La prolongation sourit encore aux Sénateurs

Les joueurs des Sénateurs se sont rapidement rués... (La Presse canadienne, Sean Kilpatrick)

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Les joueurs des Sénateurs se sont rapidement rués vers Kyle Turris après que ce dernier eut inscrit le but gagnant après 6:28 de jeu en prolongation. Ottawa est maintenant à un gain d'éliminer les Rangers de New York.

La Presse canadienne, Sean Kilpatrick

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(Ottawa) En revenant à la maison, les Sénateurs d'Ottawa ont retrouvé leurs moyens et leur magie de la prolongation.

Pour un troisième samedi consécutif, ils l'ont emporté passé les 60 minutes de temps réglementaire grâce au but de Kyle Turris à 6:28 de la première prolongation. Ce gain de 5-4 leur a permis de prendre les devants 3-2 dans cette demi-finale de l'Est, qui retournera à New York pour le sixième match mardi.

Turris a tenté le même jeu qui lui avait permis de compter en deuxième prolongation contre les Rangers il y a cinq ans, mais son tir a été bloqué. «J'ai ensuite été chanceux, la rondelle m'est revenue sur la gauche et j'ai cherché à lancer entre les jambières. J'ai manqué mon tir un peu, mais elle s'est quand même frayée un chemin, je vais le prendre.»

Un but de l'ancien Rangers Derick Brassard a poussé le match en prolongation à 1:26 de la fin de la troisième période alors que Craig Anderson avait été retiré à la faveur d'un sixième attaquant. Il a frappé un retour de Clarke MacArthur au vol et la rondelle a dévié avant de tout juste franchir la ligne des buts, au-delà de la mitaine de Henrik Lundqvist.

«J'étais le dernier à rentrer dans la zone et quand j'ai vu MacArthur prendre son lancer, je suis resté en retrait et j'ai été chanceux, j'ai frappé la balle... la rondelle dans les airs et ça a dévié sur leurs deux défenseurs. On va le prendre, ça, c'est sûr. On a montré du caractère.»

Brassard répliquait au but de Jimmy Vesey sur ce qui semblait avoir été un arrêt miraculeux d'Anderson sur un retour de tir. Sauf que la reprise vidéo a montré que sa mitaine était à l'intérieur du filet et que la rondelle a complètement traversé la ligne des buts.

Deux buts en 33 secondes de Mike Hoffman et Tom Pyatt sur des descentes à trois contre deux avaient lancé les Sénateurs en avant au milieu du deuxième tiers, mais Ryan McDonagh a ramené les deux clubs à la case départ à la fin de l'engagement.

Jesper Fast et Nick Holden ont compté à 66 secondes d'intervalle en début de rencontre pour lancer les Rangers en avant, mais Mark Stone a répliqué 50 secondes après le but de Holden en poussant un retour échappé par le gardien Henrik Lundqvist, qui a fait face à 37 tirs. Anderson a pour sa part été mis à l'épreuve à 33 reprises.

«On n'a pas abandonné›

«Ils nous font la vie dure, mais on n'a pas abandonné et on a trouvé un moyen de gagner. On a assez bien commencé ce match et on l'a surtout bien terminé... Moi, ça allait, j'étais correct», a souligné le capitaine Erik Karlsson, qui a récolté trois passes après avoir raté la troisième période du quatrième match à New York.

Les Sénateurs ont porté à 5-1 leur dossier en prolongation lors des séries de ce printemps. Ils avaient aussi remporté un match de fou samedi dernier alors que Jean-Gabriel Pageau avait compté quatre buts.

«On jouait une deuxième moitié de match solide, on doit mieux protéger nos avances. Ils n'ont eu qu'une chance de calibre "A" sur le retour et ils en ont profité. On retourne à New York et on va avoir 48 heures pour se regrouper en vue du prochain match», a commenté l'entraîneur des Rangers Alain Vigneault.

***

Une touche de robustesse chocolatée...

Héros de la prolongation samedi, Kyle Turris avait dû lâcher les gants en fin de partie contreTanner Glass, jeudi. Pour essayer de calmer les ardeurs du joueur des Rangers, Ottawa a fait appel au robuste Chris Neil. À son 94e match en carrière en séries, il n'a pas joué après avoir écopé d'une mineure et d'une inconduite de 10 minutes pour s'en être pris à Glass, annulant une supériorité numérique annoncée pour les siens. Il a passé seulement 2:26 minutes sur la glace en cinq présences.

«Même s'il n'a pas joué beaucoup, il a été un joueur important pour nous. Il nous a donné un boost. C'est la meilleure punition que j'ai vu quelqu'un prendre depuis longtemps», a dit Turris, qui a obtenu neuf mises en échec dans ce match. «Pour faire un gâteau au chocolat, il faut mettre du chocolat dans ton gâteau. Si tu mets de la vanille, ça ne sera pas un gâteau au chocolat... Quand tu ajoutes de la vitesse, c'est contagieux. Quand tu ajoutes de la robustesse, c'est la même chose», a déclaré l'entraîneur-chef Guy Boucher pour expliquer sa décision de faire appel à Neil. 




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