Karlsson n'a pu affronter les Bruins

Même sans Erik Karlsson dans l'alignement, les Sénateurs... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Même sans Erik Karlsson dans l'alignement, les Sénateurs ont tenu le coup face aux Bruins, jeudi soir.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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BOSTON - Il n'y a pas eu de retour miraculeux d'Erik Karlsson jeudi soir à Boston.

Le capitaine des Sénateurs a raté un troisième match en une semaine en raison d'une blessure au pied droit qu'il s'est infligée à la fin du gain de 2-0 contre les Red Wings de Detroit mardi soir, lui qui en avait raté deux après avoir bloqué un tir avec son pied gauche il y a 10 jours à Philadelphie.

« Il est au jour le jour et Jyrki Jokipakka va le remplacer. La dernière fois où j'ai dit qu'il ne serait certainement pas là, il s'est présenté, mais je ne pense pas que ça va se produire aujourd'hui », avait laissé entendre l'entraîneur-chef Guy Boucher quelques heures avant le match.

C'est lundi à Detroit que l'arrière étoile était revenu au jeu comme un cheveu sur la soupe, s'amenant d'Ottawa par ses propres moyens après avoir raté la pratique matinale pour aider son club avec un but et une passe dans un revers en fusillade de 5-4 aux mains des Red Wings.

« Tout équipe qui perd son meilleur joueur, ça laisse un trou gigantesque. Mais on a joué des parties sans Erik, on les a jouées de façon serrée et on devra jouer de la même façon. Sauf qu'évidemment, on n'a pas les mêmes habiletés pour faire des sorties de zone, pour appuyer l'attaque, pour la transition et en zone adverse ainsi que sur le jeu de puissance quand il n'est pas là. Mais on s'attend quand même à ce que nos joueurs appliquent la structure de notre plan de match de façon constante, ce qui a été notre force toute l'année. Nous sommes assez bons en tant qu'équipe pour donner notre meilleur match possible à Boston », a ajouté Boucher.

Meilleure nouvelle issue de l'infirmerie, Cody Ceci a affronté les Bruins après avoir patiné avec ses coéquipiers en matinée, lui qui a raté les deux matches précédents en raison d'une blessure au bas du corps. « Il prend vraiment du mieux, ça s'en vient. Au mieux, il pourrait être une décision à l'heure du match », avait dit Boucher, qui a donc finalement laissé Jokipakka de côté.

En l'absence de Karlsson et de Marc Méthot, toujours au rancart avec un petit doigt en très mauvais état, Fredrik Claesson et la recrue Ben Harpur prennent un tour régulier et le vétéran Dion Phaneuf a dû prendre les bouchées doubles récemment.

« Dans ces circonstances, il faut rendre les nouveaux gars à l'aise, leur donner un petit "boost" chaque fois que c'est possible. Il faut leur parler beaucoup, c'est certain. On mérite où on est, on a travaillé toute l'année en faisant face à de l'adversité. On a trouvé des moyens toute l'année de se regrouper. On l'a fait avec Clarke (MacArthur) qui a raté la majorité de l'année, Craig (Anderson) qui s'est absenté longtemps, "Meth" (Méthot) et Stone qui ont raté des matches ici et là, et bien d'autres joueurs clés. On a trouvé des moyens de gagner malgré tout ça », a souligné Phaneuf.

Parlant de toute cette adversité, Boucher a dit que la présente saison « a été la plus difficile à ce niveau dans mes 20 ans comme entraîneur.

Celui-ci a maintenant un autre soldat à sa disposition en Chris Neil, le vétéran attaquant qui est rétabli d'une fracture à un doigt. Son séjour sur la liste des blessés a pris fin mardi.

«Il est disponible, mais on va continuer avec le même alignement en attaque que lors du dernier match contre Detroit», a dit Boucher.

Incluant les blessés, les trois défenseurs plus Bobby Ryan, les Sénateurs ont présentement 28 joueurs sur l'alignement en cette fin de saison, et il pourrait être difficile pour Neil de reprendre sa place dans l'alignement, lui qui a aidé Clarke MacArthur à se préparer à son retour de mardi en lui donnant quelques mises en échec lors de leurs entraînements en petit groupe.

«On a une équipe de football ici maintenant, a blagué Neil. Nous sommes tous des gars compétitifs, on veut tous revenir au jeu et contribuer. On a fait des simulations le long des bandes avec "Alfie" (Daniel Alfredsson) et "Dono" (Shean Donovan) où on y allait avec ardeur, sans finir nos mises en échec comme dans un match. Ces gars-là nous ont fait travailler fort pour qu'on puisse revenir, et c'est fantastique d'être maintenant tous les deux disponibles. On ne m'a pas dit quand je pourrais jouer cependant. Je vais me tenir prêt et je vais jouer comme j'en suis capable quand on va me demander de le faire, comme j'ai fait toute ma carrière.»

Les Sénateurs en bref

Marchand suspendu

Les Sénateurs ont dû se débrouiller sans leur meilleur joueur, Erik Karlsson, jeudi soir, mais c'était aussi le cas des Bruins, qui ont appris en après-midi que Brad Marchand était suspendu pour deux matches pour avoir dardé Jake Dotchin, du Lightning de Tampa Bay, mardi. Le défenseur Mark Borowiecki, déjà victime d'une mise en échec dangereuse de Marchand en décembre 2015 qui lui avait valu trois parties au noir, n'a pas trop voulu commenter l'affaire. « On ne sait jamais ce que la ligue va décider. Je n'ai pas vu la reprise, j'ai entendu dire que c'était assez vicieux. J'imagine qu'ils vont regarder son historique et prendre une décision à partir de là. On dirait que ce n'était pas vraiment un jeu normal au hockey, donc ce sera intéressant de voir ce qui va se passer », a dit Borowiecki. Guy Boucher, lui, s'attendait à ce que Marchand joue, mais son absence n'allait pas changer son plan de match.

MacArthur dans la routine

Après son retour au jeu émotif de mardi, l'attaquant Clarke MacArthur était de retour pour un deuxième match, un premier à l'étranger. Guy Boucher avait l'intention de lui faire commencer le match à nouveau sur le quatrième trio, tout en lui donnant plus de temps de glace s'il voyait qu'il était capable d'en prendre. MacArthur, lui, était content de retomber dans la routine. « C'est bien d'avoir une journée planifiée pour moi... Je pense que la forme de match va s'améliorer en jouant plus, je fais des présences de 25-30 secondes et les 10 dernières, je dois être intelligent pour ne pas me faire prendre sur la glace (en étant trop fatigué). Je n'ai pas d'attentes trop élevées. J'ai juste hâte au moment où je n'aurai pas besoin de penser que je vais juste réagir sur la glace. Tout a bien été "en haut" (à la tête) lors du premier match, j'étais content d'avoir au moins obtenu une mise en échec dès le départ », a-t-il souligné.

Phaneuf et les J.O.

Son coéquipier Erik Karlsson, seul Sénateur à avoir participé à la dernière Coupe du monde, a été fort critique de la décision de la LNH de ne pas envoyer ses joueurs aux Jeux olympiques de l'an prochain à Pyeongchang, disant que c'était « de la merde ». Dion Phaneuf n'est pas un joueur qui aurait été appelé à représenter le Canada à ces Jeux, mais il se range du côté des joueurs étoiles qui veulent aller en Corée du Sud, même si la saison devrait être compressée pour permettre une pause de deux semaines en février. « C'est difficile de commenter parce que c'est entre les propriétaires et nous, les joueurs, et ils ont pris une décision. Mais je pense que c'est une vitrine fantastique pour notre sport. C'est décevant de ne pas envoyer nos meilleurs joueurs à ce qui est la compétition ultime dans le monde du sport, même si ça veut dire qu'on doit composer avec un horaire chargé », a-t-il confié.




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