Anderson revient fort

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À son retour devant le filet des Sénateurs, Craig Anderson a signé son 4e jeu blanc de la saison et son 37e en carrière.

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Craig Anderson a eu la vie relativement facile en reprenant sa place devant le filet des Sénateurs d'Ottawa, mais ça restait un retour remarquable.

Le gardien numéro un de l'équipe a effectué 33 arrêts dans une victoire de 3-0 aux dépens des Islanders de New York samedi au Centre Canadian Tire, à son premier match depuis le 5 décembre en raison des problèmes de santé de son épouse Nicholle.

La majorité de ces arrêts ont été assez routiniers alors que ses coéquipiers ont offert un solide effort devant lui.

Mais l'histoire de la journée était évidemment la performance sans bavure d'Anderson, qui a signé son quatrième jeu blanc de la campagne. Il en avait aussi obtenu un le 30 octobre à Edmonton, peu après que le cancer de son épouse ait été diagnostiqué et dévoilé publiquement. « Je ne pourrais être plus heureuse de voir de la normalité revenir dans nos vies », a écrit Nicholle Anderson sur Twitter avant le match, avant d'ajouter après que « peu importe le jour babe, tu es toujours ma première étoile. Je t'aime. »

« Ce blanchissage a été pas mal moins émotif. Il y avait beaucoup d'inconnu à Edmonton quand j'étais revenu. Maintenant, on en sait beaucoup plus sur notre situation et c'est plus facile de revenir jouer, sans que les nerfs et les émotions prennent le dessus sur tes habiletés », a commenté Anderson après avoir été nommé la première étoile de la rencontre, ce que la foule de 18 211 amateurs a souligné en scandant « Andy, Andy ».

« J'ai eu un peu de chance de mon côté, ce que ça prend pour être bon. Il y a eu cette rondelle dès le départ qui a frappé la baie vitrée et est revenue devant le but, et une couple de passes devant le filet qui ont été bien coupées, par ''Karl'' (Erik Karlsson) notamment », a-t-il ajouté.

Son patron, Guy Boucher, n'était pas d'accord. « Il a repris exactement où il avait laissé. Il avait un super début de saison, notre équipe était solide avec lui devant le filet. Ça aurait pu virer en catastrophe avec tout ce qui s'est passé après. Condon a fait du super travail en son absence, mais quand tu as un gardien de cette trempe-là qui revient devant le filet... Tu t'attends à ce qu'un, deux ou trois buts rentrent vu que ça fait longtemps qu'il n'a pas joué. Mais les rebonds ont soit été complètement absorbés, ou ils s'en allaient trop loin parce qu'il en avait le contrôle. C'est assez impressionnant pour quelqu'un qui a manqué deux mois et demi, ça prend du talent et de l'expérience, c'est clair », a souligné l'entraîneur-chef des Sénateurs.

Mark Stone, son 20e de la saison, a marqué au premier tiers, et Zack Smith et Jean-Gabriel Pageau ont enchaîné en deuxième sur des descentes amorcées par Kyle Turris et Tom Pyatt, respectivement.

Ses coéquipiers ont été impressionnés, mais pas surpris, par la performance sans bavure d'Anderson, dont c'était le 37e blanchissage en carrière.

« Il est un gardien de classe mondiale, on savait ce qu'il apporterait sur la table. Il calme tellement le jeu, gelant la rondelle quand c'est le temps », a noté Stone.

Avec le retour au jeu d'Anderson, les Sénateurs ont soumis le nom du gardien Andrew Hammond au ballottage et comme aucun club ne l'a réclamé, il a été cédé au club-école de Binghamton, où il avait passé quelques semaines en novembre. Le printemps 2015 où il avait mené l'équipe à une participation improbable aux séries avec sa fiche de 20-1-2 est bien lointaine maintenant, mais il est sous contrat pour la saison prochaine avec Ottawa, à un salaire de 1,35 M $.

« Il a été un excellent coéquipier et un excellent ami, on s'est bien entendu depuis qu'il est venu pour mener l'équipe aux séries. On va toujours se souvenir de lui et l'aimer dans cette ville pour ce qu'il a fait. C'est la nature de cette business. Il n'y a pas de doute qu'avec du travail acharné et un peu de chance, il peut revenir dans la LNH. Je le sais, j'ai été soumis au ballottage moi aussi », a rappelé Anderson au sujet du « Hamburglar ».

Les Sénateurs (29-18-6) disputeront maintenant le quatrième et dernier match de ce séjour à domicile en recevant les Sabres de Buffalo mardi soir au CCT et il faut s'attendre à ce que Craig Anderson soit alors confronté à son ancien adjoint, Robin Lehner.

Ryan avec Pageau et Pyatt pour contrer Tavares

Duo à qui Guy Boucher confie toujours ses plus importantes missions défensives, Jean-Gabriel Pageau et Tom Pyatt ont eu un nouveau un partenaire inattendu samedi pour contrer John Tavares, la super vedette des Islanders : Bobby Ryan.

Oui, le plus haut salarié des Sénateurs (7,25 M $ par an) s'est improvisé attaquant à caractère défensif, prenant la place qu'occupait récemment un autre franc tireur, Mike Hoffman.

« Je voulais ajouter de la taille à ce trio, on utilisait Mike contre des équipes rapides, mais contre Tavares, qui est un gars pesant et puissant, j'ai pensé que Bobby serait utile et il a fait du bon travail le long des bandes, a expliqué Boucher après le match. J'aime utiliser des gars offensifs dans ces rôles, ça les oblige à mettre l'accent sur les bonnes choses. J'ai appris ça de Steve Yzerman, que Scotty Bowman avait converti de compteur de 50 buts à centre de troisième ligne jouant contre les meilleurs joueurs adverses. C'est là que la dynastie de Détroit a commencé. »

Il faut spécifier que c'est particulièrement Pageau qui a neutralisé Tavares, qui avait 9 buts et 17 points à ses 13 parties précédentes. En plus de gagner 79 % de ses mises au jeu, la plupart contre lui, il l'a frustré au point où il a écopé d'une punition pour avoir cinglé en fin de match. « Une chance qu'il m'a atteint sur le gant. Il a peut-être été frustré un peu. C'est un compétiteur et peut-être que ça ne tournait pas comme il voulait. Ça fait partie du jeu », a dit Pageau.

Boucher a encore louangé Pageau, parlant de lui comme d'un candidat au trophée Selke de meilleur attaquant défensif. « Il joue contre les meilleurs joueurs chaque soir et il est le soldat ultime. Son rôle lui importe peu. Bien des joueurs disent ça... mais dans son cas, il va faire tout ce dont vous avez besoin pour votre équipe. Il est un modèle pour les jeunes, jouer de cette façon à sa taille, a-t-il dit.

«Nous deux, on joue de la même façon tout le temps, peu importe qui est sur l'autre aile», a souligné Pyatt au sujet de la présence de Ryan.

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