Pas si plates que ça

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Les Sénateurs, qui mettent toujours l'accent uniquement sur les 10 premières minutes de jeu d'une rencontre tel qu'exigé par l'entraîneur-chef Guy Boucher, ne s'en excuseront évidemment pas.

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Plates, les Sénateurs d'Ottawa ? Certainement pas en première période de leur match de mercredi soir, quand ils ont pris une avance de quatre buts en route vers un gain de 5-1 qui les plaçait dans le siège du conducteur dans leur finale de l'Est contre les Penguins de Pittsburgh, qu'ils mènent 2-1 à l'aube du quatrième match au Centre Canadian Tire vendredi soir.

« On a compté cinq buts et il faut espérer que ça va étouffer la théorie voulant que les Sénateurs soient ennuyeux et qu'on va passer à autre chose », a lancé le défenseur Chris Wideman, un des quatre joueurs appelés à faire face à la meute médiatique jeudi au lendemain de ce gain impressionnant.

Les critiques diront qu'après la première période, la rencontre a perdu beaucoup de son intérêt parce que les locaux avaient une avance quasi insurmontable. 

Les Sénateurs, qui mettent toujours l'accent uniquement sur les 10 premières minutes de jeu d'une rencontre tel qu'exigé par l'entraîneur-chef Guy Boucher, ne s'en excuseront évidemment pas.

Ils avaient dit qu'ils ne dévieraient pas de leur façon de jouer avant cette explosion offensive, et même si Derick Brassard avait confié qu'ils tenteraient de « donner un meilleur show » devant leurs partisans, le centre gatinois affirmait jeudi que la confiance accrue avec cette production offensive ne changerait rien au plan de match.

« On était confiant et on a fait de bons jeux, il faut avoir la même mentalité dans le fond. On ne leur a pas donné grand-chose défensivement et on a mis beaucoup de pression sur leurs défenseurs, ce qui a tourné en chances de marquer et on a capitalisé sur nos chances, a dit Brassard. Le plan de match n'était pas nécessairement de donner un meilleur show... En revenant ici, nos fans nous ont donné une bonne énergie. Sur la route, c'est dur de créer du momentum, alors que quand tu es ici à la maison, une ligne y va, ensuite l'autre ligne, etc. Ça s'enchaîne. Ça a fonctionné pour nous. »

Auteur d'un but et une passe dans ce match où il a aussi gagné 14 mises au jeu sur 16 (88 %), Brassard s'attend à ce que le gardien Marc-André Fleury, chassé après les quatre premiers buts, soit de retour devant le filet. « Il les a amenés jusqu'ici en jouant du gros hockey. Peut-être qu'avoir ébranlé sa confiance un peu, ça va être bon pour notre équipe, mais on s'attend de le voir dans les buts (vendredi) et que ce soit Fleury ou (Matt) Murray, ça ne change rien. Fleury est un compétiteur, on s'attend à ce qu'il ait une meilleure performance (vendredi) », a-t-il noté.

L'entraîneur-chef Guy Boucher, lui, se balançait pas mal de la question à savoir quel gardien sera lancé dans la mêlée par l'adversaire. « Je n'ai aucun contrôle là-dessus. Bien honnêtement, on s'en balance. On a battu (Tuukka) Rask, qui était sur une lancée, puis on a dû composer avec (Henrik) Lundqvist, qui était sur une lancée, et on vient de jouer contre Fleury, qui était sur une lancée. Que ce soit lui ou un autre gardien, on ne contrôle pas ça et ça ne change rien à notre jeu. On va continuer à faire ce qu'on a fait toute l'année, se concentrer sur nous », a-t-il souligné.

Boucher pense la même chose concernant les critiques à l'endroit de son système de jeu, mentionnant jeudi que « ça me fait rire quand les gens parlent de système, ce qui est la structure de ta maison, et ce qui est important, c'est les gens dans la maison ». Des gens qui, selon lui, sont « dans une bulle depuis le début de la saison, en termes de ce qu'on veut faire, ce qu'on veut que notre identité soit ». Après une mauvaise troisième période lors du deuxième match à Pittsburgh, il était justement heureux que son club revienne à cette identité au premier tiers du match de mercredi.

De l'espoir pour Burrows

Blessé lors d'une collision devant le filet avec Ian Cole, l'attaquant québécois Alexandre Burrows a quitté le match de mercredi en raison d'une blessure au bas du corps et l'entraîneur-chef Guy Boucher n'avait pas plus détail jeudi à son sujet que ce qu'il a donné immédiatement après le match. « J'attends encore des nouvelles. Je sais qu'hier soir après le match, ça ne semblait pas aussi pire que ça pouvait l'être. Je vais attendre à plus tard pour obtenir quelque chose de plus spécifique. On a encore espoir qu'il pourra jouer demain », a-t-il indiqué, louant Burrows pour le travail en échec avant qui a mené au but de Mike Hoffman pour ouvrir le pointage à la première minute de jeu. « Il a été instrumental dans nos succès depuis qu'il est arrivé (de Vancouver), autant par ce qu'il fait sur la glace que sur le banc et hors glace », a-t-il ajouté plus tard. S'il ne peut revêtir son uniforme, il faut s'attendre à ce que Tommy Wingels, laissé de côté mercredi avec le retour au jeu de Viktor Stalberg, le remplace.




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