Les cinq meilleurs moments des séries 2017

Les Sénateurs d'Ottawa ont vu une épopée de... (Étienne Ranger, Le Droit)

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Les Sénateurs d'Ottawa ont vu une épopée de 19 parties de séries éliminatoires prendre fin tard jeudi soir quand Chris Kunitz a marqué en deuxième période de prolongation.

Étienne Ranger, Le Droit

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Les Sénateurs d'Ottawa ont vu une épopée de 19 parties de séries éliminatoires prendre fin tard jeudi soir quand Chris Kunitz a marqué en deuxième période de prolongation.

Au fil de leurs victoires en six parties contre les Bruins de Boston et les Rangers de New York lors des deux premiers tours, et de leur défaite en sept matches aux mains des Penguins de Pittsburgh, il y a eu plusieurs moments mémorables. En voici cinq, en ordre d'importance pour en arriver à être à un petit but près d'une deuxième participation à la finale de la coupe Stanley.

1- Pageau, Pageau, Pageau, Pageau

Match numéro deux de la série contre les Rangers, le 29 avril au Centre Canadian Tire. Le Gatinois Jean-Gabriel Pageau ajoute à sa légende avec un match de quatre buts, incluant le but gagnant à 2:54 de la deuxième période de prolongation aux dépens du gardien des Rangers Henrik Lundqvist. Ses deuxième et troisième buts avaient permis de combler un déficit de deux buts pendant les cinq dernières minutes de jeu en troisième période. « Nous avons été la meilleure équipe lors de trois victoires et pour la quatrième, nous avions Pageau », dira le capitaine Erik Karlsson à la fin de la série, égale 1-1 grâce à ce gain improbable. « C'est un but de plus (que contre Montréal en 2013). Je ne sais pas si c'est vraiment plus gros. Ce sont tous des moments spéciaux dont je vais me souvenir toute ma vie », a dit Pageau après coup.

2-LA passe de Karlsson

Troisième match de la série contre les Bruins, le 17 avril au TD Garden. Erik Karlsson réussit probablement le jeu le plus spectaculaire des séries 2017 dans la LNH, une passe soulevée à partir du fond de sa zone à un Mike Hoffman posté à la ligne bleue adverse pour une échappée couronnée par une feinte spectaculaire « à la Peter Forsberg ». Dans les airs, la rondelle passe notamment par dessus le défenseur format géant des Bruins, Zdeno Chara. « J'ai sorti un lapin de ma poche arrière et ça a fonctionné », dira Karlsson après le gain de 4-3 des siens en prolongation, sur un but de Bobby Ryan. Hoffman a qualifié LA passe comme ayant été « incroyable ».

3 - Le but égalisateur de Derick Brassard

Match numéro cinq contre les Rangers, le 6 mai au Centre Canadian Tire. Derick Brassard fait honneur au surnom de « Big Game Brass » qui lui avait été donné à New York en comptant à 1:28 minute de la fin du temps réglementaire, frappant un retour au vol pour ensuite la voir dévier sur deux défenseurs des Rangers et franchir tout juste la ligne des buts. « J'ai été chanceux, j'ai frappé la balle... la rondelle dans les airs et ça a dévié sur leurs deux défenseurs. On va le prendre, ça, c'est sur. On a montré du caractère », dira l'autre Gatinois des Sénateurs après le gain de 5-4 en prolongation des siens, grâce à un but de Kyle Turris.

4- Clarke MacArthur élimine les Bruins

Sixième match contre les Bruins, le 23 avril au TD Garden. Clarke MacArthur avait marqué un but important, son premier depuis son retour au jeu après avoir raté presque toute la saison en raison d'une quatrième commotion cérébrale en 18 mois, lors du deuxième match de cette série, mais il en réussit un encore plus important en prolongation de cette rencontre. Profitant d'une passe de Bobby Ryan, encore lui, il déjoue Tuukka Rask à xx de la prolongation et élimine les Bruins, qui cherchaient à forcer la tenue d'un septième match à Ottawa. « J'ai été chanceux d'être à la bonne place au bon moment. Quand tu as une chance comme ça, tu ne peux pas la manquer... J'ai manqué presque deux ans et en revenant (de ses commotions cérébrales), je trouvais que je n'étais pas toujours au bon endroit. Mais ça s'en vient », a-t-il dit après coup.

5-Quatre buts au premier tiers contre les Penguins

Troisième match de la finale de l'Est contre les Penguins, le 17 mai au CCT. Après avoir partagé les honneurs des deux premiers matches à Pittsburgh, les Sénateurs explosent pour quatre buts en première période, ceux de Mike Hoffman, Marc Méthot, Derick Brassard et Zack Smith, pour chasser Marc-André Fleury du match et de la série. Ça sera peut-être un couteau à deux tranchants finalement puisque Matt Murray s'amène en relève et il remporte les trois victoires manquantes aux Penguins pour éliminer la troupe de Guy Boucher.

Citations recueillies à la fin de la série contre les Penguins

«Nous avons perdu contre la meilleure équipe de la ligue, ils ont joué un peu mieux pour un peu plus longtemps que nous. C'est très décevant de perdre ce match, d'être si près et en même temps si loin. C'est une expérience dont il faudra apprendre, y réfléchir cet été et revenir l'an prochain en sachant un peu plus ce que ça prend pour atteindre notre objectif.» - Erik Karlsson

« Nous avons le caractère et les habiletés pour nous rendre où on veut aller. Nous avons juste besoin d'un petit peu plus. Nous avons appris beaucoup au cours de ces séries, on sait maintenant un peu plus ce que ça prend. Nous avons un groupe de jeunes joueurs qui n'avaient jamais vécu ça auparavant. Ça va être une excellente expérience pour nous pour le futur. Ce n'est pas plaisant maintenant, mais il faut le prendre de la bonne façon. On sait ce que ça prend pour aller un peu plus loin en séries. » - Erik Karlsson

« Présentement, c'est difficile à digérer. Nous avons tout donné. Il faut leur donner crédit (aux Penguins), on leur a lancé tout ce qu'on pouvait pour les arrêter... Andy (Craig Anderson) a été une inspiration pour nous, toute l'année. Il a été si bon, à travers tout ce qu'il a vécu avec sa famille. On ne serait pas ici sans lui, mais ça a aussi pris tout le monde dans notre chambre. Ceux qui jouaient, ceux qui ne jouaient pas. Ce groupe était spécial et je ne l'oublierai jamais. » - Dion Phaneuf

« Nous avons été dans tous les matches, sauf le cinquième (le revers de 7-0) contre les champions en titre de la coupe Stanley. On a mérité de se rendre jusque là. C'est dommage qu'ils aient été meilleurs par un lancer. Quand on va avoir digéré cette défaite, on va penser à l'an prochain. Ça va faire mal pour encore un bout de temps cependant. Je ne peux parler que pour moi, je n'ai jamais eu autant de plaisir que lors des quatre ou cinq dernières semaines. Ça a été incroyable. On veut certes revenir au même endroit et avoir une conversation différente à la fin. » - Bobby Ryan




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