Anderson va oublier

Craig Anderson ne laissera pas sa confiance baisser... (Archives, Associated Press)

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Craig Anderson ne laissera pas sa confiance baisser en raison de l'erreur qui a coûté la victoire à son équipe lundi soir.

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(Pittsburgh) Une douzaine d'heures plus tard, Craig Anderson s'en voulait encore pour le but de Phil Kessel qui a donné la victoire aux Penguins.

Le gardien des Sénateurs a vu le tir du franc tireur de Pittsburgh passer tout juste à côté de sa jambière alors que la lame de son patin gauche est restée prise dans la glace, un coup du sort qui a donné un gain de 1-0 au club local.

« Je suis allé en papillon, puis (Jean-Gabriel) Pageau a bloqué le tir initial. Puis quand j'ai voulu me réajuster et retourner en papillon, ma lame gauche est restée prise la patinoire et je n'ai pas pu me lancer à ma gauche... Je l'aurais arrêté, ce lancer. Je l'avais. C'est juste frustrant, vous savez. Comme j'ai dit après le match, un avant perd l'équilibre et tombe, rien n'arrive d'habitude. C'est une malchance que ça me soit arrivé là », a-t-il raconté mardi matin.

Alors que ce tir a été le seul des 29 des Penguins à le déjouer, après une performance de 27 arrêts lors du premier match, Anderson n'entendait pas laisser sa confiance baisser en raison de cette erreur bien involontaire.

« Pour moi, ce n'est que de la malchance. Je pense qu'il y a beaucoup de choses positives présentement dans mon jeu. Et en plus, gagne ou perd, j'ai habituellement une très mauvaise mémoire, comme la plupart d'entre vous le savent », a-t-il rappelé.

Depuis le sixième match de la série contre les Rangers, Anderson est à son meilleur, toujours bien placé pour les tirs originaux et en contrôle de la plupart des retours. Il n'a pas eu besoin de faire trop d'arrêts spectaculaires justement parce qu'il est toujours bien placé, anticipant le jeu.

« Il a été vraiment, vraiment bon lors de ces deux derniers matches, a souligné l'attaquant Mike Hoffman. C'est malheureux qu'on n'ait pas pu compter une couple de buts de plus pour lui. Andy a été solide toute l'année. Il est une grosse raison de notre présence ici aujourd'hui. »

« Donner deux buts en deux matches à Pittsburgh chez eux, c'est difficile de demander mieux que ça. Anderson va très bien. C'est une bataille de tranchées qui, on l'espère, va durer longtemps. Ça va être une longue série pour qu'on puisse se donner une chance. On sait qu'on n'est pas favoris contre les champions de la coupe Stanley. Là, ce qu'on a vu, c'est qu'on est capable d'être sur la glace avec eux », notait l'entraîneur-chef Guy Boucher.

Anderson s'attend à ce que les prochains matches soient comme les deux premiers, serrés et à bas pointage.

« Ça convient bien à notre système et notre façon de jouer. Nous avons joué des parties serrées toute l'année, donc je pense que c'est à notre avantage de continuer à jouer de cette façon », a dit Anderson.

Les Sénateurs ont maintenant une fiche de 8-3 au cours des présentes séries lors de parties qui se décident par la marge d'un but, leur autre victoire étant la dernière contre New York par un pointage de 4-2 avec un but dans un filet désert.

Dernière note concernant le gardien des Sénateurs, il n'a pas trouvé que les Penguins ont nui à son travail en créant de la circulation devant lui plus souvent lors du deuxième match que lors du premier. « Il y avait un peu de circulation, je n'ai pas remarqué une grande différence cependant... En général, j'ai trouvé que nous avons bien joué défensivement contre eux. Ils ont passé du temps dans notre zone en deuxième période, mais notre couverture était bonne, on les a gardés vers l'extérieur », estimait-il.

Anderson a vu un de ses joueurs, Alexandre Burrows, lui rentrer dedans assez solidement en troisième période, mais il s'en est tiré sans coup férir. « Il revenait avec ardeur pour empêcher (Sidney) Crosby d'avoir une chance. J'étais correct, il (Burrows) est assez léger », a blagué Anderson en faisant un clin d'oeil.

Les Sénateurs en bref

De l'animosité

Avec les percutantes mises en échec de Dion Phaneuf lundi, et les 50 distribuées par les Penguins (10 par l'attaquant Scott Wilson, incluant quatre sur la même présence), en plus d'une altercation de fin de partie entre Kyle Turris et Chris Kunitz qui s'est porté à la défense d'Evgeny Malkin, cette série commence à montrer pas mal plus d'animosité qu'il y en avait dans les rondes précédentes contre Boston et New York.

« Je ne suis pas d'accord, a dit Guy Boucher. Il y en a eu beaucoup contre les Rangers, contre Boston aussi avant. C'est juste l'émotion normale des séries. Chaque match, ça augmente de plus en plus. C'est comme ça. C'est un sport d'émotions avec des gars qui se battent avec tout ce qu'ils ont et beaucoup de fierté, et il va juste y en avoir de plus en plus. C'est la nature du jeu. »

Crosby menotté

Les Sénateurs ont tenu Sidney Crosby à l'écart de la feuille de pointage pour un deuxième match de suite, lui qui n'a été blanchi que quatre fois au cours des présentes séries.

« Oui c'est vrai, mais je ne veux pas commencer à parler de ça. C'est Sidney Crosby, il est capable de compter beaucoup de buts et amasser beaucoup de points. Il faut juste qu'on continue à bien jouer contre lui et les autres afin qu'on puisse espérer avoir le même résultat », a indiqué le défenseur Marc Méthot mardi matin.

Entre les lignes

Guy Boucher a réitéré lundi que l'attaquant Viktor Stalberg et le défenseur Mark Borowiecki pourraient revenir au jeu « à tout moment » au cours de la présente série...

Les 23 tirs obtenus par les Sénateurs lundi soir égalaient leur plus bas total des présentes séries, obtenu lors du quatrième match à New York dans un revers de 4-1. Leurs 35 tentatives de tirs (incluant ceux qui ont été bloqués ou hors cible) étaient leur plus bas total de toute la saison... Les Penguins ont une fiche de 11-2 au cours des séries des deux dernières années lors des matches suivant une défaite...

Marc-André Fleury est passé devant Henrik Lundqvist pour le plus de victoires en séries parmi les gardiens actifs avec 62. Son jeu blanc de lundi était son 10e, ce qui égale une autre marque de Lundqvist.




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