Cinq minutes avec Pageau

«Le vibe est bon» chez les Sénateurs, trouve... (Patrick Woodbury, archives Le Droit)

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«Le vibe est bon» chez les Sénateurs, trouve Jean-Gabriel Pageau.

Patrick Woodbury, archives Le Droit

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Jean-Gabriel Pageau a été un des principaux héros de la série opposant les Sénateurs aux Rangers. Avant de s'envoler vers Pittsburgh pour entreprendre la finale de l'Association Est, il a répondu aux questions de notre journaliste Sylvain St-Laurent.

Question : Comment ça se passe, quand on s'appelle Jean-Gabriel Pageau à Ottawa ce printemps?

Réponse : C'est le fun ! Nous avons passé beaucoup de temps sur la route. Quand je suis ici et que j'ai la chance de me promener, je croise beaucoup de gens qui m'encouragent, qui veulent que l'équipe continue son bon travail. C'est vraiment encourageant de voir que toute la région est derrière nous, malgré tout ce qui se passe à Gatineau et ailleurs...

Q : Tout plein de gens sont surpris de te voir connaître du succès en séries. Pourtant, ce n'est pas la première fois.

R : J'ai toujours aimé ça. On joue toute l'année. C'est dur, jouer 82 matches. Quand tu arrives en séries, c'est comme un petit tournoi. Ça me rappelle un peu mon enfance. Dans les tournois, je voulais tout le temps bien faire. Quand j'arrive en séries, je donne tout. Je ne veux surtout pas avoir de regrets. Je pense que tout le monde pense comme moi ici. Nous sommes satisfaits du travail accompli, mais nous ne voulons pas nous arrêter maintenant.

Q : Physiquement et moralement, tu te sens comment?

R : Je me sens bien. Le coaching staff et nos leaders ont trouvé une bonne recette. Ils nous donnent beaucoup de journées de congé. Ça nous aide beaucoup à soigner nos petits bobos, à nous débarrasser de la fatigue. Il n'y a pas de tirs de barrage en séries. Des fois, les matches sont longs et ça joue dur. Nous avons besoin de temps pour récupérer. Vous voyez tout le bien que ça nous a fait depuis le début des séries.

Q : Comment meubles-tu tous ces temps libres?

R : Je suis juste heureux de passer du temps avec mes proches. Je m'occupe davantage de ma copine. Je vois mes chums. Durant la saison, on manque toujours de temps pour faire ces choses. Passer un peu de temps à la maison, ça fait tout le temps du bien.

Q : Les Penguins?

R : Gros challenge. On doit se préparer un peu comme nous l'avons fait avant d'affronter New York. Nous allons encore être confrontés à une équipe très rapide. Les champions de la coupe Stanley ! Nous ne pouvons pas vraiment changer notre façon de jouer. Nous ne l'avons pas fait de l'année. Les unités spéciales seront quand même très importantes. À cette période de l'année, quand nous sommes maganés, ça peut devenir crucial.

Q : Peu de gens croient en vos chances de gagner cette série. Ça vous fait quoi?

R : Peu de gens nous voyaient en séries. Peu de gens croyaient qu'on survivrait à la première ronde. Même chose pour la deuxième ronde. Je pense que nous devons créer une petite bulle autour de nous. Ce que les autres pensent, tout le négatif, il faut le laisser aller. Des gens qui nous encouragent et qui embarquent avec nous, c'est ce qu'on veut. Je regarde autour de moi, dans le vestiaire. J'ai confiance aux gars qui sont ici et je sais que tous les gars ici veulent gagner. Le feeling, en ce moment, ne pourrait pas être meilleur.

Q : C'est quoi, la différence entre une équipe qui gagne en séries et une équipe qui ne gagne pas?

R : Ceux qui gagnent sont ceux qui n'abandonnent jamais. Quand t'es jeune, on te demande constamment de jouer pendant 60 minutes. Aujourd'hui, c'est 80 minutes ou plus encore. Joue jusqu'à la dernière seconde, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Ce que nous avons fait cette année prouve que nous avons du caractère, du leadership. Notre équipe n'abandonne pas.

Q : Intéressante déclaration d'Erik Karlsson quand vous avez éliminé les Rangers. Il a dit : « Nous avons été meilleurs qu'eux pendant trois parties. Pour la quatrième, nous avons eu Pageau.»

R : (Rires). Oui, je l'ai entendu. C'est sharp quand ça vient de notre meilleur joueur. Ce n'est pas pour rien qu'il est un candidat au Norris année, après année. Je suis certain qu'il disait ça un peu en joke. En tous cas, moi, ça m'a fait rire. Dans cette partie-là, c'est lui qui relançait l'attaque et qui bloquait des tirs. C'est vraiment flatteur de sa part.

Q : Dernière question. Jusqu'où tout ça ira?

R : Nous ne voulons pas y penser. C'est un match à la fois. Toute notre concentration est présentement dirigée vers le premier match. C'est certain qu'il y a une belle histoire, ici. Le vibe est bon. Les gars veulent gagner. Il suffira de jouer notre meilleur hockey. On affronte une grosse équipe. Moi, en tous cas, je crois en nos chances.




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