Alfredsson quitte (encore)

L'ex-capitaine des Sénateurs d'Ottawa, Daniel Alfredsson.... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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L'ex-capitaine des Sénateurs d'Ottawa, Daniel Alfredsson.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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Quatre ans plus tard, jour pour jour, Daniel Alfredsson a refait le coup.

Début juillet, en 2013, les Sénateurs d'Ottawa ont perdu le meilleur marqueur de leur histoire. Joueur autonome sans compensation, Alfie a quitté la capitale pour aller terminer sa carrière chez les Red Wings de Detroit.

Samedi, à l'ouverture de la chasse aux joueurs autonomes, l'homme de 44 ans a quitté les Sénateurs à nouveau. Il a décidé d'abandonner le poste de conseiller principal aux opérations hockey qu'il occupait depuis deux années.

Il ne s'est pas vraiment expliqué.

Dans un court communiqué, il a remercié la direction des Sénateurs pour la chance qui lui a été offerte. «Je suis en paix avec ma décision de me retirer temporairement du monde du hockey. Je vais prendre le temps d'évaluer certaines choses, avant d'identifier le prochain défi que je voudrai relever», a-t-il écrit.

Entre les lignes, on comprend que la charge de travail associée à son poste était un peu trop élevée à son goût.

«Je m'attendais un peu à ce qu'il prenne cette décision», a laissé entendre le directeur général Pierre Dorion lors d'une rencontre contre la presse, samedi après-midi.

«Quand tu fais partie d'un groupe exécutif, tu dois être prêt à investir beaucoup de temps.»

Dorion se dit convaincu que son ancien collaborateur trouvera un moyen de retomber, très rapidement, sur ses pattes.

«Notre porte sera toujours ouverte à Daniel. S'il choisit de travailler ailleurs, nous ne sommes pas trop inquiets. Un gars brillant comme lui trouvera toujours le moyen de connaître du succès.»

«Compter sur un joueur qui venait à peine de prendre sa retraite aura été un précieux atout. Il comprenait vraiment bien les joueurs d'aujourd'hui», complète Dorion, avant de reconnaître qu'Alfredsson laissera un trou qui sera difficile à combler.

Ce ne sera toutefois pas la plus grosse perte subie par les Sénateurs durant l'été 2017.

«Non. Notre plus grosse perte demeurera Marc Méthot», a-t-il insisté.

Dorion a été le premier à prononcer le nom du défenseur franco-ontarien durant cette conférence de presse. Il doit comprendre qu'après avoir perdu ces deux personnages importants, certains fans doivent être plutôt moroses en ce début d'été.

Il refuse de se laisser gagner par cette émotion.

CHABOT

«Nous avons aussi gagné certaines choses, assure-t-il. Nous avons Thomas Chabot. Avez-vous regardé le match simulé du camp d'été, l'autre jour ? Moi, j'y étais. Je donnais des high five au coach», s'est-il repris.

Visiblement, le jeune espoir québécois obtiendra toutes les chances de gagner un poste dans la LNH lorsque débutera le camp d'entraînement, dans deux mois.

«Il a tellement progressé depuis le jour où nous l'avons renvoyé chez les juniors, l'an dernier. Il est allé au Championnat mondial junior. Il est devenu le joueur par excellence des séries éliminatoires dans la LHJMQ. Guy pense comme moi. Il a même remarqué une différence dans sa façon de s'entraîner.»

«Je ne veux pas comparer deux joueurs, mais... Vous savez, si Zach Werenski a réussi à se tailler une place au sein d'une très bonne équipe à Columbus, je suis convaincu que Thomas pourra faire sa place chez nous.»

À 19 ans, l'Américain Werenski a récolté 47 points en 78 parties, l'an dernier. Ça lui a valu une place au sein de l'équipe d'étoiles des recrues de la LNH et une nomination parmi les finalistes pour le trophée Calder.




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