Pleins feux sur Karlsson

Avec ses 13 points en 12 matches en... (Patrick Woodbury, archives Le Droit)

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Avec ses 13 points en 12 matches en séries, Erik Karlsson fait partie des favoris  pour remporter le trophée Conn-Smythe que Sidney Crosby a remporté l'a dernier.

Patrick Woodbury, archives Le Droit

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Les yeux de la planète hockey sont tournés vers Erik Karlsson ce printemps. Ce sera encore plus le cas, maintenant, puisqu'il reste quatre équipes dans la course pour mettre la main sur la coupe Stanley et qu'il devra vaincre Sidney Crosby et compagnie pour y arriver.

Il ne fallait donc pas se surprendre que le capitaine des Sénateurs d'Ottawa cause une petite commotion vendredi, lors du dernier entraînement des siens avant leur départ pour Pittsburgh. Il a quitté la patinoire après une dizaine de minutes, sans rester pour travailler avec une unité d'avantage numérique qui a fait chou blanc à ses 14 dernières occasions contre les Rangers de New York.

« J'essayais des nouveaux patins et c'était le plan de toute façon. Je change à chaque ronde des séries. C'est une petite superstition. Je ne suis pas comme Alfie », lance-t-il. Daniel Alfredsson était très capricieux envers son équipement.

Karlsson a beau avoir des problèmes avec son pied gauche, il sera à son poste samedi soir lorsque la finale de l'Est contre les Penguins va s'amorcer au PPG Paints Arena.

Ça ne l'a pas empêché de mener les Sénateurs avec ses deux buts et 11 passes pour 13 points en 12 parties. Il fait partie des favoris, à mi-chemin de parcours, pour remporter le trophée Conn-Smythe. Ce dont il se balance pas mal, en passant.

« Je n'écoute pas ce qui se dit. Je ne pense pas que c'est important, d'ailleurs. C'est juste une autre chose dont les gens qui regardent les matches peuvent parler », souligne-t-il.

Karlsson en est à sa plus profonde incursion dans les séries de la LNH. Son club a été éliminé au deuxième tour par ces mêmes Penguins, en 2013, quand il avait fait un retour expéditif de son tendon d'Achilles lacéré par un coup de patin de Matt Cooke quelques mois plus tôt.

« C'est un aréna comme un autre maintenant. Je n'y pense plus. Encore une fois, j'ai eu des dommages permanents en raison de ce qui est arrivé, mais il n'y a rien à y faire. Ce n'est pas comme si je pouvais renverser ça. Je suis passé à autre chose il y a longtemps. On a joué contre eux cette même année en séries et je ne m'en faisais plus, ça ne sera pas un problème cette fois. »

Karlsson a dit qu'il avait hâte de se frotter aux champions en titre de la coupe Stanley. « Ils ont une bonne équipe, c'est évident. Ils sont dans cette position parce qu'ils sont forts. Ils savent quoi faire pour avoir du succès. C'est à nous de faire ce qu'on doit faire pour avoir du succès et les arrêter. Ils ont des joueurs qui ont déjà gagné, pas juste une fois, mais plusieurs fois. Ça va être une expérience enrichissante si on peut gagner contre eux. Ça va être le fun, ils jouent du hockey amusant. »

Karlsson est fier de voir que « toute l'équipe a acheté » le système que Guy Boucher a implanté cette année. « On s'est tous ajustés. »

Il ne retire cependant pas de fierté particulière d'avoir contribué à mettre le dernier clou dans le cercueil des Rangers lors du sixième match en passant six des huit dernières minutes sur la glace, parlant surtout du travail de l'équipe. « C'était bien de prendre les devants et de la garder, même si on a été passifs un peu par moments, puis de finir une série comme ça... On a été meilleurs lors de trois de nos victoires, et lors de la quatrième, Pageau a compté quatre buts », a-t-il rappelé.

Ryan: des Penguins sans pression

Bobby Ryan n'a pas trop voulu parler de la possibilité d'affronter son ancien club, les Ducks d'Anaheim, en grande finale à la veille du début de la finale de l'Est. Il n'a pas été plus loquace au sujet du fait qu'il affrontera le seul joueur repêché avant lui en 2005, Sidney Crosby.

« Ça n'a pas d'importance, c'est Ottawa contre Pittsburgh », a-t-il lancé. Selon lui, il n'est pas possible de contenir complètement le 87 des Penguins.

« Il va créer des choses, c'est certain. Il est si bon que ça. Tu peux vivre avec les chances qu'il obtient, il faut surtout limiter les deuxième et troisième chances qu'il peut générer avec sa ligne... Sur papier, ils ont la meilleure équipe, mais si on peut contenir Crosby et Malkin pour forcer leurs joueurs secondaires à produire, ça peut nous donner une chance et tout ce qu'on veut, c'est une chance. Mais il n'y a pas de pression sur eux, ils jouent avec l'argent de la maison en ayant gagné la coupe Stanley l'an passé. Gagne ou perd, ils ont des bagues à la maison », a-t-il lancé.




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