Un revers qui fait mal

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Mike Condon a accordé un but d'assurance à Chris Kreider en avantage numérique sur 10 lancers, après être venu en relève à Craig Anderson.

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NEW YORK - Leur grand partisan John McEnroe n'était pas dans les gradins du Madison Square Garden, mais comme un bon joueur de tennis, les Rangers de New York ont conservé leur service jeudi soir.

Les hommes d'Alain Vigneault ont dominé les Sénateurs d'Ottawa pour un deuxième match consécutif sur l'avenue Broadway, en route vers un gain de 4-1 qui leur permet d'égaler la série demi-finale de l'association Est 2-2, réduisant ce quatre de sept à un deux de trois.

Pire nouvelle encore pour les Sénateurs que ce deuxième revers de suite par le même pointage est que leur capitaine Erik Karlsson n'a pas terminé le match, déclarant forfait après le deuxième entracte. Il a semblé être entré en contact avec J.T. Miller le long de la bande en fin de deuxième période et son pied gauche, blessé en fin de saison régulière, semblait à nouveau lui causer des problèmes.

« On a juste jugé qu'il valait mieux lui donner congé en troisième, il est blessé au bas du corps, mais il devrait pouvoir jouer samedi », a dit l'entraîneur-chef Guy Boucher.

« Je ne suis pas un docteur, mais je l'ai vu après le match et il semblait marcher comme il faut », a pour sa part indiqué son partenaire à la défense, Marc Méthot.

Cette série où les deux équipes ont gagné leurs parties à domicile reviendra au Centre Canadian Tire samedi après-midi et la troupe de Guy Boucher aura de sérieux ajustements à apporter parce que sans la performance miraculeuse de quatre buts de Jean-Gabriel Pageau lors du deuxième match samedi dernier, elle ferait face à l'élimination contre une formation qui semble avoir nettement plus de profondeur.

Les gros canons des Rangers comme Rick Nash et Mats Zuccarello n'ont même pas eu besoin de contribuer à l'attaque cette fois, alors que c'est Oscar Lindberg qui a dirigé celle-ci avec un doublé, les deux filets comptés au deuxième tiers.

Le défenseur Nick Holden a ouvert le pointage au premier tiers sur une descente à trois contre deux où il s'est faufilé derrière Erik Karlsson, après un revirement en zone neutre de Mark Stone. Inséré lors du troisième match pour ajouter de la robustesse, Tanner Glass a pour sa part récolté deux passes.

De leur côté, les Sénateurs n'ont mis le gardien Henrik Lundqvist à l'épreuve qu'à 23 reprises, et bien peu de ces tirs étaient dangereux. Son meilleur arrêt a été aux dépens de Stone, qui l'a vu sortir une jambière au dernier instant possible en troisième.

Son vis-à-vis Craig Anderson, qui avait réussi des blanchissages lors de ses deux derniers matches numéro quatre d'une série (contre Boston au tour précédent et Montréal en 2015), n'a mal paru que sur le troisième but qu'il a alloué sur 20 tirs, mais Boucher l'a quand même retiré du match après deux périodes à la faveur de Mike Condon. Ce dernier a accordé un but d'assurance à Chris Kreider en avantage numérique sur 10 lancers, but où Dion Phaneuf a poussé le disque dans son propre filet.

« On voulait juste reposer Anderson, ça n'avait rien à voir avec son jeu. On va revenir avec lui à 100 % samedi », a dit Boucher.

« On doit maintenant se regrouper, on s'attendait à une série difficile et c'est ça qu'on a. Ils ont bien joué chez eux, on a bien joué lors des deux matches chez nous et c'est là qu'on s'en retourne. Dans ce match, on leur a juste trop donné de buts sur un plateau d'argent, et on a trop lancé dans leurs jambières », analysait Boucher, qui se plaignait d'un mauvais bond où Karlsson a obtenu une chance dans l'enclave, mais son bâton a explosé dans ses mains au premier tiers.

« Ils nous ont embouteillés. Maintenant il faut passer à autre chose, s'ajuster et se préparer pour la prochaine bataille, a dit Anderson. C'était correct (de le retirer en troisième). Parfois, un repos peut faire du bien, voir les choses d'une autre perspective. »

De la frustration à évacuer

Les Sénateurs ont tenté d'évacuer un peu de frustration et de préparer le terrain pour le prochain match à la fin de ce revers de 4-1 contre les Rangers.

Il reste à voir si cela sera suffisant pour leur permettre de renverser la vapeur dans cette série.

« Ce n'est pas la fin du monde, on a gagné les deux matches à la maison et perdu les deux ici. On retourne devant nos partisans, je sais qu'ils vont être prêts. Peut-être que ça va être bon pour notre club d'avoir une couple de claques dans la face pour nous réveiller un peu. On ne s'attendait pas à gagner en quatre, on a une série serrée contre un très bon club. On a encore confiance, mais ils nous ont rendu ça difficile », estimait le centre gatinois Derick Brassard.

« Quand tu perds un match comme ça et que tu joues quatre matches de suite contre le même club, des affaires comme ça (les échauffourées de fin de match) arrivent », a souligné le défenseur Marc Méthot, qui a lâché les gants sans que ça dégénère en fin de partie.

« On n'a pas bien joué ici à New York, mais nous sommes encore dans une bonne position, à égalité 2-2. Les gens peuvent penser que nous sommes frustrés, mais quand on va s'être calmés, on va se dire que la série est égale. Ce qui est arrivé à la fin est arrivé à la fin », a dit le centre Zack Smith.

Du côté des Rangers, Alain Vigneault ne sent pas que son club a pris le contrôle de cette série. 

« Tout ce qu'on a fait, c'est gagner deux parties chez nous, en capitalisant sur une couple de nos chances de compter. C'est une série difficile, on essaie de jouer de façon disciplinée, entre les sifflets. C'est ce qu'on a fait aujourd'hui et ça a été efficace, a-t-il analysé.

>>Le sommaire du match




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