Chaise musicale sur Broadway

Clarke MacArthur a évoqué un besoin de changer... (Patrick Woodbury, Le Droit)

Agrandir

Clarke MacArthur a évoqué un besoin de changer de karma après deux mauvais matches à New York. « La façon dont on a performé lors des deux dernières parties n'était pas assez bonne », ajoute-t-il.

Patrick Woodbury, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

NEW YORK - Après leurs deux cuisants revers de la semaine dernière au Madison Square Garden, les Sénateurs d'Ottawa espèrent avoir fait tourner la chance en reconfigurant le vestiaire des visiteurs dans le célèbre amphithéâtre de la rue Broadway.

Tous les joueurs ont changé de place dans la petite chambre en vue de la sixième partie de mardi soir au domicile des Rangers. Ces derniers tenteront d'éviter l'élimination dans cette demi-finale de l'Est menée 3-2 par le club de la capitale.

« On avait besoin de modifier notre karma ici. La façon dont on a performé lors des deux dernières parties n'était pas assez bonne, c'est bien évident. On ne veut rien leur enlever, ils ont bien joué et ont patiné à fond de train. On a fait du meilleur travail lors du dernier match afin de réduire l'espace nous séparant de leurs rapides patineurs, on leur a accordé quelques échappées, à peine. C'est une amélioration », a blagué l'attaquant Clarke MacArthur après l'entraînement facultatif des siens, lundi matin.

« Certains gars voulaient faire les choses différemment, mais personnellement, je pense que ce qui se passe entre les matches ou avant ceux-ci n'a pas d'impact. À l'heure du match, ça va être aux gars dans cette chambre de décider ce qui va nous arriver », a souligné le capitaine Erik Karlsson.

L'entraîneur-chef Guy Boucher a dit que ce n'est pas lui qui a commandé que de nouvelles places soient assignées à tous ses joueurs. Il avait pourtant soigneusement désigné celles-ci dans la chambre du club au Centre Canadian Tire en début de saison.

« Je n'ai pas demandé ces changements. J'imagine que ce sont les joueurs. Moi, je ne suis pas superstitieux, je préfère même aller à l'encontre des superstitions. Je n'aime pas être esclave de superstitions. Si les choses sont différentes, elles ne le sont pas parce que je l'ai demandé », a-t-il commenté avant qu'un porte-parole n'annonce un autre changement de routine assez important, soit que les réguliers ne tiendront pas de pratique matinale mardi.

Sentiment d'urgence élevé

Boucher a ajouté sur le même sujet que toute la saison, il avait demandé à ses joueurs de ne pas se fier sur le facteur chance pour remporter des matches, qu'ils devaient mériter ce qu'ils obtenaient.

Ils avaient pleinement mérité leurs revers par des pointages identiques de 4-1 lors des troisième et quatrième matches de la série, c'est certain. Boucher s'attend à voir le même niveau de désespoir, chez les Rangers, alors qu'ils feront face à l'élimination devant leurs partisans.

« Les joueurs le savent, on l'a vu. Là, on sait que ça s'en vient, que la foule va être folle, qu'ils vont avoir de l'entrain et seront à leur meilleur. Le sentiment d'urgence va être élevé, ce qui fait qu'ils seront très difficiles à vaincre », estime-t-il.

Les Sénateurs avaient aussi pris les devants 3-2 en 2012 quand ils ont affronté les Rangers au premier tour des séries, avant de perdre le sixième match à domicile et le septième à New York.

« C'était il y a longtemps, il ne reste pas la moitié de notre club de cette année-là, même chose pour eux... Avoir une chance de se rendre en finale d'association, c'est quelque chose dont on veut profiter pleinement », a souligné l'auteur du but gagnant en prolongation du cinquième match de samedi, le centre Kyle Turris.

Est-ce que Neil jouera?

Guy Boucher n'a pas voulu dire si son alignement demeurera inchangé pour le sixième match de mardi, alors qu'il a mentionné que certains joueurs sont amochés. On ne saura donc qu'avant la partie si Chris Neil affrontera les Rangers, après qu'il n'ait été utilisé que 2:26 minutes lors du gain de 5-4 en prolongation samedi.

« Sur la route ou à la maison, ça ne change rien, on s'ajuste à qui joue pour eux et on décide qui peut nous donner la meilleure chance de gagner », a-t-il dit. Le vétéran dur à cuire ne demanderait évidemment pas mieux que de jouer à nouveau son rôle de protecteur de ses coéquipiers contre son homologue Tanner Glass.

« Il a évidemment fait du bon travail pour eux, il a fait la différence, en particulier sur leur propre glace. Moi, je n'avais pas aimé ce qu'il a fait à Kyle (Turris, lors du quatrième match). Être dans ses souliers, j'aurais probablement fait a même chose. Mais ce n'est pas le Tanner Glass Show, on affronte les Rangers de New York. Moi, je voulais juste lui laisser savoir que son fun était terminé », a lancé Neil lundi matin après l'entraînement des siens.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer