L'expérience fait la différence, dit Wingels

Tommy Wingel avoue avoir développé rapidement une bonne... (Archives, Agence France-Presse)

Agrandir

Tommy Wingel avoue avoir développé rapidement une bonne synergie avec ses compagnons de trio, Chris Kelly et Viktor Stalberg.

Archives, Agence France-Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

En marquant l'unique but de son équipe, mardi, Tommy Wingels a mis fin à une longue léthargie.

L'ailier d'expérience avait joué de chance, le 26 janvier dernier. À son tout premier match avec les Sénateurs, il avait fait dévier un tir pour inscrire son tout premier but.

Depuis, plus rien. Il avait enfilé son maillot durant 20 parties consécutives sans déjouer un seul gardien.

A priori, il n'est pas là pour noircir la feuille de pointage. Le directeur général Pierre Dorion a fait son acquisition dans le but de stabiliser le quatrième trio.

Wingels a quand même déjà connu deux saisons d'environ 15 buts avec son employeur précédent, les Sharks de San Jose. À son arrivée au nord de la frontière, il a lui-même déclaré qu'il souhaitait profiter de son déménagement pour retrouver sa touche offensive.

« Tous les gars qui pratiquent ce sport veulent marquer des buts, a-t-il rappelé après la partie. C'est le but des joueurs qui évoluent au sein du premier trio. C'est aussi l'objectif des plombiers qui jouent dans le quatrième. »

« J'espère que je pourrai ajouter quelques buts à ma récolte dans les prochains matches. On me donne une belle opportunité, ici. À moi de la saisir. »

Complicité

Même si la production n'est pas toujours au rendez-vous, Wingels parvient à donner un coup de pouce à sa nouvelle formation.

Guy Boucher le répète le plus souvent possible : il mise enfin sur un quatrième trio digne de ce nom.

Face au Lightning, Wingels a passé un peu plus de 12 minutes sur la patinoire.

Ses compagnons de jeu Viktor Stalberg et Chris Kelly, qui sont utilisés dans les unités spéciales, ont joué encore davantage. Ils ont presque atteint le seuil des 14 minutes de jeu.

« Et ce n'était même pas notre meilleur match », affirme le Suédois.

Les trois joueurs ont vite trouvé une façon de s'entendre sur la patinoire. C'est d'ailleurs un peu surprenant, pour trois joueurs qui évoluaient dans trois villes, dans trois divisions différentes jusqu'à tout récemment.

« Nous sommes trois vétérans. Il est plus facile pour trois vétérans de développer rapidement une complicité », estime Wingels.

« Je connais la plupart des joueurs qui évoluent dans la LNH. Je regarde Kellz et Stalz jouer depuis plusieurs années », enchaîne-t-il.

Les joueurs de la LNH sont tous pareils. Quand on leur accorde une soirée de congé, ils s'installent généralement devant leur écran de télévision. Ils meublent leurs temps libres en suivant les matches qui se déroulent dans d'autres villes.

Ceux qui évoluent sur la côte ouest bénéficient d'un avantage à ce chapitre.

« C'est même le plus bel aspect de la vie en Californie, si vous voulez mon avis. Les soirs de matches des Sharks, j'avais l'habitude de me pointer à l'aréna vers 16 h. Dans le vestiaire, avec mes coéquipiers, on se branchait sur les matches qui venaient de débuter dans l'est du continent », explique celui qui porte le numéro 57.

Les trois membres du « nouveau » quatrième trio des Sénateurs essaient de passer le plus de temps possible ensemble, à l'extérieur de la patinoire, pour apprendre à se connaître.

Quand l'équipe se trouve à Ottawa, c'est difficile. Ils doivent s'occuper de leurs jeunes enfants.

« Nous avons la chance de nous rattraper sur la route », note Wingels.

Boucher se calme

Kelly, Stalberg et Wingels ont pu travailler ensemble, mercredi après-midi. Pour la première fois en deux semaines, Guy Boucher a dirigé une séance d'entraînement complète.

Mardi, en quittant le Centre Canadian Tire, l'entraîneur québécois était de mauvais poil.

Une douzaine d'heures plus tard, il s'était calmé.

« J'ai bien songé à diriger une séance d'entraînement sans rondelles, mais je me suis ravisé », a-t-il expliqué.

« Je ne dois pas oublier que nous venons de récolter 13 points sur une possibilité de 14. Nous ne sommes pas parfaits. »




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer