Thornton comprend ce que Neil vit

Chris Neil a pu réintégrer l'alignement des Sénateurs... (Archives, La Presse)

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Chris Neil a pu réintégrer l'alignement des Sénateurs mardi soir.

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(Sunrise) Après un purgatoire d'un match dans les gradins, Chris Neil a pu réintégrer l'alignement des Sénateurs mardi soir, Guy Boucher optant cette fois pour laisser le décevant Curtis Lazar de côté.

La présence dans l'alignement des Panthers d'un vieux rival de Neil, Shawn Thornton, a pesé dans la balance lorsque l'entraîneur des Sénateurs a pris sa décision, a-t-il avoué.

Le matamore des Panthers et ancien des Bruins de Boston racontait d'ailleurs en matinée qu'il peut comprendre les émotions ressenties par son homologue avec qui il a eu «plusieurs batailles» au fil des années. Ses quatre combats contre Neil dans la LNH sont le deuxième plus haut total contre un même adversaire de ce dernier (Eric Boulton est premier avec cinq affrontements), selon le site spécialisé hockeyfights.com.

«J'ai été retranché plus que quiconque ici cette saison. Ce n'est jamais facile, mais je n'ai pas besoin de lui donner de conseil, Chris est dans cette ligue depuis longtemps, il est un vrai professionnel. Je suis certain qu'il va travailler fort et quand il va être inséré dans l'alignement, il va faire sentir sa présence, comme il le fait toujours», a confié Thornton, qui disputait un 10e match de suite mardi contre Ottawa, un 25e cette saison.

Âgé de 39 ans, Thornton a été mis sous contrat à nouveau pour un an par les Panthers l'été dernier en sachant très bien que son rôle serait réduit. Il est là d'abord et avant tout pour le leadership qu'il apporte dans le vestiaire auprès des jeunes joueurs de l'organisation.

«La situation de Chris est probablement différente, je ne sais pas. Dans mon cas, je savais que je ne jouerais pas des tonnes de matches cette année et ça me convenait. Je me présente et je travaille chaque jour, quand l'opportunité se présente, j'essaie de faire sentir ma présence, comme j'ai dit. Récemment, j'ai joué beaucoup et c'est plus plaisant, c'est certain. Mais tu as le choix d'approcher une telle situation de façon positive ou négative, et je choisis toujours l'option d'être positif», dit-il.

Au fil des ans, le nombre de batailles a été réduit considérablement dans la LNH, au point où les durs à cuire unidimensionnels sont une espèce en voie de disparition. Il ne reste que des poids moyens comme Neil et Thornton, des joueurs robustes qui sont aussi capables de jouer au hockey dans une ligue où la vitesse est maintenant reine.

«Un gars comme Chris n'est pas seulement tough, il a déjà compté 15 buts dans cette ligue, ce que plusieurs gars habiles n'ont jamais fait. Les batailles sont éliminées, avec les visières, les deux minutes de punition pour avoir enlevé ton casque, toutes les choses qui viennent protéger la ligue. Il y a des questions d'assurance, des poursuites judiciaires. Moi, je suis content qu'il n'y ait plus de bagarres arrangées d'avance, je n'aimais pas me lever le matin en sachant que j'allais devoir me battre contre un gars qui fait 6' 6'' pour aucune autre raison que le fait qu'on agit en tough», mentionne-t-il.

«Je ne donnerais pas une étiquette à Chris Neil quand il a joué 950 parties environ sur la troisième ligne à Ottawa dans un rôle défensif, juste parce qu'il est capable d'ajouter une autre dimension à son jeu en lâchant les gants», ajoute Thornton.

Ce dernier a dit qu'il n'a pas pu féliciter son homologue pour avoir atteint le plateau des 1000 parties en décembre. «Je n'ai pas son numéro, mais je vais le féliciter si je le vois aujourd'hui. J'ai bien aimé sa feinte en fusillade (à son 1001e match) en tout cas, il est passé bien près de réussir. C'est une feinte que fait (Alexander) Barkov avec nous», souligne Scott Thornton, admiratif.

Pour ce qui est de sa décision de ramener Neil dans l'alignement et de retrancher Lazar, Guy Boucher a expliqué que «nous n'avons pas été assez physiques lors de notre dernier match (contre Calgary jeudi), et on veut s'assurer sur la route que l'aspect physique est là, surtout qu'ils (les Panthers) ont des gars toughs dans leur alignement. Il n'y a rien de spécifique concernant Lazar, c'est une question de nombre, on ne peut pas habiller 13 attaquants».

Potvin et le top-100

Denis Potvin, en 1977... (Archives, La Presse) - image 3.0

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Denis Potvin, en 1977

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Denis Potvin, l'ancien défenseur vedette des Islanders de New York originaire d'Ottawa, s'est retrouvé sans grande surprise sur la liste des 100 meilleurs joueurs de l'histoire de la LNH, dévoilée en marge du match des étoiles à Los Angeles en fin de semaine. Il a adoré son week-end.

« Il aurait fallu qu'il y ait une caméra derrière l'estrade tellement il y a eu de bonnes histoires qui étaient racontées là. Quand Wayne Gretzky m'a vu, il a dit, "Voici le seul gars dans la ligue qui me faisait peur", a-t-il relaté. Il y a eu beaucoup de moments comme ça, c'était fantastique. »

Trois de ses coéquipiers des Islanders, Billy Smith, Bryan Trottier et Mike Bossy, étaient aussi présents, et Erik Karlsson a mentionné qu'il a particulièrement apprécié de passer du temps en compagnie de ce dernier.

Huberdeau loin d'un retour

Jonathan Huberdeau... (Archives, La Presse canadienne) - image 5.0

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Jonathan Huberdeau

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L'attaquant des Panthers Jonathan Huberdeau a commencé à patiner avec ses coéquipiers cette semaine, mais il est encore loin d'un retour au jeu alors qu'il se remet d'une déchirure au talon d'Achilles de son pied gauche.

« Je me sens mieux, mais j'ai encore plusieurs choses à travailler avant de penser à jouer. Je me sens mieux avec mon pied dans un patin que dans un soulier, ça offre du support. Il y a des choses que je ne peux pas encore faire », a indiqué Huberdeau, qui espérait parler à Erik Karlsson après le match pour voir comment s'était passée sa réhabilitation quand il a eu la même blessure en 2013. « Peut-être que je pourrai lui donner quelques conseils, mais tout le monde est différent. Une chose est certaine, il ne se sentira jamais plus pareil et il devra s'habituer à une nouvelle normalité », a dit Karlsson.

Entre les lignes 

Le bureau des gouverneurs de la Ligue américaine de hockey a approuvé mardi le transfert de la franchise des Devils d'Albany à Binghamton, aussi dans l'état de New York, en vue de la prochaine saison. Le club-école des Devils du New Jersey se trouvera à remplacer les Senators de Binghamton, qui déménageront à Belleville l'automne prochain. Le club-école des Sénateurs évoluait à Binghamton depuis 2002... 

Mike Condon a dit apprécier d'avoir la chance de jouer contre une légende comme Jaromir Jagr. « C'est le fun de jouer contre un gars comme lui, c'est quelque chose que tu vas raconter à tes petits-enfants, quoiqu'ils pourraient jouer encore à ce moment-là », a-t-il blagué au sujet de l'attaquant de 44 ans.

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