Boucher maintient le suspense

Le gardien des Sénateurs d'Ottawa, Craig Anderson... (Archives, Agence France-Presse)

Agrandir

Le gardien des Sénateurs d'Ottawa, Craig Anderson

Archives, Agence France-Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Guy Boucher avait la chance de mettre un terme à ce qu'il a souvent appelé son « roman-savon » devant le filet en annonçant que Craig Anderson allait obtenir le départ samedi après-midi lors de la visite des Islanders de New York au Centre Canadian Tire.

L'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa a eu beau avoir une longue conversation sur la patinoire du Sensplex avec son entraîneur des gardiens Pierre Groulx, après un entraînement où le gardien numéro un de l'équipe a défendu un filet à lui seul pendant que Mike Condon et Andrew Hammond se partageaient l'autre, il a cependant refusé de dire qu'il serait entre les poteaux pour la première fois depuis le 5 décembre dernier à Pittsburgh.

Anderson, qui a passé les deux derniers mois au chevet de son épouse Nicholle alors qu'elle subissait des traitements pour contrer un cancer de la gorge dans un hôpital de New York, n'a pas rencontré les médias à son retour dans le vestiaire du Centre Canadian Tire, ce qui fait que le mystère demeure entier puisque Boucher entend laisser la décision entre ses mains.

On se rapproche

« Il a l'air très bien lors des pratiques, mais on doit retourner en parler, voir où il en est dans son esprit, dans son corps. Pierre dit qu'il s'améliore lors de chaque pratique, donc on va voir. Est-ce qu'on se rapproche ? Oh que oui. Est-ce que ce sera demain ? Peut-être qu'il agira comme substitut et que ce sera le match suivant (mardi contre Buffalo). On va en parler et on verra... Physiquement, il est à 100 % et c'est à lui de nous dire si mentalement, il est prêt à y aller. Il doit se sentir prêt, sentir qu'il a vu assez de situations de jeu. Il a fait toutes les choses techniques depuis deux semaines, même si on n'a pas eu beaucoup de séances d'entraînement », estimait Boucher, qui a indiqué que Condon sera renvoyé dans la mêlée si la réponse d'Anderson est négative.

Quand il est revenu dans le giron de l'équipe il y a deux semaines, Anderson avait dit qu'il aurait besoin « d'un camp d'entraînement de deux ou trois semaines » pour retrouver ses réflexes. Le vétéran de 35 ans est habitué d'effectuer des retours au jeu après des périodes d'absences prolongées, lui qui a été blessé en deuxième moitié de saison lors des quatre saisons précédentes. Dans son cas, la possibilité d'effectuer un séjour de réhabilitation avec le club-école de Binghamton n'a pas été étudiée sérieusement.

Les coéquipiers d'Anderson ne souhaiteraient rien de mieux que de lui rendre la vie facile lorsqu'il reprendra sa place entre les poteaux.

« Ça va être un gros boost pour nous quand il va jouer à nouveau. On va certes essayer de l'aider autant qu'on le pourra. On veut toujours bien jouer dans notre zone pour nos gardiens, garder ça le plus serré possible », a noté le défenseur Cody Ceci.

Fidèle à lui-même

L'attaquant Bobby Ryan estimait pour sa part qu'Anderson avait l'air de lui-même à l'entraînement.

« Il est le gardien le plus frustrant sur lequel j'ai jamais lancé. Tu arrives devant lui et tu prends un hummer, tu penses avoir tout fait comme il faut et il va sortir une jambière en bougeant son pied à peine, à la Bill Ranford. Il a l'air en forme, il fait de plus en plus de ces arrêts acrobatiques lors des pratiques pour faire fâcher les gars. Il a l'air pas mal relax », estime-t-il.

« Ça va être énorme quand il va revenir, Nicholle et lui ont traversé un enfer dans les dernières semaines. C'est bien de le revoir dans la chambre, tout d'abord. Puis il est notre gardien numéro un, il était notre joueur le plus utile avant de s'absenter. Peu importe qui sera devant notre filet demain après-midi, on va être confiants vu que "Condo" a été excellent, sortant de nulle part pour jouer 27 parties de suite », a ajouté Ryan.

Anderson avait une fiche de 12-6-1 avec une moyenne de 2,46 et un taux d'efficacité de ,924 avant de s'absenter. Son dernier match avait été son pire de la campagne alors qu'il avait alloué sept buts sur 43 tirs dans un revers de 8-5 à Pittsburgh.

Un premier point à court d'un homme pour Pageau

Après avoir mené la LNH pour les buts en désavantage numérique avec sept la saison dernière, Jean-Gabriel Pageau a finalement obtenu son premier point de la saison dans ces situations jeudi quand il a gagné la mise au jeu qui a menée au but de Dion Phaneuf qui ouvrait le pointage dans le gain de 3-2 contre Dallas.

«Ça a fait du bien, c'est certain. Cette année, on met moins l'accent sur compter en désavantage, on se concentre sur la défensive, bloquer des rondelles et lancer la rondelle 200 pieds. Je pense que c'est bon, on est dans le top-10 de la ligue (10e à 83,4% d'efficacité) alors que l'an dernier, on était avant-dernier dans la ligue même si on scorait beaucoup. On est pas mal plus satisfait avec notre travail de cette année que de l'an passé», a souligné vendredi le centre gatinois des Sénateurs, qui a maintenant 5 buts et 19 points à sa fiche avec un différentiel de plus-8, deuxième meilleur de son club.

Pageau est aussi le meilleur centre régulier de son club dans les cercles de mise au jeu, à 54,4 % (Kyle Turris est à 52,2%, Derick Brassard à 51,2% et Chris Kelly à 43,8%).

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer