Karlsson comparé à Orr et Gretzky

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Après la victoire des Sénateurs, mardi, le coloré Don Cherry a lancé des fleurs au défenseur Erik Karlsson.

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C'est l'évidence même de penser que si les séries de la coupe Stanley prenaient fin après deux rondes plutôt que quatre, Erik Karlsson serait un des principaux candidats au trophée Conn-Smythe de joueur le plus utile pendant celles-ci.

Le capitaine des Sénateurs ne cesse d'impressionner par son jeu spectaculaire d'un bout à l'autre de la patinoire, à un point tel que le coloré Don Cherry, analyste de CBC qui n'a jamais porté les joueurs européens en général - et les Suédois en particulier - en odeur de sainteté, lui a payé le compliment ultime après le gain de 4-2 de son club qui éliminait les Rangers au Madison Square Garden.

« Il est tellement bon tout le temps, il s'en vient comme Bobby Orr », a dit l'ancien entraîneur-chef des Bruins de Boston, qui considère son ancien protégé comme le meilleur joueur de tous les temps.

L'entraîneur de Karksson cette saison, Guy Boucher, a été tout aussi élogieux à son endroit dans les minutes qui ont suivi la victoire des siens mardi, à laquelle Karlsson a contribué avec le but gagnant, une passe sur le filet qui ouvrait le pointage, ainsi que trois tirs bloqués en 28:44 minutes de jeu. Il a d'ailleurs passé 6:27 des dernières 8:24 minutes de jeu sur la patinoire avec différents partenaires afin de préserver la mince avance d'un but des siens, jusqu'au but dans un filet désert de Jean-Gabriel Pageau.

« Erik a montré son leadership en se balançant de ce que les gens disent à son sujet. Il se préoccupe de l'équipe d'abord. J'ai adoré son leadership en troisième période, il était très calme. Il voulait faire les petites choses qui permettent de gagner, pas les choses extraordinaires qu'un joueur habile comme lui peut faire et tenter. C'est ce que toute l'équipe a montré », a-t-il souligné.

« Je ne peux pas l'expliquer, il est un de ces gars, comme toutes les étoiles qui deviennent des gagnants comme les Crosby et ces gars-là, qui ont non seulement les qualités techniques, mais aussi les qualités émotionnelles et physiques. Il est devenu tout un leader, il se préoccupe de tout le monde sauf de lui-même. Je suis chanceux d'être là, à ce moment-ci... Il est un cheval, l'adversaire a tenté de l'atteindre, sans succès. Il a fait ce qu'il devait faire dans les moments tendus. Il est ce qu'il est maintenant, et je suis heureux d'être là pour le voir », a ajouté l'entraîneur.

Quand quelqu'un lui a demandé s'il en exigeait trop de son joueur vedette avec toute la glace qu'il a obtenue en fin de rencontre, Boucher a rétorqué : « Je suis pas mal certain que si vous demandez à M. Sather (Glen, président des Rangers) s'il avait peur de trop pousser Wayne Gretzky et de le mettre sur la glace tout le temps, il répondrait non. Ces joueurs sont des game breakers, c'est pourquoi ils sont qui ils sont. Ils sont capables d'en prendre et de faire la différence. On a géré ses minutes toute l'année pour qu'il puisse avoir l'énergie pour faire ça maintenant. »

« Notre capitaine compte le gros but gagnant, ça prouve qu'il est un vrai leader et notre meilleur joueur soir après soir... Il est là quand on en a besoin, dans la chambre pour ramener les gars par terre, pour ne pas qu'on panique », a souligné Pageau.

Sur son but gagnant amorcé dans sa propre zone avec une montée à l'emporte-pièce avant qu'il refile à la ligne bleue adverse à Bobby Ryan, ce dernier était convaincu de retrouver Karlsson près du filet. « Il surprend peut-être des gens de l'extérieur qui ne le voient pas tous les jours, mais nous savons de quoi il est capable. Quand il m'a donné cette rondelle, je savais tout de suite qu'il trouverait un endroit pour être à découvert », a relaté Ryan.

Karlsson, lui, donnait du crédit à tout son club après la rencontre décisive. « Nous avons été le meilleur club lors de trois de nos victoires, et pour la quatrième, nous avions Pageau », a-t-il blagué en rappelant la performance de quatre buts du Gatinois.




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