MacArthur tranche

Clarke MacArthur n'oubliera pas de sitôt son deuxième... (Michael Dwyer, Associated Press)

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Clarke MacArthur n'oubliera pas de sitôt son deuxième but de la série face aux Buins. Il a profité de l'aide de Bobby Ryan et de Derick Brassard pour propulser les Sénateurs au deuxième tour des séries.

Michael Dwyer, Associated Press

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BOSTON - Clarke MacArthur ne devait plus jouer au hockey cette saison, peut-être même plus jamais à vie.

Dans un scénario digne de Hollywood, c'est pourtant lui qui a expédié les Sénateurs d'Ottawa au deuxième tour des séries de la coupe Stanley, son but à 6:30 de la première période de prolongation procurant un gain de 3-2 aux siens contre des Bruins de Boston coriaces comme tout au long de ce duel qui a pris fin dimanche au TD Garden.

En remportant ce quatre de sept 4-2, les Sénateurs obtiennent le droit d'affronter les Rangers de New York en demi-finale de l'association Est, série qui débutera à Ottawa plus tard cette semaine.

MacArthur a complété une stratégie de Bobby Ryan et Derick Brassard en avantage numérique après avoir forcé David Pastrnak à l'accrocher sur une montée d'Erik Karlsson.

« C'est ça le monde du sport, tu ne sais jamais ce qui peut arriver. J'ai eu des cauchemars de ma dernière série contre ce club ici (avec Toronto), c'est bien d'être de l'autre côté cette fois. On ne voulait pas que ça aille à un septième match », a raconté MacArthur en faisant référence à un septième match en 2013 où les Leafs avaient échappé une avance de 4-1 en troisième période.

« J'ai été chanceux d'être à la bonne place au bon moment. Quand tu as une chance comme ça, tu ne peux pas la manquer... J'ai manqué presque deux ans et en revenant (de ses commotions cérébrales), je trouvais que je n'étais pas toujours au bon endroit. Mais ça s'en vient. C'est fantastique d'avoir eu cette chance et d'en avoir profité », a ajouté MacArthur, dont c'était le deuxième but de la série, après celui lors du deuxième match.

Un but de Patrice Bergeron en début de troisième période a créé l'égalité 2-2 et éventuellement poussé ce match en prolongation, une quatrième sur six dans cette série où tous les matches se sont soldés par une différence d'un but et tous les buts gagnants ont été comptés en troisième période ou plus tard. Bergeron a sauté sur le retour du tir de Brad Marchand échappé par le gardien Craig Anderson, après un mauvais changement au banc des siens.

« Ils ont pris le momentum avec ce but, et ils l'ont gardé toute la troisième, on essayait juste de rester en vie. On a pris une grande respiration avant la prolongation, on s'est dit que le prochain but allait gagner et on a recommencé à faire notre petite affaire », a noté Anderson, qui a fait face à 30 tirs, dont 12 au troisième tiers, dont quelques-uns très importants.

Ryan a poursuivi son travail de destruction des Bruins dans cette série en comptant le premier but des siens lors d'une attaque à cinq au deuxième tiers, faisant dévier un tir sur réception de Brassard.

Kyle Turris a ensuite lancé les siens en avant en profitant d'un revirement causé par Alexandre Burrows quand il a mis Drew Stafford en échec le long de la bande. Ryan Dzingel a récupéré le disque et l'a refilé à Turris dans l'enclave, qui marquait son premier des présentes séries et premier en 11 parties éliminatoires.

Stafford avait marqué l'unique but du premier tiers lors d'une attaque à cinq.

« Ça a été une guerre d'attrition, toute une bataille comme pendant toute l'année. Aucun club ne voulait donner un pouce. Il faut donner du crédit à ces gars-là, ils (les Bruins) ont perdu des joueurs, puis ça a été notre tour. J'avais dit que ça se déciderait en prolongation d'un septième match, ça a été en six en prolongation », a souligné l'entraîneur-chef des Sénateurs Guy Boucher, notant que c'est la première fois de leur histoire que les Sénateurs remportent une série où quatre parties ont nécessité de la prolongation.

L'attaque à cinq s'est réveillée

Critiquée de toutes parts, l'attaque à cinq des Sénateurs a produit au bon moment.

Le but vainqueur de Clarke MacArthur a été marqué en avantage numérique, tout comme le premier de Bobby Ryan en début de deuxième tiers, qui a fait dévier un tir de Derick Brassard.

Auparavant, les visiteurs avaient été incapables de tirer profit sur trois punitions des Bruins pour avoir retardé le jeu en envoyant la rondelle dans les gradins, eux qui en totalisent six dans la série. Ottawa n'a même pas été capable d'obtenir un tir lors de ces jeux de puissance, tous leurs 12 tirs étant récoltés à cinq contre cinq. Ça leur donnait 12 attaques à cinq sans marquer avant que Ryan ne secoue cette torpeur.

« Les trois premiers jeux de puissance, on n'était pas à nos positions. Je pense que c'était une chose mentale, on essayait de changer des affaires. En deuxième période, on est revenu avec ce qu'on avait fait au début de la série, et ça a fait la différence », a souligné Brassard, qui a récolté deux passes, portant sa récolte à huit points dans cette série.

« Ça a été toute une bataille, jusqu'à la toute fin. Toutes les parties avec une marge d'un but, les prolongations... Il a fallu se battre pour se rendre où on voulait aller. À la fin, je pense juste que nos jambes étaient un peu plus fraîches que les leurs », a dit le capitaine Erik Karlsson, qui a amassé sa sixième passe de la série, révélant après celle-ci qu'il a joué malgré une microfracture au pied gauche.

Dion Phaneuf était très fier de son club, et de son ami Clarke MacArthur : « Ça ne pouvait pas arriver à un meilleur gars, il le méritait, c'est certain », a-t-il souligné. 

>>> Sommaire du match




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