Colin White en renfort

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Colin White (à droite) compte trois points en trois rencontres depuis qu'il s'est amené à Binghamton.

Marc Brassard, Le Droit

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DÉTROIT - Colin White s'amène à la rescousse de Sénateurs en chute libre.

Les Sénateurs auraient certes préféré ne pas avoir à utiliser la première année du contrat de niveau débutant dans la LNH de leur espoir en cette fin de saison, mais comme ils ont besoin de renfort, ils ont décidé de le lui faire parapher dimanche, au lendemain d'un troisième match dans la Ligue américaine où il a récolté un troisième point (un but et deux passes).

Le centre qui sort de Boston College est donc parti de St-Jean, Terre-Neuve, pour aller rejoindre l'équipe à Detroit et il pourrait disputer son premier match dans la LNH lundi soir contre les Red Wings. Il était accompagné du défenseur Ben Harpur, rappelé pour pallier l'épidémie de blessures au sein de la brigade défensive. Qu'il joue ou non, la première année du contrat de trois ans est « brûlée ».

« Pour nous, c'est basé sur sa performance. Il voulait nous montrer qu'il pouvait jouer chez les professionnels et il nous l'a définitivement montré pendant sa courte audition avec Binghamton », a dit le directeur général Pierre Dorion à l'arrivée du club à Detroit, où il a fait signer officiellement son contrat au choix de première ronde de 2015, sélection acquise dans l'échange de Robin Lehner à Buffalo.

Celui-ci s'est bien défendu d'avoir pris cette décision afin d'essayer de désespérément injecter du sang neuf dans une formation qui bât de l'aile.

« Au contraire, cette décision a été bien murie. On voulait voir comment il se débrouillerait d'abord en jouant chez les pros. Je serais plus content s'il était un défenseur présentement, mais il est tellement un joueur intelligent, il apporte beaucoup d'intensité et de drive, s'il est appelé à jouer », a indiqué Dorion, qui laissera l'entraîneur Guy Boucher décider s'il sera envoyé dans la mêlée dès lundi soir contre les Red Wings.

Celui-ci a aussi mentionné que le fait qu'une année de contrat sera utilisée pour à peine quelques parties n'a pas été un facteur dans la décision, vu que ça n'affecte pas quand il pourra devenir joueur autonome sans compensation, juste quand il sera éligible à l'arbitrage. Il pourra jouer en séries au besoin, si le club se qualifie évidemment.

Pour le principal intéressé, c'était un rêve d'enfance qui se réalisait, mais il était bien calme et posé quand il s'est présenté devant les journalistes qui suivent l'équipe à l'étranger.

« La dernière semaine a été assez folle. Je me suis rapporté à Binghamton dimanche passé. J'ai eu une couple de bonnes pratiques qui m'ont aidé, puis un premier match mercredi et le lendemain on est parti pour St-Jean (Terre-Neuve). Et maintenant me voilà ici. Ça a été assez fou. C'est excitant pour moi et ma famille, je suis content d'avoir cette chance », a souligné White.

Le jeune homme de 20 ans a parlé quelques minutes avec l'entraîneur-chef Guy Boucher et il a maintenant hâte de savoir s'il sera appelé à jouer un match, possiblement pour remplacer Ryan Dzingel ou Tommy Wingels, ou encore Chris Kelly si on veut le faire jouer à sa position naturelle de centre.

« Je ne sais pas si je peux aider tout de suite, mais en allant à Binghamton, je voulais juste faire de mon mieux. Je n'ai pas d'attentes très hautes, on verra si je peux percer l'alignement et ensuite, je ferai de mon mieux. Si je joue, ce sera un rêve d'enfant qui se réalisera, j'imagine que mes parents (Chris et Mark) vont venir de Boston », a noté White, qui pensait bien dormir sur ses deux oreilles dimanche soir après un réveil à 5 h du matin pour prendre l'avion de St-Jean à Toronto.

Une dernière au «vieux Joe»

Les Red Wings quitteront le Joe Louis Arena... (Archives, Associated Press) - image 3.0

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Les Red Wings quitteront le Joe Louis Arena à la fin de la saison.

Archives, Associated Press

Rares sont les membres de l'organisation des Sénateurs qui ont de bons souvenirs du Joe Louis Arena, qu'ils visitent pour la dernière fois lundi.

« C'est un endroit où j'ai encaissé plusieurs dégelées, ils avaient plusieurs grands joueurs quand je suis arrivé dans la ligue, (Steve) Yzerman, (Brendan) Shanahan, (Niklas) Lidstrom, la liste est longue. Je me souviens de plusieurs longues soirées, ou de soirées où il fallait que j'aille en relève. Il fallait essayer de limiter les dommages contre ce club dans le temps », se souvient le gardien Craig Anderson, qui devrait obtenir le départ contre les Red Wings.

Les clubs visiteurs ont souvent eu des difficultés contre la formation à la roue ailée au fil des 25 années consécutives où ils ont participé aux séries, une séquence record qui s'arrêtera en cette dernière saison au « vieux Joe », amphithéâtre inauguré en 1979 qui sent la bière et où la galerie de presse a été installée au bout des gradins parce que les architectes avaient oublié d'en dessiner une.

« Comme ils sont éliminés, ils vont probablement avoir un regain d'énergie pour essayer de finir en beauté dans cet aréna spécial, où tellement de bons joueurs sont passés. En grandissant, je regardais les Yzerman, (Sergeï) Fedorov, Lidstrom et compagnie. Ça reste une place spéciale, mais ils ont mérité un nouvel aréna, c'est certain », a dit le Gatinois Derick Brassard en parlant du nouveau Little Caesars Arena construit au coût de 732 millions $ US pour revitaliser le centre-ville de Detroit à compter de la saison prochaine.

Bobby Ryan a un bon souvenir de l'endroit, mais il n'a pas duré longtemps.

« C'était pendant une série contre eux à ma saison recrue (2008-2009) avec Anaheim. Mon meilleur et mon pire souvenir vont main dans la main. Mon meilleur souvenir est d'avoir compté le but égalisateur à la fin du septième match de la série, mais ils ont compté 30 secondes plus tard pour l'emporter. Je suis parti de très haut pour tomber très bas en l'espace d'une minute et demie. C'était mon premier septième match », a raconté Ryan. 

Celui-ci avait aussi joué son premier match de la LNH en Amérique du Nord (les Ducks avaient commencé la saison en Europe) au JLA. « J'ai commencé le match avec (Todd) Bertuzzi et (Ryan) Getzlaf. J'ai joué 2:25 minutes en deux présences, puis (Randy) Carlisle (l'entraîneur-chef) m'a dit de m'installer au milieu du banc. J'étais trop en extase non seulement des joueurs de l'autre côté, mais de toute l'ambiance », se rappelle-t-il.

Celui qui a les meilleurs souvenirs de l'endroit est certes l'entraîneur associé Marc Crawford, qui a été témoin de séries très intenses entre son Avalanche du Colorado et les Wings au milieu des années 1990. Son club a éliminé Detroit en finale d'association en 1996 en route vers la coupe Stanley, et les Wings leur ont rendu la pareille l'année suivante. Entre les deux, il y avait eu une bataille générale mémorable où Patrick Roy avait lâché les gants contre Chris Osgoode, il y a 30 ans presque jour pour jour (le 26 mars 1997). Les Wings cherchaient alors à venger un coup vicieux de Claude Lemieux à l'endroit de Kris Draper lors des séries de 1996.

« J'ai été témoin de matches mémorables à cet endroit, ces séries étaient incroyables avec la rivalité entre nos deux clubs, a confié Crawford. J'ai des souvenirs qui remontent à encore plus loin. Mon club (les Royals de Cornwall) avait visité le Joe en 1980, l'année après son ouverture, pendant la semaine de la coupe Memorial à Windsor. J'ai aussi compté un but dans cet aréna, ce que je ne faisais pas souvent donc je m'en souviens très bien. C'était contre Gilles Gilbert, l'ancien gardien des Bruins. »




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