Un «A+» pour la petite foule

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«Depuis que les séries ont débuté, je suis vraiment impressionné par l'atmosphère», reconnaît l'entraîneur-chef Guy Boucher.

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La direction des Sénateurs d'Ottawa, le nouveau président Tom Anselmi en tête, a gardé le silence sur les problèmes aux guichets ressentis lors du premier match de la série contre les Rangers de New York. Ces problèmes ont pourtant énormément fait jaser sur la planète hockey.

Au lendemain de leur important gain de 2-1, les joueurs et l'entraîneur-chef Guy Boucher ont donc dû discuter des quelque 2000 sièges vides au Centre Canadian Tire. Ce sujet a presque autant retenu l'attention que le but vainqueur d'Erik Karlsson, marqué d'un angle impossible.

«Les 16 ou 17 000 qui étaient là hier, je leur donne A+ pour leur effort. Ils ont bien réagi. Ils ont été bruyants tout au long de la partie, même quand c'était 1-0 pour les Rangers, a souligné l'attaquant québécois Alexandre Burrows. Quand tu embarques sur la glace, ça te donne une autre coche d'énergie on dirait. C'est spécial comme sentiment. Évidemment, si on est capable d'en avoir 1000 ou 2000 de plus samedi, ça va être intéressant et on va essayer de leur donner un bon spectacle.»

Karlsson a été assez laconique quand Le Droit lui a demandé s'il avait remarqué tous les bancs vides dans l'amphithéâtre. «Oui», a-t-il rétorqué. 

«C'est ça qui est ça, a-t-il poursuivi. Les joueurs n'ont pas de contrôle là-dessus. Je n'ai aucune idée pourquoi ce n'était pas plein. Ce n'est pas mon département. Nous avons quand même un excellent appui des gens en ville, nos partisans sont excellents. L'édifice a quand même rocké et on était heureux de ça.»

Pas de différence pour Boucher

Boucher n'a pas remarqué pendant le match qu'il y avait autant de bancs vides un peu partout dans l'amphithéâtre.

«On m'en a parlé vendredi matin. Je vais être franc, au niveau de la glace, c'était la même ambiance que d'habitude. C'était électrique. Quand il restait deux minutes et demie, on menait et je n'étais pas capable de parler à mes joueurs tellement c'était fort. Les partisans étaient actifs et derrière nous. Depuis que les séries ont débuté, je suis vraiment impressionné par l'atmosphère. Je pense que les gens apprécient ce que les joueurs ont fait et je suis convaincu que ce sera plein samedi.»

Pour le gardien Craig Anderson, que le CCT soit plein ou non ne changera rien à la tâche à accomplir.

«C'est une de ces choses que tu remarques pendant l'échauffement ou au début du match, et ensuite, ça te sort de l'esprit. En fin de compte, on se concentre sur ce qui se passe à l'intérieur des baies vitrées. Tout ce qui est en dehors de ça est bloqué. Il faut se préoccuper seulement de ce qui est important pour nous», a-t-il commenté.

Même s'il est originaire de la région et qu'il connaît bien les marchés canadiens pour avoir dirigé le Canadien de Montréal en plus d'avoir commencé sa carrière comme adjoint avec les Sénateurs il a 25 ans, Alain Vigneault n'a pas voulu avancer de théorie sur la question.

«Honnêtement, j'ai assez de m'occuper de mon équipe et de mon groupe, je vais laisser les gens d'Ottawa s'occuper de leurs affaires. Ce n'est pas à moi à faire des commentaires sur ça», a-t-il dit.

Les Sénateurs auront éprouvé des problèmes aux guichets tout au long de cette campagne, amorcée avec un match inaugural contre les Maple Leafs de Toronto qui n'avait pas affiché complet.

Quand Karlsson était gardien

Erik Karlsson a détourné un peu l'attention de son but gagnant de la veille vendredi matin en publiant une photo de lui dans l'uniforme de sa première équipe de hockey mineur, alors qu'il était gardien de but vers l'âge de 7 ans.

«Je pense que j'ai arrêté de jouer cette position deux jours après la prise de cette photo. Je pensais que l'équipement de gardien était cool. Tout le monde dans mon équipe avait essayé de jouer la position, c'était amusant quand les gars ne lançaient pas trop fort», a raconté Karlsson, dont le père Jonas a contribué à le décourager de rester à cette position en prenant de durs tirs sur lui.

«C'est une bonne affaire qu'il soit devenu un défenseur, c'est certes bon pour moi, il aurait pu menacer mon emploi », a blagué Craig Anderson, qui était au courant de la tentative du Suédois de porter les jambières. Son compatriote Henrik Lundqvist, encore déçu de lui avoir alloué le but gagnant du coin de la patinoire, n'a pas trouvé le sujet particulièrement drôle.

 «Je me concentre sur le match de demain, ce qu'il a pu faire en grandissant, je m'en balance pas mal présentement. On est des amis l'été et là, je ne veux penser qu'à mon jeu et ce que je dois faire demain», a-t-il indiqué.




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