Anderson encore blessé

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Mike Condon a obtenu un autre départ imprévu en raison de l'absence de Craig Anderson, blessé au «bas du corps».

La Presse canadienne

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Chris Driedger a été le premier joueur à sauter sur la patinoire pour la séance d'entraînement des Sénateurs, mardi matin. Les journalistes installés dans les gradins ont aussitôt cru que Craig Anderson s'absentait de nouveau pour se porter au chevet de son épouse.

Après tout, la semaine dernière, la brave Nicholle parlait d'une reprises des traitements de chimiothérapie dans son blogue.

On se trompait.

Anderson doit cette fois-ci s'absenter pour s'occuper de sa propre santé. Il aurait subi une blessure au «bas du corps», samedi soir dernier, en affrontant ses anciens coéquipiers de l'Avalanche du Colorado.

«Quelque chose s'est produit vers la fin de ce match... Ça n'avait pas l'air si grave sur le coup. Andy doit maintenant se faire examiner. Nous devrions en savoir plus long à son sujet dans les prochaines heures», a fait savoir Guy Boucher en fin de matinée, durant sa conférence de presse d'avant-match.

«Je ne sais pas vraiment quoi vous dire», a-t-il répondu quand un confrère ont cherché à lui arracher quelques informations supplémentaires.

Cette nouvelle blessure vient donc s'ajouter à une longue et bizarre liste. Presque chaque année, alors que l'hiver tire à sa fin, Anderson donne du travail aux médecins de l'équipe.

Avant de se présenter devant les journalistes, Boucher a demandé à Mike Condon de se préparer à faire face aux tirs de Lightning.

Le gardien de buts numéro deux n'a pas posé de questions.

«Je connais mon rôle. Je dois toujours me préparer à faire face aux imprévus», dit-il dans un haussement d'épaules.

«En ce qui me concerne, c'est business as usual», a-t-il ajouté.

«Quand je suis arrivé ici, en début de saison, les patrons m'ont dit qu'ils ne savaient pas trop à quoi s'en tenir. Je leur ai répondu que ça ne change rien pour moi. Si Craig doit s'absenter pour s'occuper de Nicholle, je serai prêt. S'il doit régler d'autres problèmes, je serai prêt aussi.»

Driedger s'en fout

Condon a pris part à un 37e match, mardi. Il se maintient ainsi parmi les 30 gardiens les plus occupés de la LNH.

Il doit s'attendre à tenir le fort, encore une fois, durant l'absence de son partenaire.

Andrew Hammond a fait une brève apparition publique, mardi matin. Il se déplace difficilement à l'aide de béquilles.

Driedger a été «l'heureux élu» rappelé des mineures, mais il faudrait que bien des choses tournent mal pour qu'il obtienne un départ.

Dans les mineures, il a encaissé pas moins de 13 buts à ses sept dernières périodes de jeu. «Je crois bien que nous avons remporté une seule de nos 11 dernières parties. C'est dur», dit-il.

Dans une entrevue, plus tôt cette saison, le directeur général Pierre Dorion s'est dit déçu du développement des gardiens qui évoluent au sein du club école des Sénateurs.

Ça ne laisse rien présager de bon pour Driedger et pour son coéquipier Matt O'Connor. Les deux seront joueurs autonomes avec compensation l'été prochain.

«C'est bien la première fois que j'entends parler de cette entrevue, a indiqué Driedger, mardi matin. Je n'accorde généralement pas trop d'importance à ce genre d'histoires. J'essaie de me concentrer sur les choses que je peux contrôler. Ce que les gens disent, je n'y peux rien. Je préfère ne pas y accorder trop d'attention, alors.»

Driedger estime avoir néanmoins progressé au cours de ses trois premières années dans le hockey professionnel. «Je suis une personne très différente aujourd'hui», insiste le jeune homme de Winnipeg.

Bobby Ryan tourne le dos aux trolls de twitter

Nouveau départ pour Bobby Ryan. À plusieurs égards.

L'ailier droit de 29 ans et 11 mois a effectué un retour au jeu, mardi, après avoir raté les 11 dernières parties des Sénateurs. Quelques heures avant de retrouver ses coéquipiers, il a pris une grosse décision qui changera sa vie. Il a décidé de faire ses adieux à Twitter.

Ryan n'est pas le premier hockeyeur de la capitale à tourner le dos aux réseaux sociaux.

Lorsqu'il s'est débranché, il y a un certain temps, Mark Borowiecki ne s'est pas gêné pour dire sa façon de penser aux trolls qui se donnent le droit de dire absolument tout ce qu'ils veulent. Les membres de son fan club l'ont parfois empêché de dormir.

Lorsque nous l'avons abordé, au départ, Ryan ne voulait pas jeter de l'huile sur le feu.

«Ça n'a rien à voir. Vous devez être la cinquième personne à me demander si les commentaires négatifs ont eu raison de moi. La vérité, c'est que je n'avais plus vraiment de temps à consacrer à tout cela», a-t-il d'abord répondu.

Il s'est un peu contredit dans les secondes qui ont suivi.

Ryan s'est pointé sur Twitter, tard lundi soir, avec l'idée de partager une photo de sa petite fille, née l'été dernier. «Je me suis demandé si j'avais vraiment envie que 250 000 personnes voient cette photo. J'ai donc pris la décision de fermer mon compte et d'en partir un autre, anonyme. Seuls mes proches sauront comment me trouver», explique-t-il.

Ryan reconnaît quand même qu'il y a de bons côtés aux réseaux sociaux. «Les intentions sont toujours bonnes. Un athlète s'implique, il se rapproche de ses fans. C'est vrai que certains intervenants sont négatifs. Je regarde ce que d'autres peuvent endurer. C'est incroyable. Le pire, c'est qu'on ne peut pas vraiment répondre. Puisqu'il n'y a rien à faire pour contrer ce phénomène, aussi bien éliminer carrément cette source distraction», tranche-t-il.

Ryan, par ailleurs, prend les grands moyens pour éviter de subir d'autres blessures. Il a demandé à son équipementier de lui fabriquer des gants spéciaux qui protégeront davantage ses doigts.




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