Année d'apprentissage pour Perron

Francis Perron se dit prêt à jouer un... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Francis Perron se dit prêt à jouer un plus gros rôle avec le club-école des Sénateurs à Belleville.

Etienne Ranger, Le Droit

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Habitué à remplir les filets dans la LHJMQ, Francis Perron s'est rendu compte lors de la dernière saison que la marche est haute entre le junior et les rangs professionnels.

L'attaquant québécois qui avait marqué 41 buts et récolté 108 points pour les Huskies de Rouyn-Noranda en 2015-2016, avant d'ajouter 12 buts et 33 points en séries pour mériter le trophée Guy-Lafleur de joueur le plus utile dans le cadre d'une conquête de la coupe du Président s'est contenté de six petits buts à sa première campagne avec les Senators de Binghamton.

Il a ajouté 20 passes pour un total de 26 points, des statistiques qui sont presque identiques à celles produites par un autre ancien franc-tireur de la LHJMQ qui marque maintenant régulièrement avec les Sénateurs, Mike Hoffman. En 2010-2011, ce dernier avait amassé 7 buts et 25 points à sa saison recrue dans la Ligue américaine de hockey.

« Ce n'est pas évident de faire le saut du junior à professionnel, c'est une adaptation, une progression. En regardant ça à la fin de l'année, je suis quand même assez fier de ce que j'ai accompli. Au début, avant Noël, je n'ai pas eu beaucoup de temps de glace. Après ça, quand j'ai eu ma chance, je l'ai prise et j'ai prouvé que je serai prêt cette année à avoir un plus gros rôle. Je retire beaucoup de positif de cette saison-là », a raconté Perron au Droit mercredi matin après une autre séance sur glace du camp de développement des Sénateurs.

L'ailier droit de 20 ans est au courant qu'il n'est pas le premier joueur vedette qui en arrache en arrivant chez les pros, lui qui n'a pas un physique imposant à 6' et seulement 165 livres.

« Je n'avais pas trop d'attentes côté chiffres, j'ai beaucoup de chums qui ont fait le saut et leur première saison n'a pas été évidente côté statistiques. Je ne voulais pas me mettre trop de pression, mais c'est certain que de temps en temps, quand tu as toujours produit et que ça fait une quinzaine de parties que tu n'as pas compté, ça te trotte dans la tête. Ce n'est pas évident, mais il y a plusieurs gars qui m'ont aidé à passer à travers et à devenir un pro », estime-t-il en parlant des vétérans Phil Varone et Mike Blunden, entre autres. 

Perron travaille cet été avec l'entraîneur personnel d'Alexandre Burrows à Boisbriand, Stéphane Dubé, pour ajouter une dizaine de livres à sa charpente.

Concernant la comparaison avec Hoffman, le Québécois de 21 ans, un choix de septième ronde en 2014, est conscient des ressemblances. « On n'est pas nécessairement le même joueur, mais c'est certain qu'on est tous deux des gars offensifs. Mike a passé quatre ans dans la Ligue américaine et personnellement, si je continue à bien faire les choses, je ne passerai certainement pas quatre ans "en bas". Je regarde un gars comme Mark Stone, un choix de sixième ronde qui a passé deux ans dans la Ligue américaine et qui a produit dès qu'il a fait le saut, ce serait le fun de suivre les traces d'un gars comme lui ». affirme-t-il avec confiance.

Son entraîneur à Binghamton, et à Belleville la saison prochaine, Kurt Kleindendorst estime qu'il a bien fait la transition à sa première campagne. « Une chose avec lui est qu'il est déjà un vrai pro. Comme tous les joueurs, il a des choses qu'il fait très bien et comme bien d'autres jeunes, il a des choses à améliorer. Mais il a une excellente attitude et une bonne approche, donc pour moi, ce n'est plus qu'une question de temps avec lui, il doit juste devenir plus fort et plus gros, ce qui va lui donner confiance pour aller gagner des batailles », a confié Kleinendorst.

Brown se sent prêt à faire le saut

Remporter la coupe Memorial s'est avéré une belle cerise sur un sundae un peu raté pour Logan Brown la saison dernière.

Le premier choix des Sénateurs au repêchage de 2016 a manqué la moitié des parties du calendrier régulier de son équipe, les Spitfires de Windsor, en raison de blessures à un poignet et un pouce, ce qui lui a probablement aussi coûté une chance de prendre part au Championnat mondial de hockey junior avec l'équipe américaine.

Logan Brown des Sénateurs d'Ottawa... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 3.0

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Logan Brown des Sénateurs d'Ottawa

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Le fils de Jeff Brown, l'ancien des Nordiques et ancien entraîneur-chef des 67's d'Ottawa, ne pense pas que les obstacles rencontrés en 2016-2017 ont affecté son développement au point où il ne pourrait pas aspirer à faire le saut dans la LNH dès la saison prochaine, même s'il n'aura que 19 ans.

« Ça a été une saison frustrante avec les blessures et c'était comme une nouvelle saison qui commençait avec la coupe Memorial. Je pense que j'ai commencé à retrouver mon jeu lors du tournoi et j'espère que ça va continuer cet été et jusqu'en septembre. Au moins, avec ces blessures, je pouvais patiner et j'ai pu me mettre en meilleure forme. Il me reste encore à retrouver toutes mes habiletés avec la rondelle, c'est bon d'avoir un camp comme ça où on travaille sur nos mains pas mal », a-t-il raconté mercredi après la deuxième journée du camp de conditionnement des Sénateurs au Sensplex de Kanata.

Brown a présenté des statistiques respectables lors des 35 parties qu'il a disputées, récoltant 14 buts et 26 passes pour 40 points. Limité à quatre passes en sept parties lors de l'élimination des siens au premier tour par London, il est revenu à la charge avec un but et quatre passes en quatre matches au tournoi de la coupe Memorial, incluant deux mentions d'assistance lors de la grande finale remportée 4-3 contre les Otters d'Erie.

« L'objectif ne change pas malgré tout ce qui est arrivé cette saison, c'est d'accéder à la LNH le plus rapidement possible », a souligné le centre de 6' 6'' et 215 livres, qui s'entraîne à St. Louis cet été - où sa famille est retournée - avec les Chris Wideman et Tommy Wingels, des Sénateurs.

« Les blessures ne l'ont pas aidé, on l'a appuyé à travers tout ça et la déception de rater le Championnat mondial junior. Les séries n'ont pas bien été pour son club, mais ils ont rebondi pour gagner la coupe Memorial. Nous sommes contents de sa progression. On s'attend à ce qu'il pousse pour un poste la saison prochaine, il se sent prêt à jouer dans la LNH... L'absence possible de Derick Brassard en début de saison lui permet de voir une ouverture, pour au moins neuf parties peut-être », a commenté le d.g. adjoint Randy Lee.




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