Craig Anderson candidat au trophée Masterton

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Craig Anderson est parvenu à conserver des statistiques enviables alors que son épouse combat un cancer.

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Craig Anderson aurait bien pu être un candidat au trophée Vézina de meilleur gardien de la LNH s'il avait pu disputer une saison complète.

Parce qu'il a dû rater deux mois de la campagne pour rester au chevet de son épouse Nicholle alors qu'elle combat un rare cancer de la gorge, il sera plutôt le candidat des Sénateurs d'Ottawa pour le trophée Bill-Masterton, qui va au joueur ayant affiché le plus de qualités de persévérance et d'esprit d'équipe.

« Le Vézina, c'est le Saint Graal pour les gardiens. Alors que ce trophée est dans une catégorie différente », a souligné le gardien américain de 35 ans.

Anderson, qui a une fiche de 22-10-2 avec une moyenne de 2,32 et un taux d'efficacité de ,927, a dû quitter l'équipe initialement à la fin octobre quand sa conjointe a d'abord reçu son diagnostic des médecins. Celle-ci a cependant insisté pour qu'il retourne avec son équipe à Edmonton quand son substitut Andrew Hammond s'est blessé lors d'un match à Calgary, lui disant que « ton équipe a besoin de toi ». Il a alors offert une performance émotive dans un gain de 2-0 contre les Oilers le 30 octobre où il a repoussé 37 lancers.

« Cette date va rester marquée à jamais dans ma mémoire, je n'ai jamais ressenti autant d'émotions brutes que ça dans un match de saison régulière », a raconté Anderson lundi quand sa nomination, déterminée par un vote du chapitre d'Ottawa de l'Association des journalistes de hockey professionnel, a été annoncée.

« Ça a été une année difficile et je dois remercier mes coéquipiers, le personnel, l'organisation, les amateurs, les médias et toute la ligue. Quand je suis à l'aréna, j'essaie de me concentrer sur le hockey et oublier le reste. Mais ça a été difficile par moments et j'apprécie tous les appuis que nous avons obtenus. C'est toujours dans ta tête, mais les trois heures passées à l'aréna sont des moments pour canaliser tes énergies et passer tes frustrations ailleurs. Quand tu enlèves ton équipement, là tu peux penser à tes problèmes », a-t-il ajouté.

Comme sa fiche en fait foi, Anderson a excellent devant son filet malgré toutes les distractions au niveau familial. Il a repris là où il avait laissé quand il est revenu le 11 février dernier après avoir raté les mois de décembre et janvier presque au complet alors que son épouse subissait des traitements de chimiothérapie dans un hôpital de New York. Il est revenu pour remporter la 147e victoire de sa carrière à Ottawa, établissant un nouveau record d'équipe détenu jusque là par Patrick Lalime (146). Il a aussi atteint le plateau des 500 matches joués en carrière samedi dernier à Montréal.

« Ça allait de soi qu'il soit en  nomination, a dit l'entraîneur-chef Guy Boucher, qui l'enverra dans la mêlée mardi soir à Philadelphie. Il le mérite avec ce qu'il a été capable de faire cette année. Il a eu des matches remarquables quand on se demandait si on devrait le mettre devant le filet ou pas. Tout être humain aurait eu de la misère à composer avec tout ce qu'il avait dans la tête. Il a quand même offert d'excellentes performances tout en jonglant avec tout ça, ce qui en a fait une inspiration pour notre équipe et nos amateurs. »

« Ça en dit beaucoup sur lui et sa famille qu'il soit notre candidat pour cet honneur, a souligné le DG Pierre Dorion de son côté. Le niveau de jeu qu'il a maintenu cette saison -- pendant que sa femme se battait pour sa vie -- nous permet d'être dans la position où on est présentement. Je ne pourrais pas être plus fier de Craig et de Nicholle. »

Anderson avait aussi dû s'absenter pendant le camp d'entraînement parce que Nicholle Anderson avait fait une fausse couche.

« Elle a été très forte à travers ces moments difficiles, ça a été une épreuve pour elle et sa famille. Dans ces moments, tu trouves une force intérieure que tu ne croyais pas avoir... De mon côté, ça me rappelle que le hockey n'est qu'un jeu, comme quand tu es jeune. En vieillissant, ça devient plus un travail. Mais en même temps, quand tu aimes ton travail, que ce soit écrire un article ou quoique ce soit, tu vas avoir plus de succès si tu aimes ce que tu fais. Tu perds ça de vue parfois, mais quand tu as des moments difficiles loin de l'aréna, tu réalises à nouveau que c'est un jeu », a noté Anderson, père de deux garçons.

White sera épié

Au lendemain de l'annonce que le premier choix Colin White a signé un contrat d'essai amateur pour se rapporter au club école de Binghamton, le DG Pierre Dorion a laissé entendre qu'il sera surveillé de près d'ici la fin de la saison.

« Notre groupe et le sien se sont entendus que c'était la meilleure chose à faire, utiliser cette fenêtre que nous avons pour qu'il joue du hockey professionnel. On va y aller comme ça et on verra ensuite... Il veut nous montrer ce qu'il peut faire. Je vais aller le voir à Binghamton mercredi (pour son premier match, contre Syracuse), et (l'adjoint au DG) Randy Lee va aller le voir à Terre-Neuve en fin de semaine », a laissé entendre Dorion.

« Je pense que c'était important pour Colin de retourner sur la glace et ne pas être trop longtemps sans patiner pendant que nous poursuivons les négociations. Il va nous dire ce qu'il pense qui va être le mieux pour lui », a confié son agent Kent Hugues dans un courriel envoyé au Droit.




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