Crosby prêt à tout pour la victoire

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Pour passer en finale de la Coupe Stanley, les Sénateurs devront battre Matt Murray et Sidney Crosby.

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À la veille du match qui décidera du vainqueur du trophée Prince de Galles, l'entraîneur-chef des Penguins n'est pas nerveux.

Il dirige le meilleur joueur de hockey sur la planète.

Durant son point de presse de mercredi matin, un reporter de Pittsburgh a demandé à Mike Sullivan de parler de Sidney Crosby. 

Il voulait savoir, plus précisément, si Crosby n'est pas le premier joueur sur qui on veut compter dans des moments comme ceux-là?

« Je pense que oui. Nous avons plusieurs joueurs de caractère. Sid, en particulier, a prouvé tout ce qu'il pouvait prouver en jouant dans les situations où la pression est à son maximum. Il a gagné dans la LNH. Il a gagné aux Jeux olympiques. Il a gagné à la Coupe du monde. Il peut s'appuyer sur ce vaste bagage d'expérience pour nous aider aujourd'hui. »

Crosby n'a pourtant pas été à son meilleur durant cette finale de l'Association Est. Il a connu deux bons matches sur six.

Sullivan croit que tout cela ne veut rien dire. On peut oublier tout ce qui s'est passé jusqu'à présent. Il sera à son mieux lorsque débutera le match sans lendemain.

« La principale qualité de Sid, c'est son côté compétiteur. Il veut gagner, vous n'avez pas idée. Il est prêt à tout pour la victoire. Il ne fait aucun doute, dans mon esprit, qu'il nous montrera une fois de plus le chemin à prendre. »

Les Sénateurs, mercredi, semblaient aussi bien décidés à faire tout en leur possible pour embêter le numéro 87.

Une vidéo de Hockey Night in Canada a fait beaucoup de millage dans les réseaux sociaux. On peut y voir Marc Méthot asséner un tout petit coup de bâton à l'abdomen du centre étoile.

Deux secondes plus tard, assis au banc des Sénateurs, Mike Hoffman asperge Crosby d'eau.

« Je considère que Sid a très bien composé avec cette situation. Rien de cela n'est nouveau pour lui. La plupart des équipes que nous affrontons s'en prennent à lui. Ils essaient par tous les moyens de le déconcentrer. À Ottawa, il a su conserver sa concentration. »

Sullivan n'est pas d'accord avec ceux qui pensent que le capitaine a disputé un autre match plus difficile.

« Il a travaillé très, très fort. Il a obtenu sa large part de chances de marquer de première qualité. La rondelle n'a simplement pas voulu entrer. D'habitude, quand il obtient autant d'opportunités, il produit. »

Murray zen

Sullivan mise sur le meilleur joueur au monde. Il a également le luxe de compter sur un gardien de but qui a déjà remporté la coupe Stanley.

Les Sénateurs ont enfin réussi à battre Matt Murray, mercredi. Il a fallu une supériorité numérique à cinq contre trois pour que Bobby Ryan ouvre la marque. Il a fallu un tir quasi parfait pour que Mike Hoffman inscrive le but de la victoire.

Le jeune homme n'est pas trop nerveux.

En fait, si ça se trouve, il était sans doute plus nerveux lorsqu'a débuté le match numéro sept de la deuxième ronde. Il était alors coincé dans un rôle de réserviste. Marc-André Fleury était dans le feu de l'action.

« Sans blague, c'était plus stressant, avoue-t-il. Quand tu regardes un match, tu te sens parfois envahi par un fort sentiment d'impuissance. Et, pour tout vous dire, je me sentais encore plus nerveux quand j'étais blessé. Je devais alors regarder les matches de très loin, dans les gradins, en tenue de ville. »

Murray a l'expérience des matches numéro sept. Faut-il rappeler que les Penguins ont gagné un septième match contre le Lightning de Tampa Bay, l'an dernier, pour accéder à la grande finale de la Coupe Stanley ?

« Jouer un match numéro sept, c'est amusant. À mon sens, plus l'enjeu est élevé, plus on a du plaisir. Il est agréable de se perdre dans le moment pour faire le travail. »

Rust, l'homme des grandes occasions

À Pittsburgh, le leader se nomme Sidney Crosby. L'homme des grandes occasions se nomme Bryan Rust.

Parce qu'il a marqué plusieurs gros buts dans des matches numéro sept, le jeune ailier s'est vite fait un nom chez les Penguins. Il a marqué deux gros buts contre le Lightning de Tampa Bay, l'an dernier, pour propulser les Penguins en finale.

Cette année, en deuxième ronde, il a encore une fois joué les héros dans le match décisif contre les Capitals de Washington.

«On n'oublie pas ces matches-là. On conserve surtout de bons souvenirs des matches décisifs qu'on gagne», a-t-il déclaré, mercredi.

Rust se souvient particulièrement du match décisif contre Tampa. «Ça m'a procuré des sensations que je ne pourrai jamais expliquer. J'aimerais tellement pouvoir faire la même chose une fois de plus cette année. Si je n'y parviens pas, quelqu'un d'autre, au sein de notre vestiaire, saura sans doute le faire à ma place.» Mike Sullivan n'oserait pas parier sur l'identité du joueur qui marquera le gros but pour son équipe face à Ottawa. Il ne serait pas trop surpris, cependant, de voir Rust répondre à l'appel à nouveau.

«Nous aborderons cette journée en nous disant qu'il connaîtra un autre fort match pour nous, dit l'entraîneur. Je ne sais pas trop s'il marquera d'autres buts. Je n'ai aucun contrôle là-dessus. Rusty contrôlera comme toujours son effort, son attitude et sa détermination. Un joueur qui contrôle ces trois facteurs se place toujours en position de connaître du succès.»

Les Penguins pourraient recevoir un coup de pouce pour cette rencontre ultime. Mike Sullivan a laissé entendre, mercredi, qu'il serait «raisonnable» de penser que le défenseur Justin Schultz pourrait effectuer un retour au jeu. L'attaquant suédois Patric Hornqvist serait aussi considéré.




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