MacArthur veut en faire encore plus

Clarke MacArthur tente de déjouer Tuukka Rask.... (Archives, Associated Press)

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Clarke MacArthur tente de déjouer Tuukka Rask.

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En plus de marquer le but gagnant qui a expédié les Bruins en vacances, Clarke MacArthur a passé tous les tests physiques d'une série où il s'est fait brasser à l'occasion alors que son retour improbable de quatre commotions cérébrales en 18 mois se poursuit.

Maintenant que l'attaquant des Sénateurs se retrouve en deuxième ronde pour la première fois de sa carrière, il en veut plus.

«J'ai réfléchi un peu à tout ça pendant la journée de congé (de lundi). Pour moi, juste revenir était LA grosse affaire. Convaincre les médecins que j'étais assez en santé pour jouer, puis revenir et c'est toujours la même chose, tu joues quelques parties et tu en veux plus. Tout le monde est comme ça dans la vie, tu veux jouer plus souvent, être impliqué dans les situations importantes. Que tu obtiennes toutes ces choses-là ou non, tu dois penser comme ça», estime-t-il.

Conscient qu'il représente une des bonnes histoires humaines au sein de son club avec le gardien Craig Anderson et son épouse Nicholle, Clarke MacArthur souhaite que son conte de fées se poursuive contre les Rangers : «Tout ça nous ramène à la réalité un peu, on ne prend rien pour acquis et on veut s'amuser à pratiquer ce sport. Pour rendre cette histoire encore meilleure, il faut continuer à gagner et c'est ce qu'on planifie faire», a-t-il dit.

MacArthur n'a pas été frappé trop solidement lors des quatre dernières parties de la saison régulière auxquelles il a participé, mais ce fut une autre histoire contre Boston. Colin Miller, notamment, ne l'a pas ménagé, lui assenant même un coup de poing à la tête lors du sixième match. 

Et quand il a été accroché par David Pastrnak pour la punition qui lui a ultimement permis de marquer le but gagnant, MacArthur s'est saisi la tête à deux mains, ce qui a fait craindre le pire scénario pour lui l'espace d'un instant.

«Je me sentais bien, pas de problème. Je me demandais juste ce qui s'était passé. Et j'ai senti un peu de sang sur ma lèvre, j'ai essayé pour que ce soit un jeu de puissance de quatre minutes à la place», a-t-il blagué.

«J'étais fatigué à la fin de la série, mais je n'ai eu aucun problème physique jusqu'à maintenant. Je touche du bois. Avec Miller, j'ai eu de bonnes batailles. Je me souviens bien du jeu où il m'a frappé, je n'étais pas content, mais c'est une bonne chose, je pense», affirme-t-il.

L'attaquant de 31 ans a marqué deux buts dans cette série, celui du gain de 3-2 dimanche, mais aussi le premier but des siens lors du match numéro deux, aussi un but en avantage numérique. Dans son esprit, c'est ce dernier qui lui a donné la plus grosse charge d'adrénaline.

«C'était à la maison, mon premier but en plus. C'était très une sensation très cool. Ce sont évidemment deux gros buts, le second pour finir une série. Mais celui à domicile, devant nos partisans, c'est certainement le meilleur», a raconté MacArthur, qui a dit ne pas savoir où se trouvait exactement la rondelle que Bobby Ryan avait ramassée pour lui («nos gars d'équipement l'ont probablement quelque part», a-t-il dit).

MacArthur est devenu le troisième Sénateur à mettre fin à une série en comptant en prolongation, après Daniel Alfredsson contre Buffalo en 2007, et Martin Havlat contre Philadelphie en 2002. «Pas mal cool d'être aux côtés de ces deux noms», a-t-il ajouté.

Les Sénateurs en bref

Boucher salue les fans

La vidéo de l'entraîneur-chef Guy Boucher qui est descendu de son auto pour serrer la main de partisans venus saluer la victoire de son club à Boston dimanche a fait le tour des réseaux sociaux au cours des derniers jours, au grand dam de celui-ci. « Avoir su que c'était filmé, je ne suis pas certain que je serais arrêté. Je ne l'ai pas fait pour ça. J'ai juste pensé que ces gens nous attendaient, ils ont voyagé pour nous encourager. Les partisans ont été là toute l'année, j'ai juste pensé que c'était la bonne chose à faire de les remercier d'être là. C'est le moins que je pouvais faire », a-t-il expliqué mardi lors de son point de presse.

Méthot pas surpris

Les performances de Derick Brassard en première ronde n'ont certes pas surpris son bon ami Marc Méthot, son coéquipier de longue date à Columbus puis à Ottawa. «J'avais dit ça à tout le monde quand on l'a obtenu, que Derick est un joueur de séries. Il a été un des meilleurs compteurs des Rangers lors de trois de leurs cinq dernières séries, ou quelque chose comme ça. Il joue toujours en bien en séries. Il est tellement passionné par le hockey, il peut vous dire quelle courbe chaque joueur a sur son bâton, comment ils portent leurs bâtons. Il a un haut Q.I. de hockey et ça paraît dans son jeu présentement », a dit le défenseur franco-ontarien.

Entre les lignes

Guy Boucher a bon espoir d'avoir tous ses joueurs à sa disposition pour le premier match de la série, jeudi au Centre Canadian Tire. L'attaquant Tom Pyatt « a réglé un problème au haut du corps, il en reste un au bas du corps, mais il pourrait être disponible, a-t-il dit. Quant au défenseur Mark Borowiecki (jambe), il a patiné mardi et il y a une possibilité qu'il soit capable de revenir au jeu... Il reste six joueurs des Rangers qui ont affronté Ottawa lors de l'affrontement entre les deux clubs en 2012 : Dan Girardi, Chris Kreider, Henrik Lundqvist, Ryan McDonagh, Marc Staal et Derek Stepan. Il en reste autant du côté d'Ottawa, soit Craig Anderson, Erik Karlsson, Kyle Turris, Mark Stone, Zack Smith et Chris Neil.




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