînement destinée à la partie supérieure de mon corps. Je suis capable de soulever des charges de plus en plus lourdes. Mon bras bouge bien. Je dirais que je suis rétabli à environ 75 %. Je vais essayer de prendre mon temps, dans les huit prochaines semaines, pour guérir complètement », ajoute-t-il.

Brassard ne veut pas brûler d'étapes. Il s'attend à jouer un rôle très limité lors du prochain camp d'entraînement des Sénateurs. Pas question pour lui de s'imposer la pression de participer à quelques matches hors-concours.

« Je suis un peu dans le même bateau qu'Erik Karlsson. Nos blessures sont fort différentes, mais nos périodes de réhabilitation sont similaires. Je crois que nous allons patiner ensemble pour mieux nous préparer à entamer la saison. »

Contre Pittsburgh

Brassard a l'impression de naviguer sur un terrain bien connu. Il a déjà subi une opération similaire pour corriger un problème dans son autre épaule, la gauche. « À l'époque, raconte-t-il, je me sentais capable d'effectuer un retour au jeu après avoir passé trois mois sur la liste des blessés. Les médecins m'ont fait patienter un mois de plus avant de me donner le feu vert. Il est important, avec ce type de blessure, de bien prendre le temps de guérir. »

Le joueur qui a inscrit 39 points à sa première saison à Ottawa se doutait depuis longtemps que cette opération l'attendait. « J'avais déjà subi une opération mineure à l'épaule droite. Une opération par arthroscopie. Depuis, je sentais parfois que mon épaule bougeait. À certains moments, mon bras me semblait lourd. Les ligaments commençaient à s'étirer. »

Il a reçu deux sérieux avertissements durant les séries éliminatoires. Durant le deuxième match de la deuxième ronde, face aux Rangers de New York, il a senti « comme un inconfort ». L'épaule aurait cédé une fois pour toutes dans le troisième match de la finale de l'Association Est, au Centre Canadian Tire, contre les Penguins de Pittsburgh. « C'est arrivé dans un cercle de mises en jeu. À ce moment-là, j'ai senti que mon problème devait être réglé. »

Brassard devrait recommencer à patiner d'ici le début de la semaine prochaine. 

Même si la blessure l'empêche de faire certaines activités, cet été, il trouve le moyen de se distraire. Il côtoie son bon ami (et ancien coéquipier) Cam Atkinson.

Perdre un ami ou perdre un défenseur d'élite?

Les Sénateurs ont perdu un défenseur de grand talent lors du repêchage d'expansion de la LNH, le mois dernier.

Derick Brassard a perdu bien davantage. Lorsque les Golden Knights de Vegas ont sélectionné Marc Méthot. Il a perdu le privilège de jouer avec un de ses meilleurs amis.

Brassard et Méthot ont fait connaissance il y a une dizaine d'années, alors qu'ils faisaient tous les deux parties du groupe d'espoirs des Blue Jackets de Columbus.

Celui qui reste à Ottawa est déçu. Surtout quand il pense au trou qui s'est créé à la ligne bleue chez les Sénateurs.

« Nous sommes sans contredit l'équipe qui a été le plus affectée par le repêchage d'expansion. Personne d'autre n'a perdu un joueur de qualité comme Méthot. Ce n'est même pas proche. »

« En connais-tu beaucoup, toi, des défenseurs de 230 livres qui peuvent patiner aussi bien que lui dans la LNH ? »

Brassard cherche à minimiser l'importance de cette perte d'un point de vue personnel.

« Ça va être plate quand la saison va commencer. Je n'aurai plus la chance de le voir aussi souvent. Ce n'est quand même pas la première fois que ça m'arrive. En fait, ça se produit pas mal chaque année », insiste-t-il.

« Tu vois, cette année, je suis tout aussi déçu de savoir que Viktor Stalberg ne reviendra pas. Je m'entendais vraiment bien avec lui aussi. Je pense qu'il aurait pu continuer d'aider notre équipe », explique Brassard.

Stalberg a refusé une offre du directeur général des Sénateurs, Pierre Dorion. Il a préféré se tourner vers l'Europe. Il poursuivra sa carrière avec l'EV Zoug, un club suisse.

Brassard voit d'un bon oeil l'arrivée du vétéran défenseur suédois Johnny Oduya. Il croit que les Sénateurs possèdent toujours les outils nécessaires pour participer aux séries de la coupe Stanley.

« Notre noyau demeure quand même solide. Ce sera une saison plus difficile, mais je continue de croire en notre équipe », complète le joueur de 29 ans.




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