«La pression est sur les Rangers»

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« Négligé ou pas, je vais être franc, je m'en fous pas mal. Nous autres, on a notre chemin à faire. [...] Même en première ronde, la plupart des gens disaient que Boston allait nous battre. On commence à être habitués », a affirmé l'entraîneur des Sénateurs, Guy Boucher.

La Presse canadienne

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Guy Boucher n'a pas été surpris d'entendre Alain Vigneault lancer des fleurs à son club avant le début des hostilités.

Dans Le Droit de mercredi et devant les médias new-yorkais, le vieux routier qui dirige les Rangers a déclaré que les Sénateurs d'Ottawa auraient pu lutter pour la tête de l'Association Est. Les absences prolongées de Craig Anderson et Clarke MacArthur ont changé la donne.

L'entraîneur-chef du club de la capitale est convaincu qu'en faisant cette déclaration, Vigneault avait un objectif bien précis en tête.

« Lorsque tu as toute la pression et que tu es censé gagner la coupe Stanley, tu essaies d'envoyer de la pression ailleurs. Je ne m'attends pas à autre chose que ça », a-t-il lancé, jeudi, dans un grand éclat de rire.

«Les preneurs aux livres de Vegas disent que nous sommes négligés à 10 contre 1. Tout le monde semble penser qu'ils vont nous dominer. J'imagine, donc, qu'ils ont un assez bon club. Ils ont quatre trios avec de la profondeur. Ils ont de la vitesse. Leurs défenseurs sont très bons avec leurs bâtons. Ils sortent bien de leur zone. Évidemment, leur gardien a été excellent en première ronde. C'est un club qui n'a pas beaucoup de faiblesses. Ils ressentent de l'urgence parce qu'ils parlent de gagner cette coupe Stanley depuis plusieurs années, maintenant. Ils font partie des aspirants, année après année. C'est à ça qu'on va se frotter.»

Malgré ces commentaires, Boucher ne veut quand même pas jouer la carte du club négligé des parieurs à l'aube du premier match de cette série demi-finale de l'Est qui aura lieu au Centre Canadian Tire.

« Négligé ou pas, je vais être franc, je m'en fous pas mal. Nous autres, on a notre chemin à faire. Il faut être à notre meilleur. Nous allons nous concentrer sur nos forces. Même en première ronde, la plupart des gens disaient que Boston allait nous battre. On commence à être habitués », affirme-t-il.

Boucher a indiqué que son club ne changera rien à son système de jeu qui lui a permis de connaître du succès en saison régulière de même qu'au premier tour contre les Bruins.

« On s'attend à une très bonne série, compétitive. C'est une très bonne équipe, on sait que ce ne sera pas facile. Mais si on peut jouer selon notre identité, bien jouer avec et sans la rondelle, on croit en nous. On sait que ça va être un gros test», a souligné l'attaquant Alexandre Burrows, qui affrontera son ancien entraîneur avec les Canucks de Vancouver, Alain Vigneault.

Les Rangers ont distribué 285 mises en échec en première ronde contre Montréal. Il s'agit d'un sommet dans la LNH. Bobby Ryan s'attend à recevoir plusieurs coups s'il veut continuer à foncer au filet comme il l'a fait contre les Bruins. Il a été récompensé par sa récolte de quatre buts et trois passes.

«Les deux jours de congé ont fait du bien parce que ça n'a pas été facile de batailler dans les coins et devant le but avec Zdeno Chara, qui est un gros bonhomme, a-t-il indiqué. On a trouvé un peu d'espace et de temps contre les Bruins et je doute que ce soit pareil contre les Rangers. Leurs six défenseurs sont en santé et ça va être plus serré, c'est certain. Ça devrait être une autre série avec des matches se soldant par une marge d'un but. Mais j'y arrive avec une tonne de confiance, je me sens bien quand j'ai la rondelle. »

Un bon souvenir pour Turris

Le duo de Derick Brassard et Bobby Ryan a produit la majorité de l'attaque pour les Sénateurs au premier tour, mais ils risquent d'avoir besoin d'une meilleure production de leurs autres gros canons, Kyle Turris, Mark Stone (un but, une passe chacun) et Mike Hoffman (deux buts et une passe) contre les Rangers.

«Tout le monde a contribué au premier tour. C'est ce que ça prend», a noté Turris, meilleur buteur des siens en saison, lui qui a marqué son seul but contre les Bruins lors du décisif sixième match.

Le vétéran centre arrive dans la série contre les Rangers avec le bon souvenir d'un gros but lors de leur duel de 2012. Un but en prolongation avec un beau tir dans la lucarne pour la victoire qui créait l'égalité 2-2 dans la série. Ottawa avait gagné ensuite le cinquième match, avant de perdre les deux derniers.

«Ça avait été une série amusante. L'atmosphère au Madison Square Garden est toujours fantastique, ici aussi... Je me souviendrai toujours de ce but, ce fut une belle expérience. Bobby (Ryan), Clarke (MacArthur) et Neuf (Dion Phaneuf) l'ont vécue en première ronde, tu n'oublies jamais cette sensation», a souligné Turris mercredi.




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