Pageau poursuit son travail de destruction

Jean-Gabriel Pageau a poursuivi sur sa lancée samedi... (Archives, Agence France-Presse)

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Jean-Gabriel Pageau a poursuivi sur sa lancée samedi contre Pittsburgh. Le centre gatinois a inscrit son 8e but des séries.

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(Pittsburgh) Jean-Gabriel Pageau a eu une bonne petite soirée de travail samedi au PPG Paints Arena. Une autre.

Le centre gatinois des Sénateurs a compté son huitième but des séries alors que son trio complété par la plupart du temps par Bobby Ryan et Mark Stone était confronté à celui d'Evgeny Malkin, et lorsqu'il a lancé Ryan sur son échappée fatidique en prolongation, c'est Sidney Crosby qui a vu le « moins » être porté à sa fiche. Il a totalisé cinq tirs au but, dont un stoppé par Marc-André Fleury en désavantage numérique qui était très dangereux en fin de premier tiers. Et il a joué plus de cinq minutes en désavantage numérique, alors que Pittsburgh a été blanchi à ses cinq jeux de puissance, dont quatre en première période.

De la routine pour le numéro 44, qui n'est nullement intimidé par les supervedettes des Penguins, il l'a montré d'entrée de jeu au début de cette finale de l'Est.

« Ce sont de gros défis. Toutes les équipes auxquelles nous avons fait face cette année (en séries) ont toujours des joueurs clés à surveiller, je prends ça comme un challenge. Je suis compétitif, je n'aime pas ça perdre, donc c'est certain que je vais tout donner chaque soir pour ne pas avoir de regrets après coup », a-t-il mentionné lors de la rencontre de presse de l'équipe à l'hôtel dimanche, où il a dû faire face à plusieurs vagues d'interviewers, comme il l'avait fait immédiatement après le match.

Pageau a été le bénéficiaire d'une superbe passe sans regarder de derrière le filet de Ryan pour ouvrir le pointage en première période, un jeu où, ce dernier l'a fait remarquer, c'est lui qui a créé l'ouverture en appliquant un échec avant serré sur le défenseur Brian DuMoulin. « Je savais qu'il irait au filet ensuite. Il a la main heureuse de ce temps-ci, alors aussi bien lui passer la rondelle. Si je rate ce jeu, je vais en entendre parler après, c'est certain », a blagué Ryan au podium samedi soir.

« Bobby est un joueur clé pour nous présentement, il porte attention aux petits détails, il finit ses mises en échec, bloque des tirs. Je suis content que ça marche pour lui (en séries)... On a joué des matches serrés toute l'année, et maintenant, on en a joué beaucoup en prolongation en séries. C'est certain qu'après la troisième période, quand ils reviennent, personne ne panique », a souligné Pageau.

Avec ses huit buts en séries et sa première passe, celui-ci donne certes des munitions à son agent alors qu'il aura besoin d'un nouveau contrat cet été, le pacte qui lui rapportait 900 000 $ (US) cette saison arrivant à échéance à la fin juin, après quoi il sera un joueur autonome avec compensation qui a droit à l'arbitrage salarial.

Quand il s'est fait demander dimanche s'il avait cela en tête, celui qui a le deuxième printemps le plus productif de l'histoire du club - après les 14 buts de Daniel Alfredsson en 2007 - n'a pas hésité.

« Non, j'essaie vraiment juste de me concentrer sur les playoffs. On a une belle histoire qui est en train de s'écrire en ce moment, une belle ambiance dans la chambre. C'est vraiment mon seul focus, tant qu'on gagne des matches, je suis encore plus content », a-t-il mentionné.

Pageau s'est hissé au deuxième rang des buteurs des présentes séries, un seul filet derrière l'attaquant recrue des Penguins, Jake Guentzel. Il ne pense pas trop à ça non plus. « Pour être honnête, je ne regarde pas les stats. Le matin en me levant, je regarde les visages souriants de mes coéquipiers après qu'on ait joué un bon match. On met toute notre concentration sur les matches qu'on a à jouer, là on va focuser seulement sur le deuxième match (de lundi) », a noté celui qui totalise 12 buts en carrière en séries, égalant Wade Redden au sixième rang de l'histoire de l'équipe.

Les Sénateurs en bref

Comme les anciens Devils

L'attaquant Clarke MacArthur a fait une comparaison entre le fameux système 1-3-1 préconisé par son entraîneur Guy Boucher et celui qu'utilisait Jacques Lemaire pendant les années 1990 avec les Devils du New Jersey, un style éteignoir qui ne laissait pas de place pour des jeux spectaculaires.

« Nous sommes bâtis pour jouer des parties serrées, on dirait. Notre fiche lors des parties qui vont en prolongation est bonne alors qu'on a des gars qui ont fait le travail à des moments importants. Quand on joue comme ça, qu'on bloque le milieu et qu'on laisse les tirs de l'extérieur, Craig (Anderson) va se charger du reste. C'est comme les Devils avec Martin Brodeur dans le temps », a-t-il imagé après le match de samedi.

Et de six

Avec leur sixième victoire en prolongation des présentes séries, les Sénateurs sont devenus la sixième équipe de l'histoire à avoir remporté six de leurs sept premiers matches des séries en jouant plus de 60 minutes, la première depuis les Mighty Ducks d'Anaheim de 2003. Ces derniers en avaient gagné sept, et ils sont les seuls avec le Canadien de 1993 (10) et les Hurricanes de la Caroline de 2002 (7) à compter plus que six gains en prolongation pour une danse du printemps.

« Pour nous, on ne voit pas une prolongation comme une période différente des autres, ça a été ça, notre secret... Ma philosophie en prolongation, c'est qu'on a été assez bons pour s'y rendre, on n'a rien à changer pour gagner notre overtime. On a du calme mentalement en surtemps », a dit Guy Boucher à ce sujet.

Entre les lignes

Cody Ceci est rentré péniblement au vestiaire tard en troisième période du match de samedi après avoir bloqué un tir, mais il a confié dimanche que tout était rentré dans l'ordre rapidement. « J'ai été atteint sur un nerf et on dirait que toute ma jambe est venue engourdie. Mais ça a passé rapidement. À ce temps-ci de l'année, tu n'as pas le choix de bloquer des lancers », a-t-il dit. C'est Marc Méthot qui a mené son club à ce chapitre avec quatre lors du premier match...

Les Sénateurs ont porté leur fiche lors des premiers matches de séries à 13-14 à vie avec le gain de samedi. Elle est de 7-19 lors des deuxièmes matches de séries, la dernière victoire étant le gain de 6-5 contre les Rangers où Jean-Gabriel Pageau a compté quatre buts.




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