La malédiction de l'après-midi

Mike Hoffman aime jouer l'après-midi, même si son... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Mike Hoffman aime jouer l'après-midi, même si son équipe obtient des résultats plutôt médiocres dans ces circonstances.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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Mike Hoffman appelle ça «la malédiction de l'après-midi».

L'attaquant des Sénateurs fait référence aux problèmes de son équipe lorsqu'elle joue des parties le jour plutôt qu'en soirée. Il y a quelques années, c'était un problème majeur pour la formation de la capitale nationale : sa fiche dans ces circonstances lors de la saison 2013-2014 avait été de 3-7-2.

Depuis ce temps-là, la situation s'est redressée considérablement, le club ayant notamment eu un dossier de 6-0-1 au cours de l'année 2015, soit à la fin de la saison 2014-15 et au début de 2015-2016. 

Cette saison, sous Guy Boucher, le club a cependant perdu ses deux premières parties alors que le soleil était encore levé. C'était en décembre lors du voyage en Californie, où les Sénateurs ont encaissé des revers de 4-1 à Los Angeles lors du 1000e match de Chris Neil et de 5-1 le lendemain à Anaheim.

Après la visite des Islanders samedi au Centre Canadian Tire, le club n'aura qu'un autre de ces matches en après-midi, l'avant-dernier match de la saison régulière, le 8 avril lorsqu'un autre club de New York, les Rangers, sera de passage.

«Pour moi, ça se joue dans la tête. Si tu ne vois pas les choses différemment, ça ne sera pas différent. Quand nous sommes allés à Vancouver, ça faisait des années que l'équipe n'avait pas gagné (à Rogers Place), c'était la même chose à Chicago. Si tu penses à ça, tu es fait. Ce n'est pas un facteur de motivation, c'est le contraire. C'est quelque chose qui est un poids sur toi. On va garder la même routine, sans avoir de pratique matinale. On l'a fait souvent lors de parties en fin d'après-midi que nous avons gagnées cette année. Début ou fin d'après-midi, c'est la même glace. Les buts vont être à la même place que depuis 1977, même chose pour la ligne rouge», a imagé Boucher.

«Moi, je me sens bien lorsqu'on joue ces parties en après-midi, notait Hoffman. Je prends mon déjeuner habituel et je garde la même routine en arrivant à l'aréna. L'important, c'est que cette saison, nous avons joué de bonnes parties contre des équipes fortes et présentement, les Islanders vont très bien, ils sont un des meilleurs clubs de la ligue depuis 10 parties», a souligné Hoffman.

Les visiteurs connaissent en effet leurs meilleurs moments de la saison avec une fiche de 7-1-2 depuis que Doug Weight a succédé à Jack Capuano derrière leur banc.

«Ma première année ici, ce sont les parties à 14 h qui nous donnaient du fil à retordre. Ça va mieux depuis une couple d'années, on connaît de meilleurs débuts de matches. On a un nouveau système, un nouvel entraîneur, tout semble différent cette année, donc ça ne devrait pas être dans le derrière de nos têtes», pense l'attaquant Bobby Ryan.

Parlant de début de rencontre, Boucher aimerait en connaître de meilleurs que récemment. Dans le gain de 3-2 contre Dallas mardi où ils se sont forgé une avance de 2-0, avec l'aide d'un but dans son propre filet de Jiri Hudler, ils avaient été dominés 12-6 au chapitre des tirs.

«On doit avoir l'état d'esprit de mieux gérer la rondelle en première période, affirme Boucher. On ne l'a pas fait très bien dans notre zone (jeudi), on a lancé la rondelle un peu partout et ça a mené à écoper d'une punition. On a commis quelques revirements qu'on doit éviter, et ça, c'est ce qui arrive quand tu as une baisse de ton niveau de confiance, c'est ce qui part en premier. On peut être meilleur pour gérer la rondelle dans notre zone ainsi qu'à la ligne bleue adverse», a souligné Guy Boucher.

Les Sénateurs en bref

Boucher jongle avec ses idées

En plus d'avoir encore à décider qui sera son gardien partant, l'entraîneur-chef Guy Boucher a dit qu'il étudiait encore ses options quant à des modifications à son alignement en vue du match contre les Islanders. Contre Dallas, il y était allé avec sept défenseurs et 11 attaquants, laissant Curtis Lazar et Chris Neil de côté. Il a laissé la porte ouverte à l'utilisation d'un alignement conventionnel de 12 avants et 6 défenseurs. « J'ai un attaquant et un défenseur qui sont un peu amochés, donc je vais attendre de voir avant de prendre une décision », a-t-il indiqué. Erik Karlsson a été le seul Sénateur à obtenir un congé vendredi, une journée « d'entretien » pour lui.

Suspension pour Thomas Chabot

L'espoir des Sénateurs Thomas Chabot sera inactif en fin de semaine avec les Sea Dogs de Saint-Jean étant donné qu'il a été suspendu deux parties par la LHJMQ pour avoir donné un croc-en-jambe dangereux à Jordan Maher, du Titan d'Acadie-Bathurst, mercredi dernier. Le défenseur originaire de Sainte-Marie de Beauce écopait d'une première suspension en carrière, lui qui avait vu une mise en échec dangereuse aux dépens de Gabriel Gagné, un autre espoir des Sénateurs, être étudiée l'an dernier. Depuis qu'il a été cédé aux Sea Dogs en novembre, Chabot a 5 buts et 22 passes à sa fiche.

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