«Une tonne de pression» en moins

Le Gatinois Derick Brassard a marqué un but... (La Presse canadienne)

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Le Gatinois Derick Brassard a marqué un but important samedi contre ses anciens coéquipiers des Rangers de New York.

La Presse canadienne

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NEW YORK - Guy Boucher est d'avis que le but que Derick Brassard a compté pour pousser le match en prolongation samedi devrait avoir un effet libérateur pour lui.

L'entraîneur-chef des Sénateurs l'avait délégué pour remplacer le gardien Craig Anderson quand il a été retiré à la faveur d'un sixième attaquant et il a frappé une rondelle au vol qui a ensuite dévié sur quelques joueurs des Rangers avant de se retrouver derrière le gardien Henrik Lundqvist. 

Quand il s'est fait demander lundi si le centre gatinois s'était mis trop de pression sur les épaules parce qu'il affrontait son ancien club lors de cette série de deuxième ronde, sa réponse a été assez claire.

« Oui, a-t-il rétorqué. C'est lui qui peut répondre à ça. Mais personnellement, quand j'ai su qu'on allait jouer contre les Rangers, c'était certain... On parle d'un être humain, tu as beau dire qu'on va essayer d'oublier tout le temps que tu as passé avec une équipe, et ça a été très positif pour lui ici, il a encore de super bons amis ici. De te détacher émotionnellement de tout ça, c'est très difficile. Il faut gérer tes émotions et ce n'est pas facile. Depuis le début de la série, il combat ça, qu'il le dise ou qu'il ne le dise pas », a indiqué Boucher.

« Ça lui enlève une tonne de pression sur les épaules d'être allé chercher ce but-là. Il a été un joueur exceptionnel pour nous en séries, et il a été très bon dans cette série-ci, c'est juste que ça n'avait pas abouti encore. C'est sur que (son but) l'aide à se libérer, c'est certain », a-t-il ajouté.

Éclipsé par Mika Zibanejad, le joueur contre qui il a été échangé, lors des deux premières parties de la série à New York, Brassard ne demanderait évidemment pas mieux que de poursuivre sur sa lancée lors de cet autre retour au Madison Square Garden.

La performance de trois buts et deux passes de Leon Draisaitl dans le gain des Oilers d'Edmonton dimanche contre Anaheim a rappelé que le dernier joueur à avoir connu un tel match pour forcer la tenue d'un septième match dans une série était justement Brassard, lors de la finale de l'Est de 2015, à Tampa Bay, série que les Rangers ont ensuite perdue en sept parties.

Brassard vit cependant dans le présent, et non le passé, et il était un peu exaspéré qu'un groupe de journalistes de New York ne cesse de lui demander des équipes des Rangers dont il a fait partie, lundi.

« On était revenu d'un déficit de 3-2, mais c'était il y a trois ans, ça fait longtemps », a-t-il confié au Droit. En fait, la dernière fois était aussi en 2015, en deuxième ronde contre Washington, alors que les Capitals avaient échappé une avance de 3-1. « Leur équipe a des nouveaux joueurs, tu ne peux pas regarder vers le passé, tu dois regarder vers l'avant », dit-il.

Brassard préférait parler du réveil offensif de certains joueurs importants de son club, lui, mais aussi Mike Hoffman et Mark Stone, qui ont tous deux secoué les cordages aussi samedi, en plus de Kyle Turris évidemment avec le but gagnant.

« Honnêtement, ça a été un peu plus difficile pour nos joueurs offensifs de compter lors des premiers matches. Le fait que les gars aient démontré du caractère et aient fait une différence, ça donne de la confiance aux joueurs... On va espérer que ça va nous donner de la confiance pour (mardi), on était un petit peu trop ébranlé lors des deux premiers matches ici. Il faut juste avoir du fun, on s'en vient jouer un match de hockey et on va donner notre meilleur », a-t-il commenté.

Meilleur compteur de son club en première ronde avec ses huit points (il en a maintenant 10 après son but et sa passe de samedi), Brassard a réprimé un sourire quand il s'est fait demander si son club avait ébranlé la confiance du gardien Henrik Lundqvist, répondant plutôt sur un ton sérieux : « Je pense qu'il a été très bon pour leur équipe, il a été extraordinaire. On s'attend au meilleur de lui, comme au dernier match, il va donner une chance de gagner à son équipe. Les buts qu'on a comptés, il n'avait pas beaucoup de chance de les arrêter. »

Boucher mal cité

L'entraîneur-chef Guy Boucher est revenu lundi sur sa citation lancée après le premier match de la série, à l'effet que ses ouailles avaient joué avec « la peur d'être balayés » lors de leur gain de 2-1. En se faisant demander s'ils joueraient mardi avec la crainte qu'un septième match soit nécessaire, il a répondu : « On n'avait pas peur de se faire balayer, ce n'est pas ça que j'ai dit du tout. J'ai dit qu'on se fait dire qu'on va se faire balayer en quatre ou cinq matches, ce n'est pas la même chose. On n'a jamais parlé de peur. Ce que les gens attendaient n'est pas arrivé parce qu'on a bien réagi. Mais ça ne change pas la qualité de l'adversaire. On regarde le prochain match comme le premier de la série, il faut être à notre meilleur pour se donner une chance contre une équipe avec plus de 1000 matches d'expérience en séries. »

Déjà de l'ambiance

Les joueurs des Sénateurs qui ont pris part à leur entraînement optionnel de lundi ont eu un avant-goût de ce qui les attend dans les gradins du Madison Square Garden lors du sixième match alors qu'un groupe de jeunes qui effectuait une visite de l'amphithéâtre s'est mis à scander « Let's go Rangers » pendant qu'ils étaient sur la patinoire. « On les a entendus, c'est certain. Je devais être un de ces jeunes-là quand j'étais jeune et que je prenais pour le Canadien, donc je les comprends un peu », a dit l'attaquant Alexandre Burrows, qui a fait une mauvaise chute à un moment donné pendant la pratique. « J'ai mis le patin sur une rondelle en même temps que je perdais une edge, ce n'est pas une bonne combinaison. J'ai juste eu une blessure à l'ego, je ne sais pas si c'est au haut ou au bas du corps, ça », a-t-il blagué.

Entre les lignes

Les Sénateurs souhaiteraient certes pousser le match de ce soir en prolongation, eux qui ont une fiche de 4-0 contre les Rangers lors des parties qui nécessitent plus de 60 minutes de jeu. En plus des deux de la présente série, ils avaient gagné les deuxième (but gagnant de Chris Neil) et quatrième (Kyle Turris) matches de la série de 2012 entre les deux clubs... En remontant au sixième match de cette série, les Rangers ont remporté 15 des 20 derniers matches où ils faisaient face à l'élimination dans une série. Encore mieux, ils ont gagné 10 des 11 derniers matches du genre présentés au MSG... Les Sénateurs ont maintenant eu l'avance pendant 13:10 minutes dans la série, contre 179:52 pour les Rangers alors que la marque a été égale pendant 136:20.




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