Les Penguins remettent le compteur à zéro

Craig Anderson a montré des failles dans son... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Craig Anderson a montré des failles dans son armure vendredi soir.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Il y a 10 ans vendredi, Daniel Alfredsson avait compté le but victorieux en prolongation pour envoyer les Sénateurs d'Ottawa en finale de la coupe Stanley.

L'édition 2016-2017 a encore beaucoup de travail à faire pour répéter cet exploit alors que les Penguins de Pittsburgh ont montré qu'ils n'étaient pas prêts à arrêter leur marche vers un deuxième titre consécutif. Ils ont fait oublier leur revers de 5-1 mercredi avec un gain de 3-2 devant 19145 amateurs au Centre Canadian Tire.

Les deux équipes sont maintenant à égalité 2-2 dans cette finale de l'Est qui s'en retourne à Pittsburgh dimanche après-midi, et qui est assurée de revenir dans la capitale mardi prochain.

Sidney Crosby a dirigé l'attaque des Penguins avec un but en avantage numérique et une passe. Il a préparé le but d'Olli Maatta qui ouvrait le pointage avec 46 secondes à jouer en première période, le défenseur finlandais déjouant le gardien Craig Anderson d'un mauvais angle et du côté rapproché. Un très mauvais but qui a placé son club sur les talons, et les visiteurs ont accentué leur avance en deuxième avec les filets de Crosby et Brian DuMoulin, dont le tir a dévié sur le patin de Dion Phaneuf.

« Ils ont été la meilleure équipe au cours des deux premières périodes. Nous n'étions pas capables de manier la rondelle et de faire des passes, a analysé l'entraîneur-chef Guy Boucher après coup. On a bien essayé de revenir, on le fait toujours. En fin de compte, le but gagnant est compté avec un tir qui dévie sur un de nos patins et on frappe un poteau à la fin. »

Clarke MacArthur a redonné un peu d'espoir aux partisans locaux quand il a converti la superbe passe en se retournant de Bobby Ryan, qui récoltait son 14e point des séries en le repérant avec la porte d'en arrière toute grande ouverte. Tom Pyatt a réduit l'écart à un but à 4:59 minutes de la fin quand le tir de la pointe d'Erik Karlsson dévié du bâton par Mike Hoffman a ricoché sur son patin et entre les jambières du gardien des Penguins Matt Murray.

« Je pense qu'ils avaient beaucoup de jump en début de match, comme on s'y attendait. Nous étions peut-être un peu à plat, on n'a pas bien exécuté. Une victoire ce soir nous aurait placé dans une bonne position, mais là, ça va être une longue série, comme on s'y attendait. »

Murray a été solide face aux 25 tirs de la formation locale alors que son entraîneur Mike Sullivan a gagné son pari de l'envoyer dans la mêlée de préférence à Marc-André Fleury, qui avait mérité les neuf premières victoires des Penguins en séries ce printemps.

L'attaque à cinq des Sénateurs, moribonde depuis deux semaines, n'a vraiment pas aidé leur cause alors qu'elle a été muselée en quatre chances, ce qui fait qu'elle n'a pas compté à ses 25 dernières occasions de se déployer. Leur dernier jeu de puissance avec le gardien retiré et 35 secondes à faire a généré quelques chances, mais Murray a été solide et Kyle Turris a frappé l'extérieur du poteau.

« C'est frustrant, c'est un endroit où j'aime prendre des tirs et j'ai atteint l'extérieur du poteau. Ça fait une couple de fois que ça m'arrive pendant ces séries, ça va finir par rentrer, a dit Turris. Tout le monde est frustré par notre jeu de puissance, on ne capitalise pas dessus. J'ai raté quelques passes plus tôt dans le match. On n'a pas généré de momentum du tout. »

Le capitaine Erik Karlsson était tout aussi frustré par l'attaque à cinq : « On s'est mis en marche juste trop tard. Le jeu de puissance est un peu frustrant, ils font du bon travail pour contrer nos entrées de zone, on n'obtient pas les chances qu'on veut. Je n'ai pas de doute que ça va venir plus la série avance », a-t-il indiqué.

Les Penguins, qui ont une fiche de 12-2 après une défaite depuis l'an dernier en séries, ont terminé le match avec seulement cinq défenseurs, Chad Ruthwedel ayant dû déclarer forfait en fin de première période lorsque frappé à la tête par Ryan.

Anderson s'est fait prendre à tricher

Extrêmement solide lors des trois premiers matches de la série contre les Penguins, Craig Anderson a montré des failles dans son armure lors de la défaite de 3-2 de vendredi soir au Centre Canadian Tire.

Il a particulièrement mal paru sur le but qui permettait aux visiteurs d'ouvrir le pointage, celui du défenseur Olli Maatta sur une descente à trois contre deux où il s'est fait battre du côté rapproché, ayant triché pour jouer la passe plutôt que le tir. « Je me suis fait prendre les pieds un peu à plat, a-t-il avoué. Il faut que tu donnes une chance pour chaque situation, si tu joues le tir à 100 % et qu'il fait une passe, tu as l'air fou. Si tu joues la passe à 100 % et qu'il tire, tu as l'air fou aussi. Ça arrive vite et tu essaies de lire le jeu, ma jambe droite a touché au poteau et je me suis retrouvé un peu à plat. J'ai touché à la rondelle, mais pas suffisamment. »

Le vétéran gardien des Sénateurs considérait comme des « mauvais bonds » les deux autres buts comptés par les visiteurs au deuxième tiers, celui de Sidney Crosby et évidemment le tir de Brian DuMoulin qui a dévié sur Dion Phaneuf.

« Ce n'est pas une tâche facile de revenir d'un déficit de plusieurs buts. Mais j'ai aimé notre attitude, on n'a jamais abandonné. On l'a déjà fait, mais tu ne peux pas te fier là-dessus pour gagner tout le temps. Notre niveau d'énergie à la fin était excellent, nous étions presque là, si on ne frappe pas le poteau, le résultat aurait pu être différent », a-t-il ajouté. 

Anderson a parlé du fait que son équipe n'avait pas nécessairement ses meilleures jambes et s'est retrouvé sur les talons, comme les Penguins l'avaient été en première période du match de mercredi. « On a vu lors du dernier match ce qu'on peut faire avec notre vitesse et on n'avait pas nos meilleures jambes cette fois. Est-ce qu'on en avait moins et qu'ils en avaient, je pense que c'était une combinaision des deux, ce qui leur a donné une avance de 3-0 », a noté Guy Boucher.

>>>Le sommaire du match




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