Condon et le moment présent

Mike Condon a réalisé quelques-uns des arrêts les... (Archives, Associated Press)

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Mike Condon a réalisé quelques-uns des arrêts les plus spectaculaires de l'hiver 2017 contre le Lightning de Tampa Bay, mardi soir.

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La bonne nouvelle, c'est que Craig Anderson n'est pas blessé trop sérieusement. Il a même pu s'entraîner de façon légère, mercredi matin. Il a stoppé quelques rondelles. Il ne devrait donc pas s'absenter trop longtemps.

En attendant son retour, Mike Condon sera là pour se frotter aux puissants Blackhawks de Chicago.

Le défi d'affronter les triples champions de la coupe Stanley, jeudi, ne devrait pas trop intimider le gardien de buts numéro deux.

Condon a déjà battu les Hawks sur leur propre patinoire, le 20 décembre dernier.

« Ça fait longtemps », reconnaît celui qui avait effectué 23 arrêts, ce soir-là.

S'il a besoin de puiser dans ses souvenirs plus récents pour se préparer, il n'a qu'à regarder les faits saillants de sa dernière sortie.

Il a réussi quelques-uns des arrêts les plus spectaculaires de l'hiver 2017 dans le revers en prolongation contre le Lightning de Tampa Bay.

Condon pourrait faire ça... mais il ne le fera pas.

Confidence.

« Généralement, je regarde les faits saillants pendant les arrêts de jeu, sur l'écran géant du tableau indicateur. Je suis à la recherche de petits détails qui auraient pu m'échapper dans le feu de l'action. J'essaie de trouver les erreurs que j'aurais pu commettre. Je regarde tout ça, je digère très rapidement. Quand le jeu reprend, je suis prêt à poursuivre mon travail », explique-t-il.

C'est tout. Quand il rentre à la maison, Condon ne se lance pas à la recherche de ses meilleurs et pires coups dans les bulletins de nouvelles à la télévision.

« Je ne m'intéresse pas trop à Twitter. Je ne suis pas très actif sur Instagram. J'essaie de ne pas trop m'attarder à ces choses. »

Condon jure qu'il vit le moment présent, et rien d'autre.

Contrat

Il nous sert le même refrain quand il parle de sa situation contractuelle.

Condon, on le sait, écoule la dernière année de son contrat. Il pourrait obtenir son autonomie complète cet été.

Cette situation était connue de tous quand les Sénateurs ont fait son acquisition dans une transaction, au tout début de la saison.

Le temps file rapidement. Il reste une centaine de jours à écouler avant le 1er juillet.

Il aime Ottawa et les Sénateurs l'aiment.

Il doit forcément y avoir moyen de s'entendre.

« J'essaie fort de ne pas y penser. Évidemment, cette question occupe toujours un peu d'espace, quelque part, dans mon cerveau. J'essaie de chasser ces idées en me concentrant sur la routine. Je m'occupe de ce que j'ai à faire, chaque jour, en me disant que ces questions vont se régler tout naturellement », dit l'athlète qui fêtera ses 27 ans le mois prochain.

Après avoir passé les cinq dernières années à se balader d'une ville à l'autre, d'une ligue à l'autre, il a certainement mérité le droit de déposer ses valises quelque part pendant quelques années.

« C'est une conversation qu'on pourrait avoir lorsque la saison sera terminée », dit celui qui tentera de remporter jeudi son 40e match dans la LNH.

« Je porte vraiment des oeillères en ce moment. Je me dis que si je m'intéresse trop aux choses qui se passent à l'extérieur de la patinoire, je pourrais finir par rater quelque chose d'important qui se passe sur la patinoire. Je crois vraiment que c'est la seule façon de ne pas devenir complètement fou. »

Le trophée Hart... rien de moins!

Le trophée Norris? Ce n'est pas suffisant! Guy Boucher croit que son capitaine, Erik Karlsson, mérite de remporter le trophée Hart. Rien de moins. «Oh mon Dieu! Absolument! Avec tout ce qu'Erik a pu accomplir cette saison, j'ai du mal à imaginer un candidat plus méritant», a lancé l'entraîneur-chef des Sénateurs, mercredi.

«En fait, je suis incapable de penser à un joueur qui serait plus méritant», a-t-il ajouté. «Erik est sublime, et ce, dans tous les aspects du jeu. À l'extérieur de la patinoire, il se comporte comme un véritable leader. Il se trouve en plein coeur de tout ce qu'on fait. Avec les autres meneurs de notre formation, il a su inspirer tous ses coéquipiers.»

Le plus récent récipiendaire du trophée Hart, Patrick Kane, sera justement de passage en ville, jeudi. Dans les 15 dernières saisons, 14 attaquants et deux gardiens ont mérité le titre de joueur le plus utile à leur équipe dans la LNH. En fait, un seul défenseur a réussi à remporter le Hart depuis 1973. Chris Pronger l'a remporté au terme d'une saison où il a inscrit 62 points, chez les Blues de Saint-Louis, en 1999-2000.




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