Des échanges qui ont laissé de bons souvenirs

Derick Brassard avoue que les changements d'air sont... (Associated Press)

Agrandir

Derick Brassard avoue que les changements d'air sont parfois positifs: «Des fois, dépendamment de ta situation, c'est bon d'avoir un changement d'air», explique-t-il.

Associated Press

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

RALEIGH - À une ère où l'information voyage très vite, il est de plus en plus commun pour des athlètes d'apprendre qu'ils ont été échangés par l'entremise des réseaux sociaux ou de télévision.

Au sein de leur alignement actuel, les Sénateurs d'Ottawa ne comptent que deux joueurs qui ont changé de camp dans les heures ou les jours précédant la date limite des échanges dans la LNH, fixée cette année au 1er mars. Derick Brassard et Chris Kelly ont cependant appris leurs transactions respectives d'une manière beaucoup plus conventionnelle, directement de la bouche de leurs patrons à l'époque.

« Moi, je m'étais fait échanger environ 30 minutes après l'heure limite de 15 h, parce que parfois il y a trop d'échanges qui rentrent (au bureau de la ligue) en même temps à la limite. Je regardais la couverture à la télévision dans mon appartement avec quatre ou cinq autres joueurs, dont les deux autres impliqués dans l'échange. Puis on a tous eu un appel du directeur général (Jarmo Kekalainen) pour nous l'annoncer. Comme joueur de hockey, c'est toujours une journée que tu regardes attentivement », s'est remémoré Brassard.

Le centre gatinois était passé des Blue Jackets de Columbus aux Rangers de New York le 3 avril 2013 - la date limite avait été repoussée en raison d'un lock-out cette année-là - avec John Moore, Derek Dorsett et un choix de sixième ronde en retour de Marian Gaborik, l'ancien Olympique Steven Delisle et Blake Parlett. Le trio avait dû rapidement plier bagage pour se rendre à New York dans un vol nolisé et jouer le soir même. Il avait connu un retentissant départ au Madison Square Garden avec un but et trois passes dans un gain de 6-1 contre les Penguins de Pittsburgh.

Le troc avait fait l'objet de nombreuses rumeurs, donc Brassard n'avait pas vraiment été surpris par la transaction. Les Sénateurs avaient également exploré la possibilité de le sortir de Columbus la saison précédente, optant finalement pour Kyle Turris, qui était au milieu d'une dispute contractuelle avec les Coyotes de l'Arizona. « Des fois, dépendamment de ta situation, c'est bon d'avoir un changement d'air. Pour moi, ça a été profitable, j'ai vraiment aimé mes années (à New York), on a eu du succès et ça m'a aidé à gagner ma confiance en jouant pour 'Torts' (John Tortorella) et Alain (Vigneault) », a ajouté celui qui a été acquis des Rangers l'été dernier contre Mika Zibanejad.

Dans le cas de Kelly, son passage aux Bruins de Boston le 15 février 2011, à quelques jours de la date limite, lui avait été annoncé en personne.

« Je me souviens que c'était après une défaite contre les Islanders, je suis sorti de la salle d'entraînement et j'ai croisé Bryan (Murray), qui m'a pris à l'écart pour me dire que je m'en allais à Boston », se souvient Kelly, pour qui les Sénateurs avaient obtenu un choix de deuxième ronde au repêchage de 2011 utilisé pour sélectionner Shane Prince, maintenant des Islanders.

Kelly avait fait partie d'une « vente de feu » qui avait vu Mike Fisher passer aux Predators de Nashville et Alex Kovalev aux Penguins de Pittsburgh.

Du mouvement en vue à Ottawa ?

Cette année, les Sénateurs sont en bonne position au classement et ils vont plutôt chercher à ajouter de la profondeur à leur alignement, possiblement en faisant l'acquisition d'un vétéran attaquant sans pour autant toucher à leur alignement actuel. Le d.g. Pierre Dorion passe beaucoup de temps avec son cellulaire collé à l'oreille, chose que les joueurs ne peuvent pas ignorer.

« Tu espères toujours que tu n'entendras pas ton nom quand tu passes près de lui. Parfois, cette période est dure sur les nerfs, surtout pour ceux qui pensent faire l'objet de pourparlers ou si tu as un bon ami qui est dans cette situation. Avec l'échange de la Caroline (Ron Hainsey envoyé à Pittsburgh jeudi), tu réalises que c'est ce temps-là de l'année. La plupart des gars n'y pensent pas parce que c'est hors de notre contrôle », a souligné l'attaquant Zack Smith, qui aurait pu faire l'objet de rumeurs s'il n'avait pas signé une prolongation de contrat le mois dernier.

Gare aux distractions

C'est l'attitude que l'entraîneur-chef Guy Boucher veut que ses joueurs aient pour ce qui pourrait facilement être une source de distraction.

« Je ne sens pas d'anxiété, pas du tout. Présentement, on est tellement concentré, surtout qu'il nous manque du personnel de qualité. On est très conscient qu'on doit donner tout ce qu'on a, il n'y a pas de place pour un manque de concentration. Au moment où on va en avoir, on est mort. Il faut être concentrés sur le moment, les 10 premières minutes du match. Exclure tout ce qui est extérieur, le classement, les joueurs qui ne sont pas habillés, tout ce qui pourrait arriver et les pointages des autres équipes qui jouent en même temps que nous. C'est là que tu peux perdre ta concentration et te perdre », a commenté Boucher en matinée vendredi.

Les Sénateurs en bref

Pas de changement

Guy Boucher a dit en matinée qu'il était « fort probable » que l'alignement de son club demeurerait inchangé pour le match contre les Hurricanes, et c'est effectivement ce qui s'est passé alors que les blessés Mark Stone et Mike Hoffman n'étaient pas prêts à revenir au jeu. Le cas du premier, blessé au cou, est moins grave alors qu'une décision à son sujet a été prise seulement avant le match, tandis qu'il était d'ores et déjà acquis en matinée que Hoffman, blessé à l'aine, ne jouerait pas.

« Ça me surprendrait qu'il soit en mesure de jouer en fin de semaine. À l'heure actuelle, je ne gagerais pas là-dessus », a plus tard ajouté Boucher, en parlant des parties de dimanche à Fort Lauderdale et de lundi à Tampa Bay.

Dzingel contre Kovalev

Dans la catégorie des drôles d'anniversaires, la journée d'hier marquait six ans déjà que les Sénateurs ont échangé « l'Artiste », Alex Kovalev, aux Penguins de Pittsburgh contre un choix de septième ronde au repêchage de 2011. Ce choix a été utilisé pour sélectionner un joueur qui s'illustrait au hockey universitaire américain, l'attaquant Ryan Dzingel.

Celui-ci a maintenant plus de points (29) que le « Picasso du canal Rideau » avait récolté lors de sa deuxième et dernière saison dans la capitale (27), en sensiblement le même nombre de matches (56 pour Dzingel avant le match de vendredi, contre 54 pour Kovalev).

« Je sais que j'ai finalement été échangé contre Kovalev. J'imagine que les gens se moquaient pas mal du choix obtenu contre lui à l'époque », a confié Dzingel vendredi.

Classement serré

Boucher a réitéré encore vendredi qu'il ne porte pas beaucoup d'attention au classement, alors que seulement quatre points séparaient le premier rang (Montréal) du cinquième (Floride) dans la division Atlantique avant les parties de vendredi soir.

« Je le dis depuis le début, ça va être un 'dogfight' jusqu'à la fin, Je m'attendais exactement à ça. La vérité est que pour la plupart des clubs, tu vas être des séries par un, deux ou trois points ou les rater par un, deux ou trois points à la fin de la saison », a-t-il noté....




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer