Tous croient en Anderson

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Selon Mike Condon, la lecture du jeu de Craig Anderson rivalise avec celle de Carey Price.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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Craig Anderson a calmé le jeu, mardi. En blanchissant les Red Wings de Détroit, il a rassuré de nombreux partisans qui se faisaient du souci à son sujet.

Le sentiment de panique n'était cependant pas généralisé.

Dans le vestiaire des Sénateurs d'Ottawa, on gardait la foi.

Le gardien auxiliaire que les partisans auraient bien aimé voir sauter dans la mêlée, Mike Condon, faisait partie des plus ardents croyants.

« Personne ne panique quand Andy est devant le filet, réagit le rouquin. Un gardien vétéran comme lui, qui a disputé 500 parties dans la LNH, trouve toujours le moyen de retomber sur ses pattes. »

Anderson avait pourtant alloué 23 buts et signé seulement une victoire à ses sept sorties précédentes.

Il avait connu un de ses pires matches lundi soir, contre les mêmes Wings, au Joe Louis Arena.

Dans son siège, au bout du banc des joueurs, Condon a bien été témoin de tout cela. « Les bons gardiens comme lui veulent rebondir le plus rapidement possible après un match comme ça. Andy l'a fait. Il s'est bien battu. »

On devine qu'Anderson sera de nouveau appelé à défendre le filet d'Ottawa, jeudi soir à Boston, dans le plus gros match de la saison.

Même s'il aime bien jouer au Massachusetts, son État natal, Condon est prêt à soutenir cette décision.

« Andy lit vraiment bien le jeu. Vous savez, je faisais équipe avec Carey Price la saison dernière. Carey lit le jeu si bien. Il devine ce que les joueurs pensent avant de lancer. Eh bien, Andy rivalise avec Carey à ce niveau. C'est un vrai don. Croyez-moi, ce n'est pas quelque chose qui est à la portée de tous les gardiens. »

UN GROS POINT

Ce ne sera pas un simple gros match. Ce sera un énorme match. Possiblement, le plus important de la saison. Les Sénateurs d'Ottawa ont besoin d'aller chercher un petit point au classement pour assurer leur participation aux séries éliminatoires.

Un deuxième point leur donnerait également une option sur le deuxième rang dans la section Atlantique - et l'avantage de la glace au tour.

La victoire leur permettrait également de balayer leur série de quatre parties contre les Bruins de Boston en saison régulière. Ce balayage pourrait leur conférer un certain avantage psychologique, dans l'éventualité où ils retrouveraient ces mêmes Bruins la semaine prochaine.

Pour gagner ce match, il suffirait d'appliquer la même recette que mardi.

On ne peut pas perdre quand on blanchit l'adversaire.

Dans le vestiaire, encore une fois, on semble avoir la foi.

« Andy a joué de manière incroyable tout au long de la saison. Vous avez vu sa façon de jouer ce soir ? Sous pression, encore une fois, il a bien répondu », a commenté Dion Phaneuf en fin de soirée.

Quelques minutes plus tôt, lorsqu'il est passé dans le vestiaire, Anderson avait plutôt bonne mine. Il semblait plutôt satisfait d'avoir signé son quatrième jeu blanc de la campagne.

Impossible de savoir s'il se sentait aussi bien quelques heures plus tard. Les Sénateurs, une fois de plus, ont obtenu congé d'entraînement au lendemain d'un match.

« Moi, je ne rate jamais une occasion de m'entraîner, a toutefois stipulé Condon. J'aime m'entraîner. J'ai besoin de répéter les mêmes actions, jour après jour, pour me sentir à l'aise. On peut toujours trouver de la glace quelque part. »

« Andy est un vétéran. Il aime bien s'accorder ces journées de congé. »

Avec ou sans Marchand?

Pour le match crucial de jeudi soir, les Bruins pourraient être privés de leur meilleur marqueur. L'agitateur Brad Marchand devra passer devant le comité de discipline de la LNH en début de journée. Il pourrait écoper d'une suspension pour un incident survenu mardi soir, contre le Lightning de Tampa Bay.

Il a donné un grand coup de bâton dans les parties du défenseur Jake Dotchin. Sans vraiment savoir ce qui attend Marchand, la direction des Bruins s'attend au pire. « J'imagine que je vais remanier les trios dans ma tête, a expliqué l'entraîneur-chef Bruce Cassidy aux médias. Nous ne savons pas comment les choses vont se passer lors de sa rencontre. Nous lui souhaitons tout le bien du monde, mais nous n'avons pas de contrôle là-dessus. » Marchand a déjà été suspendu trois fois depuis le début de sa carrière. Il obtient quand même le bénéfice du doute dans le vestiaire. « Il n'a quand même pas cherché à blesser l'autre joueur. Ce sont des choses qui arrivent », croit son partenaire de trio David Pastrnak.




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