Erik Karlsson, l'homme de fer

Erik Karlsson... (Archives, Agence France-Presse)

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Erik Karlsson

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Erik Karlsson n'est pas particulièrement friand de statistiques, pas les siennes en tout cas.

Chaque fois qu'il arrive à un nouveau plateau, ou qu'il brise un nouveau record d'équipe, le capitaine des Sénateurs d'Ottawa remercie les gens des médias « qui s'occupent de regarder ça pour moi et m'en parlent ».

Il ne faut donc pas se surprendre que le défenseur suédois ne fasse pas grand cas d'une autre marque qu'il s'appropriera samedi soir, celle pour le plus grand nombre de parties consécutives disputées par un Sénateur. Il reléguera aux oubliettes une séquence « homme de fer » de 311 matches de suite de Chris Phillips qui a pris fin le 27 décembre 2011 alors qu'il a raté un match à Montréal en raison d'une blessure au haut du corps, record qu'il a égalé lors du match de jeudi contre le Colorado.

Après le gain de 2-1 contre l'Avalanche, Karlsson préférait de beaucoup parler de l'importance des deux prochaines parties à domicile, samedi avec la visite des Blue Jackets de Columbus, une puissance de la forte division Métropolitaine, qui sera suivie lundi du premier match de la saison contre les Bruins de Boston, qui les talonnent au classement de la division Atlantique - ils ont deux points de recul alors qu'Ottawa a deux parties de plus à jouer.

« Ça va être deux matches difficiles, des parties différentes et de gros points à ramasser. J'espère qu'on va avoir autant d'énergie (que jeudi soir) mais qu'on va peut-être jouer un peu mieux à l'intérieur de notre structure, je n'ai pas trouvé qu'on a si bien joué que ça (contre l'Avalanche). On va continuer à se concentrer sur nous-mêmes, on fait du bon travail pour trouver des moyens de gagner des matches de différentes façons », a-t-il indiqué avant de profiter d'une journée de congé vendredi.

À moins d'une véritable explosion dans le dernier quart de la saison, Karlsson ne remportera pas un troisième trophée Norris cette saison alors que Brent Burns a pris une sérieuse option sur le titre de meilleur défenseur de la LNH alors qu'il occupe actuellement le cinquième rang des compteurs de la ligue avec ses 67 points, dont 27 buts (avant les parties de vendredi soir).

Il reste quand même le joueur le plus utile des Sénateurs et l'amélioration de son jeu défensif a beaucoup à voir avec les performances de son club cette saison.

En bloquant six autres lancers jeudi, Karlsson a conservé son emprise sur le premier rang à ce chapitre dans le circuit Bettman, avec 168, soit 12 de plus que son plus proche poursuivant, son compatriote Niklas Hjalmarsson, des Blackhawks de Chicago.

« Dans notre système, les avants en haut de la zone font du bon travail pour créer des couloirs où les défenseurs adverses peuvent lancer, et pour nos défenseurs ensuite, c'est plus facile de lire le jeu (pour bloquer les tirs). On a bien fait notre travail pour les forcer à prendre des tirs qu'ils ne voulaient pas prendre », a expliqué Karlsson à ce sujet.

Profondeur qui plaît

Celui-ci aime la nouvelle profondeur ajoutée à l'équipe cette semaine avec les acquisitions de son compatriote Niklas Stalberg et d'Alexandre Burrows.

C'est évidemment aussi le cas de l'entraîneur-chef Guy Boucher, qui n'a pas hésité à donner plus de 10 minutes de temps de glace à son nouveau quatrième trio formé de Stalberg (11 h 52 minutes), Chris Kelly (13 h 18) et Tommy Wingels (10 h 41).

« Quand tes quatre lignes roulent avec du rythme, ça te donne vraiment la chance de bien distribuer le temps de glace et tout le monde a assez de jus pour maintenir le rythme », a-t-il noté.

Il ne s'attend pas à ce que l'énergie initiale déployée par Burrows et Stalberg se dissipe avec le temps. « Les joueurs que nous sommes allés chercher, ce ne sont pas des joueurs qui ne se présentent qu'une fois de temps en temps... La constance que ces gars-là amènent va aider notre constance, c'est clair », a-t-il ajouté.

L'entraîneur aime l'idée que son club se frotte maintenant à des équipes de tête. « On a des énormes matches qui s'en viennent (contre Columbus et Boston), mais je pense qu'on a été bons dans les matches importants, dans les matches contre des grosses équipes, je ne vois pas pourquoi on changerait », affirme Boucher, qui dit porter peu d'attention au classement.

Burrows membre d'un club très exclusif

En comptant deux buts lors de son premier match avec les Sénateurs jeudi dans le gain de 2-1 contre l'Avalanche, Alexandre Burrows est devenu membre d'un club très exclusif puisque seulement trois autres joueurs dans l'histoire de 25 ans de l'équipe avaient réussi l'exploit.

Et il faut remonter aux premières saisons du club d'expansion pour trouver ces trois noms du passé : Dan Quinn le 17 mars 1994, Brian Glynn le 6 octobre 1993, et Doug Smail le 8 octobre 1992, lors du premier match de la franchise contre les Canadiens de Montréal au Centre municipal.

Nommé la première étoile du match, l'attaquant acquis des Canucks en a profité pour saluer ses parents Rodney et Carole, qui étaient dans les gradins avec un de ses neveux âgé de trois ans, Lohan. «Mes deux autres neveux devraient être là samedi soir. C'est une des raisons pourquoi je suis venu ici, pour être plus près de ma famille. Ils m'ont tellement bien appuyé au fil des années, même quand j'étais sur la côte ouest. Ils étaient toujours là quand on venait dans l'Est. Je dois une grosse partie de ma carrière à mes parents et c'était bien de les voir dans les gradins», a raconté Burrows après le match, lui qui a vu son père porter un nouveau chandail numéro 14 des Sénateurs.




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