Pageau ne peut pas tout faire

Le Gatinois Jean-Gabriel Pageau a dirigé quatre tirs... (Associated Press)

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Le Gatinois Jean-Gabriel Pageau a dirigé quatre tirs vers Henrik Lundqvist jeudi.

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NEW YORK - Régulier comme une horloge suisse, Jean-Gabriel Pageau a été le meilleur attaquant de son équipe lors des deux revers à New York.

Le centre gatinois donne tout ce qu'il a dans le ventre, mais il ne peut pas toujours marquer quatre buts dans un match pour mener son club à la victoire, comme il l'a fait de façon mémorable samedi dernier dans le gain de 6-5 en double prolongation des siens contre les Rangers.

Pageau a besoin d'aide, mais plusieurs des gros canons offensifs de l'équipe sont en panne, à commencer par son ailier attitré des derniers mois, Mike Hoffman, qui n'a obtenu aucun tir au but jeudi. Mark Stone en arrache lui aussi, tandis que Kyle Turris a compté son premier de cette série alors qu'il était déjà trop tard. Derick Brassard n'a pas de point en quatre parties contre son ancien club après son explosion pour huit points en première ronde. C'est aussi plus difficile pour Bobby Ryan contre les Rangers que ce l'était contre les Bruins.

« On n'est pas sorti comme on le voulait lors des deux matches (à New York), on a accordé le premier but chaque fois. Mais on ne peut pas s'arrêter à ça. On revient à la maison, où on a joué deux parties solides. On commence un deux de trois à la maison, c'est tout », a raconté Pageau vendredi, lui qui a obtenu quatre tirs au but en plus d'en voir un de l'enclave être bloqué du bâton par Dan Girardi.

L'ancien Olympique ne pense pas que son équipe a besoin d'apporter des changements à son système de jeu, ou que certains de ses coéquipiers devraient en donner un peu plus pour l'appuyer.

« Je ne dirais pas ça. Je pense qu'on doit suivre notre plan de match. Tout le monde veut en donner plus. Personne n'est satisfait de notre effort. On veut vraiment revenir et donner tout ce qu'on a afin de s'assurer de ne pas avoir de regrets après la série... Il faut garder notre focus et faire ce qu'on fait bien, mettre beaucoup de lancers au filet avec du trafic, c'est ce qui a créé notre succès. Gagner nos batailles à un contre un aussi. Je ne suis pas inquiet, on a une équipe qui a beaucoup de caractère, c'est rare cette année qu'on a perdu trois matches d'affilée. On est capable de rebondir et on est capable de gagner », a-t-il ajouté.

Boucher apprécie

L'entraîneur-chef Guy Boucher apprécie la contribution de Pageau soir après soir. « Il a une superbe série, il a été très bon à tous les matches. Il est un des gars qui nous en donne beaucoup, pas juste dans les deux premiers matches, il a été constant (à New York). Je ne suis pas surpris, il a été comme ça toute l'année. On a eu d'autres joueurs qui ont eu plus de hauts et de bas, certains ont été blessés, d'autres malades, ce que je n'ai pas dévoilé, mais tous les clubs doivent composer avec ça en séries », a-t-il laissé entendre.

Pageau a marqué l'unique but des siens mardi et jeudi, c'est Kyle Turris qui a privé Henrik Lundqvist d'un jeu blanc en fin de rencontre, lui qui a aussi deux passes dans cette série. Pour ce dernier, il n'est pas surprenant que cette série soit égale après quatre parties. « La série contre Boston a été difficile et on savait dès le départ que cette série serait encore plus difficile. Plus tu avances, plus c'est dur. On s'y attendait et là, on s'en retourne à la maison. C'est du hockey compétitif et intense. En fin de compte, c'est ce qui rend le hockey des séries encore plus amusant... Ce qui est arrivé en fin de match, ce sont des choses qui arrivent. Ça crée plus d'excitation pour le prochain match », a indiqué Turris, qui affichait quelques ecchymoses de son combat avec Tanner Glass en fin de partie.

« Pour générer plus d'offensive, on doit passer plus de temps en zone adverse. Ça te permet de les fatiguer, c'est ce qu'ils nous ont fait. Il faudrait qu'on inverse les rôles », a-t-il ajouté.

Revirements coûteux

Guy Boucher trouvait que ses ouailles ont réussi à rentrer en zone adverse jeudi soir contre les Rangers, mais une fois rendu là, ils ont commis trop de revirements, ce qui a rendu la vie facile à Henrik Lundqvist. «Ils (les Rangers) ont fait du bon travail pour empêcher qu'on ait des descentes à deux contre un ou des échappées. Il fallait donc créer de l'attaque alors qu'il n'y a pas d'espace, c'est ça, les séries. On rentrait en zone offensive, mais après notre entrée, on a commis beaucoup trop de revirements. Quand on occupait la zone, on n'obtenait pas de deuxième ou troisième chances parce qu'on ratait le filet, aussi. Ce n'est pas compliqué, on doit améliorer ces aspects», a-t-il souligné.

Boucher le jongleur

Comme rien ne fonctionnait en attaque pour son club jeudi, Guy Boucher a essayé une multitude de nouvelles combinaisons de trios au cours de la rencontre. Bien malin celui qui pourra prédire de quoi ses lignes auront l'air pour le cinquième match, une fois qu'il aura décidé son alignement. «Pour moi, ça ne change rien. On a gagné la série contre Boston exactement de la même façon, je n'ai pas gardé beaucoup de combinaisons intactes d'un match à l'autre. C'est la même chose dans cette série-ci. J'ai changé les combinaisons lors des deux premiers matches, ça a porté fruit. Dans les deux derniers, j'ai changé aussi et ça n'a pas marché, l'adversaire a été meilleur que nous. Pour moi, quand le match commence, c'est de voir qui a un bon match ou pas et j'essaie de les jumeler pour avoir une chimie ensuite», a-t-il expliqué.




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