Le repos est encore plus une arme

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Guy Boucher n'hésite pas à donner congé à ses joueurs pour les aider à gérer leur fatigue et l'aspect mental du jeu.

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(New York) Guy Boucher a répété toute l'année que le « repos est une arme », mais il a amené cette philosophie à un autre niveau pendant les 72 heures entre la fin du cinquième et le début du sixième match de cette série contre les Rangers.

L'entraîneur-chef des Sénateurs a donné un congé complet à ses joueurs dimanche quand ils ont pris leur vol vers la Grosse pomme, puis seulement l'entraînement de lundi au Madison Square Garden a été optionnel, une quinzaine de joueurs y prenant part.

Puis il a encore dérogé à la routine normale en annulant la pratique matinale de mardi, seuls les réservistes de l'équipe - plus le gardien partant Craig Anderson - ayant sauté sur la patinoire de l'amphithéâtre situé sur la rue Broadway. Habituellement, les réguliers ont l'option de se délier les jambes ou non, mais il semble bien que ce n'était pas le cas avant l'important match de mardi.

« On avait donné le choix à Craig entre hier et aujourd'hui. Hier, c'était une pratique optionnelle pour tout le monde, ce matin, on avait décidé qu'il n'y avait aucun patinage sauf les extras ou les gardiens de but. Pour les gardiens, c'est toujours un peu différent. Il (Anderson) a décidé qu'il aimait mieux aujourd'hui qu'hier », a expliqué Boucher quand il a tenu son point de presse quelques heures avant la rencontre.

Les défenseurs Erik Karlsson, Dion Phaneuf et même Cody Ceci, qui est plus jeune, n'ont pas patiné une seule fois avant la période d'échauffement, ce qui est assez inhabituel et laisse croire qu'ils doivent composer avec des maux de quelque sorte. Dans le cas de Karlsson, c'est bien connu puisqu'il traîne une blessure au talon gauche depuis un mois.

« À ce temps-ci de l'année, c'est vraiment une question individuelle, quel joueur se sent mieux dans sa routine à lui. Que tu pratiques quelque chose ou que tu ne pratiques rien à ce temps-ci, ça ne change absolument rien à ton match. On approche de 100 matches, les joueurs savent qui ils sont en ce moment. Ce qu'on essaie de gérer, c'est la fatigue et le côté mental. Les joueurs se sentent mieux quand ils font quoi ? C'est pour ça que certains ont patiné hier, et il y en a qui n'ont pas patiné hier ni aujourd'hui, ils veulent rentrer dans le match comme ça. Un gars comme Erik Karlsson aime mieux ne pas avoir de glace et y aller comme ça », a poursuivi Boucher.

Ce dernier a mentionné que la majorité de la préparation de son équipe s'était faite lundi, par l'entremise en grande partie de séances de visionnement de vidéos.

« On fait beaucoup de vidéo individuel, ainsi que par petits groupes et avec l'équipe. On essaie de gérer ça de façon à ce que les joueurs ne soient pas "tannés" d'en faire toujours. Côté physique, c'est quand c'est nécessaire. La Ligue nationale, c'est rendu une ligue tellement exigeante. Le hockey est probablement le sport le plus exigeant, avec le nombre de matches et le côté physique. Tu regardes le football, ils ne jouent que 18 matches (dans la LCF, 16 dans la NFL) alors qu'on en joue 82 et c'est aussi physique. Les matches sont longs, il y a beaucoup de voyagement. Alors le repos est rendu une arme », a-t-il réitéré.

Boucher ne saute pas sur la glace lui non plus, mais il ne se repose pas pour autant : « On oublie ça. Moi, ça va être sur mon lac cet été quand je serai en train de pêcher, c'est à peu près tout », a-t-il lancé en riant.

Les Sénateurs en bref

Neil de retour

L'entraîneur-chef des Sénateurs Guy Boucher a joué les cachottiers avant la rencontre, laissant entendre qu'il ne déciderait qu'après la période d'échauffement quels attaquants affronteraient les Rangers étant donné qu'il avait «une couple» d'avants amochés, qu'il n'a évidemment pas voulu identifier.

Finalement, il n'a pas apporté de changement, Chris Neil conservant sa place sur le quatrième trio aux côtés de Zack Smith et Tom Pyatt.

Tommy Wingels a revêtu l'uniforme pour l'échauffement, mais il n'a pas été lancé dans la mêlée. Neil a porté son «A» d'assistant-capitaine, comme lors du cinquième match au Centre Canadian Tire, Dion Phaneuf étant l'autre assistant d'Erik Karlson.

Ahl en finale

Thomas Chabot n'est pas le seul espoir des Sénateurs qui se retrouvent en finale de sa ligue, à un pas de participer au prochain tournoi de la coupe Memorial à Windsor.

Outre le défenseur québécois, dont les Sea Dogs de Saint-Jean disputaient le troisième match contre l'Armada de Blainville-Boisbriand mardi soir après avoir remporté les deux premiers matches, il y a aussi l'attaquant tchèque Filip Ahl qui a aidé les Pats de Regina, dirigés par l'ancien entraîneur des Sénateurs John Paddock, à se rendre en finale de la LHOuest contre les Thunderbirds de Seattle.

En 16 parties en séries, il a récolté 5 buts et 16 points, au 19e rang des compteurs de la ligue, alors que la finale était égale 1-1 avant le troisième match disputé tard mardi.

Ahl, un choix de quatrième ronde l'an dernier, a obtenu le but égalisateur et une passe sur le but gagnant en prolongation lors du deuxième match, un gain de 4-3. 

Entre les lignes

Avant le match de mardi soir, Erik Karlsson était à quatre points de rejoindre Marian Hossa et Martin Havlat au quatrième rang des compteurs de l'histoire des Sénateurs en séries, lui qui avait 30 points, dont 5 buts, en 40 parties...

Le défenseur Mark Borowiecki est toujours blessé et il ne semble pas près d'un retour au jeu...

Fredrik Claesson est demeuré dans l'alignement à la ligne bleue comme lors du dernier match, alors que Ben Harpur a été laissé de côté.




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