Burrows, un «artiste» des farces

Alex Burrows aime bien faire des farces. Il... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Alex Burrows aime bien faire des farces. Il a par exemple déjà remplacé le contenu d'une bouteille de sauce au chocolat par de la sauce BBQ.

Etienne Ranger, Le Droit

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L'agitateur qu'est Alexandre Burrows s'est transformé en auteur l'espace d'un jour afin d'exprimer ses remerciements aux amateurs de Vancouver et à l'organisation des Canucks pour la douzaine d'années qu'il a passées en Colombie-Britannique.

L'attaquant des Sénateurs d'Ottawa a profité du site The Player's Tribune pour rappeler aussi à quel point il déteste les Blackhawks de Chicago, quelques heures avant de les affronter avec son nouveau club pour la première fois, en plus de dévoiler qu'il est un véritable « artiste » des blagues aux dépens de ses coéquipiers.

« Ce n'est pas mon premier rodéo avec eux », a-t-il rappelé en entrevue jeudi matin, dans les moments qui ont suivi la mise en ligne d'un article où il a voulu livrer « une histoire qui vient de mon coeur, avec de la réflexion et du recul pour livrer mon message ».

Burrows rappelle que les Canucks ont commencé à bâtir quelque chose de bien lorsqu'il est débarqué avec eux en janvier 2006, les jumeaux Daniel et Henrik Sedin haussant leur niveau de jeu en même temps que les Roberto Luongo, Ryan Kesler et autres se sont greffés au club dirigé par Alain Vigneault et Rick Bowness.

« Assez rapidement, les Canucks sont devenus synonymes de victoire... En tout cas, jusqu'en 2009. Ça me fait mal de l'admettre, mais les Canucks sont alors devenus synonymes d'autre chose. Pendant un bout de temps, deux ans pour être exact, Canuck est devenu un mot avec une définition terrible : gars qui perd contre les Blackhawks, a-t-il écrit. Ils avaient de bons clubs et il faut leur donner crédit. Mais ils avaient notre numéro et on détestait ça. En fait, on les détestait, eux. » 

Lors de ces deux saisons, les Canucks ont vu de bonnes saisons régulières prendre fin en queue de poisson lorsqu'ils se sont frottés à Jonathan Toews, Patrick Kane et compagnie. Burrows a ensuite exorcisé en partie ces démons au printemps 2011, marquant le but gagnant en prolongation lors du septième match d'une série où les Canucks, gagnants du trophée du Président pour leur première place au classement en saison régulière, avaient gaspillé une avance de trois matches à zéro. « Si on avait perdu, je pense que les jumeaux seraient partis. Kesler, (Kevin) Bieksa, Luongo aussi. AV (Alain Vigneault) et son personnel seraient partis. Moi aussi. Cette ère de hockey des Canucks, tout ce qu'on avait bâti aurait été détruit », a-t-il rappelé.

Concernant sa réputation d'artiste des farces et attrapes dans le vestiaire, Burrows a dévoilé certains mauvais coups qui en ont fait une légende à Vancouver : s'emparer du téléphone cellulaire d'une recrue et changer le numéro de son meilleur ami pour celui du président des Canucks Trevor Linden, ou mettre de la sauce BBQ dans une bouteille de sauce au chocolat prévue pour le bar à dessert.

Détendre l'atmosphère

« J'en ai fait une première ici, mais je ne peux pas vous le dire, les gars vont savoir que j'en suis l'auteur. J'en ai juste faite une et la personne cherche encore à savoir qui l'a eu... Dans une équipe de hockey, tu as 23 joueurs et la saison est longue, il y a des hauts et des bas. Il y a des jeunes qui stressent sur n'importe quoi, leur temps de glace ou comment l'équipe va. Des fois, ça détend l'atmosphère, ça crée un esprit de camaraderie et ça tisse les liens un peu plus serrés. Ce n'est pas méchant, c'est juste pour faire rire les joueurs dans le vestiaire », a-t-il indiqué au Droit.

Burrows a lui-même été victime d'un tel coup pendable récemment. « Mes lacets de patin ont été coupés une journée, mais je ne sais pas c'est qui. Je vais essayer de le découvrir assez vite », a-t-il ajouté.

Auteur de quatre buts et six points en sept parties avec les Sénateurs avant d'affronter Chicago jeudi, Burrows allait pouvoir à nouveau se produire devant son épouse et ses trois enfants, qui ont profité de la semaine de relâche pour venir lui rendre visite.

Classique hivernale confirmée

La LNH a convoqué la presse locale à une importante conférence de presse vendredi matin au Château Laurier alors que le commissaire Gary Bettman sera sur place pour annoncer la tenue d'une Classique hivernale entre les Sénateurs et les Canadiens de Montréal le 17 décembre prochain à la Place TD. Le match, que le propriétaire des Sénateurs Eugene Melnyk aurait souhaité tenir sur la Colline Parlementaire, se tiendra dans le cadre des festivités du 150e anniversaire du Canada et du 100e anniversaire du premier match de la LNH tenu à Ottawa le 19 décembre 1917, entre ces deux mêmes clubs. Le propriétaire du Tricolore Geoff Molson, l'ancien Sénateur Chris Campoli comme représentant de l'AJLNH, et le capitaine Erik Karlsson seront présents pour l'occasion.

Retour imminent d'Anderson

Le gardien Craig Anderson a pratiqué jeudi de façon plus intense pour une deuxième journée depuis qu'une blessure au bas du corps lui a été diagnostiquée, prenant les tirs des blessés Chris Neil et Mark Borowiecki ainsi que des joueurs qui n'affrontaient pas Chicago jeudi, comme Jyrki Jokipakka et Chris DiDemonico. S'il avait l'air assez en forme, l'entraîneur-chef Guy Boucher a dit par la suite qu'il « espère qu'il pourra jouer mardi prochain (à Boston), et il y a une possibilité qu'il agisse comme substitut en fin de semaine (contre Montréal), mais j'en doute ». Chris Driedger a donc été à nouveau l'adjoint de Mike Condon jeudi soir, et ce dernier risque de jouer le programme double contre son ancien club samedi et dimanche.

Turris confiant de « revenir à 100 % d'ici peu »

Le centre des Sénateurs Kyle Turris est revenu au jeu mardi après une absence de trois parties où il a soigné une blessure à un doigt. À son retour contre Tampa Bay, il a été blanchi même s'il a obtenu quatre tirs au but. Il a aussi gagné 10 de ses 13 mises au jeu ce soir-là, une indication que sa main se porte beaucoup mieux puisqu'il laissait auparavant Zack Smith les prendre à sa place. « Je me sens pas mal mieux, c'est en train de guérir. Ça a été bon de prendre quelques parties de congé pour récupérer et être prêt pour le dernier droit. J'ai confiance que ça va revenir à 100 % d'ici peu », a-t-il dit jeudi matin.




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