Wideman vit au présent

L'arrière-garde américain était pas mal plus volubile quand... (Agence France-Presse)

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L'arrière-garde américain était pas mal plus volubile quand il a été question de sa première expérience lors du tournoi pour la coupe Stanley, à sa deuxième saison complète dans le circuit Bettman.

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BOSTON - Chris Wideman avait visiblement eu comme instruction de ne pas parler de l'incident de fin de match lundi, alors qu'un partisan des Bruins avait tenté de lui arracher son bâton des mains en route vers le vestiaire après le but gagnant de Bobby Ryan.

«Je ne sais pas de quoi vous parlez. On se concentre sur le match de ce soir et la série va de l'avant», a répondu le défenseur des Sénateurs mercredi matin, gardant son sérieux en offrant cette réplique pratiquée d'avance quelques heures avant le match numéro quatre contre Boston.

L'arrière-garde américain était pas mal plus volubile quand il a été question de sa première expérience lors du tournoi pour la coupe Stanley, à sa deuxième saison complète dans le circuit Bettman.

«C'est définitivement très intense et très physique. On m'avait dit que ce serait comme ça avant que ça commence. Mais tant que tu n'es pas dedans, tu n'as pas idée à quel point ça peut l'être. Je comprends pas mal mieux maintenant ce que les gens voulaient dire au sujet des émotions et de l'intensité que ça prend pour jouer ce genre de hockey. Les gars qui sont déjà passés par là ne cessent de dire de ne pas se laisser emporter par tout ça, de rester en contrôle et c'est que je tente de faire», a indiqué Wideman.

Cette approche avait bien fonctionné lors des trois premières parties de la série. Le défenseur de la troisième paire a marqué un gros but lors du deuxième match, amorçant la remontée des siens en troisième période dans le gain de 4-3 en prolongation, avant d'ajouter une passe lors du troisième match sur le but en avantage numérique de Mike Hoffman.

«Ce n'est pas ça autant que les succès de l'équipe qui me permettent de me sentir à l'aise. Même lors du premier match que nous avons perdu, on a fait des bonnes choses. Il faut juste rester dans le moment présent, essayer de profiter pleinement de chaque présence sur la glace», a-t-il ajouté.

Son patron, Guy Boucher, est certes très satisfait de la progression de celui qui a récolté 5 buts et 17 points en 76 parties de saison régulière, tout en présentant un différentiel de plus-7.

«Il a compté un gros but, mais c'est plus que ça. Il est avec nous à l'origine parce qu'il est bon en avantage numérique, il donne de la fausse information et il a un bon tir. Ce que j'aime surtout, c'est qu'il est évasif, il peut éviter les joueurs en échec avant et faire une transition rapide. Il s'est beaucoup amélioré en défensive, son gap (espace entre lui et les attaquants) est une de ses forces, ce dont il a besoin vu qu'il n'est pas grand. Au cours des trois derniers mois, il est devenu très fiable, je ne pensais pas que ça arriverait pour lui, ni pour 'Boro' (Mark Borowiecki) et (Fredrik) Claesson, (Ben) Harpur aussi. C'est impressionnant de voir qu'ils sont tous capables de gérer différents aspects du jeu, pas juste la pression», a-t-il déclaré lors de son point de presse matinal.

Jumelé habituellement à Borowiecki, Wideman a dû s'habituer à un nouveau partenaire, Harpur, lors des deux dernières rencontres vu que le défenseur originaire d'Ottawa demeure blessé à une jambe.

«J'avais joué aux côtés de Ben lors de son premier match dans la LNH (l'an dernier au Minnesota), donc ça se passe bien, c'est un bon joueur. C'est différent quand tu perds ton partenaire régulier, mais tout le monde passe par là, les trios changent tous les soirs. Il faut que l'équipe passe en premier... C'est certain qu'il est différent de 'Boro', qui a son style à lui. Il y a peu de joueurs comme lui qui peuvent mener la ligue pour les mises en échec et les minutes de punition comme il l'a fait cette saison. Il n'est pas un gars facile à remplacer», souligne-t-il.

Harpur vs Chara

Avant son deuxième match de la série, et en carrière dans l'après-saison, le défenseur Ben Harpur a raconté comment il était un joueur d'attaque jusqu'à l'âge de 15 ans, moment où il a aussi eu une poussée de croissance, passant de 5' 9'' à 6' 3'', ce à quoi il s'attendait vu que son père, un chirurgien, mesure 6' 3''. Il a continué à grandir jusqu'à son actuel 6' 6'', ce qui lui permet de rivaliser avec Zdeno Chara dans cette série. «C'est un gars que je regardais jouer en grandissant. Puis l'an passé, j'ai été rappelé pour notre dernier match de la saison. Matt Puempel s'est battu et pendant l'échauffourée, j'étais à côté de Chara. C'est rare que ça arrive, mais je me suis senti comme un nain. Le gars est énorme», a raconté le défenseur de 22 ans, choix de quatrième ronde en 2012 qui a bien fait en fin de saison lorsque les Sénateurs ont eu plusieurs blessés.

Les «As noirs» en ville

Les Sénateurs sont demeurés à Boston après le match de mercredi soir, Guy Boucher continuant à souscrire à la théorie que «le repos est une arme». Quand ils vont rentrer dans la capitale au courant de la journée de jeudi, les joueurs qui sont laissés de côté - Chris Kelly, Chris Neil, Tommy Wingels, Chris DiDomenico, Colin White, Jyrki Jokipakka, Fredrik Claesson et Matt O'Connor lors du match de mercredi - auront de la compagnie alors que la fin de la saison des Senators de Binghamton permettra aux attaquants Nick Paul, Mike Blunden, Phil Varone et Max McCormick, au défenseur Andreas Englund et au gardien Chris Driedger de former un important groupe de «Black Aces».




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