L'Histoire du côté des Sénateurs

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Pour le capitaine Erik Karlsson, le cinquième match sera le plus difficile à gagner.

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(Boston) L'Histoire avec un grand «H» est du côté des Sénateurs d'Ottawa alors qu'ils sont rentrés de «Beantown» jeudi avec une avance de 3-1 dans la série les opposant aux Bruins de Boston.

Ces derniers n'ont jamais réussi à combler un déficit de 1-3 au cours de leurs 90 années d'existence, s'inclinant lors des 23 occasions où ça s'est produit.

Les Sénateurs, pour leur part, n'ont jamais même perdu une série menée par deux matches, remportant en plus sept des huit parties où ils avaient la chance d'en finir avec leurs adversaires. La dernière fois que ça s'est produit, c'était lors du printemps de 2013 quand ils ont éliminé les Canadiens de Montréal au Centre Bell.

Ils auront la chance d'éliminer les Bruins vendredi soir alors que le duel reviendra au Centre Canadian Tire, où la formation locale n'a pas expédié d'adversaire en vacances depuis le premier tour des séries de 2007, contre les Penguins de Pittsburgh.

L'entraîneur-chef Guy Boucher n'est cependant pas très féru d'histoire.

«Oh mon Dieu. L'Histoire ne m'intéresse vraiment pas. L'Histoire, ça concerne des personnes différentes, à des moments différents, dans des circonstances différentes. Nous, on se concentre sur nous-mêmes et sur les Bruins, qui ont été d'excellents adversaires toute l'année. On ne s'attend à rien d'autre qu'un match avec un écart d'un but, possiblement qui se décide en prolongation. On ne veut penser qu'aux 10 premières minutes du prochain match. On ne pensera pas au fait qu'on mène 3-1, on va jouer les 10 premières minutes et on va gérer le reste après. C'est notre approche depuis le camp d'entraînement, ça doit continuer», a déclaré Boucher jeudi matin à l'hôtel de l'équipe, avant de prendre le vol nolisé de retour vers la capitale.

Ses joueurs avaient déjà assimilé son message même après le gain de 1-0 de mercredi soir qui les plaçait fermement dans le siège du conducteur.

«On va s'attendre à la même chose [des Bruins], sinon à encore mieux. On sait à quoi s'attendre. On doit trouver un moyen de trouver nos jambes et être prêts physiquement et mentalement pour vendredi. Ça va être le match le plus difficile à gagner, ça l'est toujours. Il n'y a pas beaucoup de gars dans ce vestiaire qui ont fait ça, donc nous avons hâte de relever ce défi», a déclaré le capitaine Erik Karlsson après le match.

«Nous sommes où nous voulions être dans cette série. Les matches où tu peux éliminer l'adversaire sont amusants à jouer, mais ils sont difficiles. Le match le plus dur à gagner est toujours celui qui met fin à une série. Ça ne sera pas facile... C'est cliché de dire qu'il faut jouer un match à la fois, mais c'est ça. On en a parlé, il faut juste penser au prochain match et à jouer de la même manière qu'on a joué toute l'année ainsi que dans cette série pour en arriver à ce point-ci», a mentionné le centre Kyle Turris, un des quelques joueurs qui a été mis à la disposition des médias jeudi matin.

L'attaquant Bobby Ryan, qui est devenu le premier Sénateur depuis Daniel Alfredsson en 2007 contre Buffalo à compter le but gagnant lors de deux matches consécutifs en séries, pense que la tendance de cette série où les quatre parties se sont décidées par la marge d'un but va se poursuivre.

«Nous étions préparés pour une série serrée. Peut-être pas chaque match, mais ce sont deux équipes qui jouent de façon serrée et ne donnent pas beaucoup de chances. Quand on le fait, c'en sont de très bonnes. C'est vraiment juste de savoir qui va capitaliser sur un de ces tirs. C'est la nature de cette série, je pense», a dit l'auteur de trois buts et deux passes, ce qui le laissait au septième rang des compteurs des séries avant les matches de jeudi.

«C'est bien d'avoir remporté une couple de parties ici [à Boston] et de potentiellement pouvoir en finir chez nous, mais on a encore beaucoup de travail à faire», a renchéri Zack Smith.

Pyatt, «au jour le jour»

Les Sénateurs ont perdu les services de Tom Pyatt tôt dans le match alors qu'il a été victime d'un coup à la tête du défenseur des Bruins Kevan Miller. 

Le club parle d'une blessure au haut du corps et ne parle évidemment pas de commotion cérébrale. 

«Il va être au jour le jour, on va voir comment il se sent quand il sera réévalué en revenant [à Ottawa]», a simplement dit l'entraîneur-chef Guy Boucher à son sujet. 

Ce dernier a refusé de commenter sur la légalité de la mise en échec, qui n'a pas été punie par les officiels tandis que le département de la sécurité des joueurs n'a pas annoncé son intention d'avoir une audience avec Miller. «Je ne l'ai pas vu sur le coup, j'ai juste vu la reprise vidéo. C'était un coup très haut et la ligue regarde tous ces coups-là, donc on verra», s'est-il limité à dire. 

Le partenaire habituel de Jean-Gabriel Pageau pour les missions défensives avait disputé toutes les 82 parties des Sénateurs en saison régulière. 

S'il doit s'absenter, Boucher a plusieurs options à sa disposition, mais il faut s'attendre à ce qu'il fasse appel à Tommy Wingels pour le remplacer.




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