Pas de rancune pour Chris Kelly

Chris Kelly sympathise avec son entraîneur-chef Guy Boucher,... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Chris Kelly sympathise avec son entraîneur-chef Guy Boucher, qui, comme tous les autres dans la LNH, ont souvent des décisions déchirantes à prendre au sujet des joueurs, à plus forte raison pendant les séries éliminatoires.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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Après avoir joué toutes les 82 parties en saison régulière, Chris Kelly n'a pas pris comme une insulte la décision de son patron, Guy Boucher, de le reléguer aux gradins pour le premier match de la série contre les Bruins.

Le vétéran centre des Sénateurs, qui a gagné la coupe Stanley avec Boston en 2011, était de retour sur le quatrième trio des siens à l'entraînement de vendredi, même si Boucher a refusé de confirmer qu'il serait bel et bien dans l'alignement samedi.

« Comme joueur, tu viens prêt à jouer. Les entraîneurs et la direction ont toujours des décisions difficiles à prendre, ils vont faire ce qu'ils pensent être la meilleure chose à faire pour l'équipe. Comme joueur, tu veux juste aider l'équipe », a souligné Kelly après la pratique de vendredi.

« On verra (pour samedi), je n'ai aucune idée. Si je joue, ce sera excitant. Sinon, je vais me tenir prêt et faire ce que je peux pour aider l'équipe », a-t-il ajouté.

Kelly était sur une ligne entre Zack Smith et Tom Pyatt, tandis que Ryan Dzingel, à l'écart lui aussi lors du premier match, occupait une place de choix aux côtés de Kyle Turris et Alexandre Burrows pour cet entraînement. Le nouveau trio de Derick Brassard entre Clarke MacArthur et Bobby Ryan, qui a fait des flammèches mercredi, est resté intact, tandis que Mark Stone a de nouveau été placé aux côtés de Mike Hoffman et Jean-Gabriel Pageau.

Un tel alignement signifierait que les vétérans Victor Stalberg et Tommy Wingels, des morceaux importants d'une unité de désavantage numérique qui a blanchi les Bruins lors de leurs quatre jeux de puissance mercredi, seraient laissés de côté. Stalberg pourrait avoir eu un entraînement plus léger vendredi parce qu'il est amoché, cependant.

Pour l'entraîneur-chef Guy Boucher, prendre de telles décisions à ce temps-ci de l'année s'avère un exercice assez éprouvant.

« Je suis entraîneur depuis plusieurs années et ma philosophie est toujours d'essayer de bâtir les gens, ce qui fait que retrancher un gars, c'est difficile parce que ce n'est pas ce que tu veux faire. Au début de la saison, on a gardé un petit nombre de joueurs d'extra pour cette raison, notamment, en plus de développer des gars comme 'Dzinger' (Dzingel). Mais là, ce n'est plus ce qu'on fait, on utilise les meilleurs joueurs, ceux qui sont le plus en santé aussi. Pour aller loin, tu vas avoir besoin de tout le monde », a-t-il raconté.

« C'est difficile pour moi parce que les joueurs ne sont pas des numéros, ce sont des personnes. Je n'ai jamais eu une décision facile de retrancher quelqu'un depuis longtemps... Ce n'était pas plaisant de laisser Kelly de côté lors du dernier match, on parle d'un gars que je respecte beaucoup pour ce qu'il a fait et l'homme qu'il est. Tu ne veux pas dire à un tel gars de s'asseoir. Mais il faut prendre des décisions difficiles, on a certains gars qui apportaient certaines choses pour ce match en particulier. Il a pris ça comme le professionnel ultime, le leader qu'il est », a ajouté Boucher.

La tenue des Bruins lors du premier match n'a pas surpris Kelly alors qu'il a regardé l'action de la galerie de presse. « C'était un match serré qui aurait pu aller d'un côté comme de l'autre avec un bond ici ou là. C'est ça, le hockey des séries. Ce n'est jamais facile à regarder, c'est certain... Les deux gardiens ont été très bons, il n'y avait pas beaucoup d'espace. On ne sait jamais ce qui peut arriver, mais si j'avais à parier, je dirais que les prochains matches seront semblables au dernier », a dit Kelly.

Guy Boucher

Kelly était sur une ligne entre Zack Smith et Tom Pyatt, tandis que Ryan Dzingel, à l'écart lui aussi lors du premier match, occupait une place de choix aux côtés de Kyle Turris et Alexandre Burrows pour cet entraînement. Le nouveau trio de Derick Brassard entre Clarke MacArthur et Bobby Ryan, qui a fait des flammèches mercredi, est resté intact, tandis que Mark Stone a de nouveau été placé aux côtés de Mike Hoffman et Jean-Gabriel Pageau.

Un tel alignement signifierait que les vétérans Victor Stalberg et Tommy Wingels, des morceaux importants d'une unité de désavantage numérique qui a blanchi les Bruins lors de leurs quatre jeux de puissance mercredi, seraient laissés de côté. Stalberg pourrait avoir eu un entraînement plus léger vendredi parce qu'il est amoché, cependant.

Pour l'entraîneur-chef Guy Boucher, prendre de telles décisions à ce temps-ci de l'année s'avère un exercice assez éprouvant.

« Je suis entraîneur depuis plusieurs années et ma philosophie est toujours d'essayer de bâtir les gens, ce qui fait que retrancher un gars, c'est difficile parce que ce n'est pas ce que tu veux faire. Au début de la saison, on a gardé un petit nombre de joueurs d'extra pour cette raison, notamment, en plus de développer des gars comme 'Dzinger' (Dzingel). Mais là, ce n'est plus ce qu'on fait, on utilise les meilleurs joueurs, ceux qui sont le plus en santé aussi. Pour aller loin, tu vas avoir besoin de tout le monde », a-t-il raconté.

« C'est difficile pour moi parce que les joueurs ne sont pas des numéros, ce sont des personnes. Je n'ai jamais eu une décision facile de retrancher quelqu'un depuis longtemps... Ce n'était pas plaisant de laisser Kelly de côté lors du dernier match, on parle d'un gars que je respecte beaucoup pour ce qu'il a fait et l'homme qu'il est. Tu ne veux pas dire à un tel gars de s'asseoir. Mais il faut prendre des décisions difficiles, on a certains gars qui apportaient certaines choses pour ce match en particulier. Il a pris ça comme le professionnel ultime, le leader qu'il est », a ajouté Boucher.

La tenue des Bruins lors du premier match n'a pas surpris Kelly alors qu'il a regardé l'action de la galerie de presse. « C'était un match serré qui aurait pu aller d'un côté comme de l'autre avec un bond ici ou là. C'est ça, le hockey des séries. Ce n'est jamais facile à regarder, c'est certain... Les deux gardiens ont été très bons, il n'y avait pas beaucoup d'espace. On ne sait jamais ce qui peut arriver, mais si j'avais à parier, je dirais que les prochains matches seront semblables au dernier », a dit Kelly.

Les Sénateurs en bref

Karlsson imite Yogi

Le capitaine des Sénateurs Erik Karlsson a fait une petite imitation de Yogi Berra, le regretté receveur des Yankees reconnu pour ses citations savoureuses, quand il s'est fait demander par Le Droit s'il serait possible pour son club de reproduire le deuxième tiers de mercredi, dominé 12-0 aux tirs. «C'est impossible de faire ça lors de chaque période, mais on va essayer d'être constants pendant tout le match. On sait ce qu'on doit faire bien et ce qu'on doit faire mieux. On veut commencer aussi bien qu'on finit, et finir aussi bien qu'on commence», a dit Karlsson, qui a aussi déclaré que son club «savait qu'il ne gagnerait pas tous les matches (de cette série)».

Campagne nationale

Le propriétaire des Sénateurs Eugene Melnyk continue d'essayer de faire avancer la cause du don d'organes qui lui tient tant à coeur depuis qu'il a subi avec succès une transplantation du foie. Vendredi, sa nouvelle fondation, le Projet Organes, a annoncé que dans le cadre du mois de la sensibilisation au don d'organes en avril, elle lançait une campagne nationale de publicité à laquelle l'acteur Morgan Freeman a prêté sa voix (en anglais seulement). Les stations du réseau Bell Media commenceront à les présenter en ondes samedi, alors qu'il en ira de même au Centre Canadian Tire pendant les matches des séries des Sénateurs. Les autres équipes de la LNH ainsi que de la NFL, du baseball majeur et de la LCF et de la MLS (soccer) seront également invitées à y prendre part.

Entre les lignes

L'unité de désavantage numérique des Sénateurs a travaillé contre une simulation du jeu de puissance des Bruins à la fin de l'entraînement de vendredi. C'est l'espoir Colin White qui jouait le rôle de Patrice Bergeron au centre, alors que le défenseur Fredrik Claesson jouait celui de David Pastrnak et que Chris DiDominico était Brad Marchand... Les Sénateurs ont une fiche de 1-7 lors des matches numéros deux de séries présentés à domicile. Elle est de 5-19 lors des deuxièmes matches, peu importe où ils sont joués... Le match de samedi après-midi sera présenté à guichets fermés alors qu'il ne restait que des billets pour des places debout vendredi en après-midi.




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