Karlsson va s'amuser à Los Angeles

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Erik Karlsson participera à son quatrième match des Étoiles en carrière, dimanche.

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La prolongation à trois contre trois n'a pas été tendre envers Erik Karlsson lors des deux derniers revers des Sénateurs d'Ottawa cette semaine, alors qu'il a gaffé sur les buts gagnants de Calgary jeudi et de Columbus dimanche.

Ça n'empêche pas le défenseur vedette des Sénateurs d'avoir hâte de participer à son quatrième match des Étoiles de la LNH en carrière, dimanche à Los Angeles, alors que le format utilisé pour une deuxième année sera un tournoi à trois contre trois opposant les formations des quatre divisions, l'Atlantique, la Métropolitaine, la Centrale et la Pacifique.

« C'est toujours amusant d'aller au match des Étoiles, de faire différentes choses et rencontrer beaucoup de monde différent. Ce n'est pas à la porte, mais ça va valoir la peine quand on va atterrir dans cet état ensoleillé. J'avais aimé la nouvelle formule l'an passé (à Nashville) et je pense que ça va être encore un peu mieux cette année. Les gars savent à quoi s'attendre et la ligue va faire quelques ajustements. Les amateurs aiment le trois contre trois et les joueurs aiment ça aussi. L'an dernier, les gars ont forcé pour gagner et ça va être la même chose cette année », a souligné Karlsson avant son départ pour la partie où l'équipe gagnante du mini-tournoi se partagera une somme de 1 million $.

Karlsson, qui a compté un but dans un des matches de l'an dernier au sein d'une formation qui comptait John Scott comme capitaine et Jaromir Jagr comme éminence grise, va certes prendre autant de chances lors des ces parties, signification qu'il le fait lors des prolongations où un deuxième point est à l'enjeu.

Pas mal tout le monde qui regarde les parties des Sénateurs avec un peu d'attention cette saison aura cependant remarqué qu'il a grandement amélioré l'aspect défensif de son jeu depuis que Guy Boucher est arrivé comme entraîneur-chef de l'équipe l'été dernier.

Des compliments

Celui-ci est d'avis que la réputation de l'ancien gagnant du trophée Norris de meilleur défenseur de la LNH à deux reprises comme arrière à caractère strictement offensif a été surfaite.

« Moi, tout ce que j'avais entendu avant (à son sujet), j'avais les oreilles bien fermées à ça. C'est arrivé trop souvent que je me sois fait décrire un joueur et qu'avec moi, il n'était pas comme ça du tout. Erik Karlsson, j'ai appris à le connaître cet été, ça a été depuis le début une super relation. (Il est) réceptif comme tu ne peux pas l'imaginer. Ça a été un leadership impeccable depuis le début de l'année... J'ai été agréablement impressionné par tout ce qu'il a fait, par son attitude hors glace et sur glace depuis le début de l'année, dans les deux sens de la patinoire, dans son attitude hors glace, que ce soit dans le gym ou les pratiques. Et il paie le prix défensivement, il bloque des tirs. Il mérite non seulement sa place au match des Étoiles comme joueur, mais en termes de leader, il est définitivement dans le haut de la liste au niveau de la ligue, c'est certain », a souligné Boucher.

Le pilote québécois pense que la réduction du temps de glace de Karlsson (de 28:58 minutes l'an dernier à 27:07 en moyenne cette saison) n'est pas étrangère à son efficacité accrue, alors qu'il a 7 buts et 32 passes à sa fiche en 47 matches, avec un différentiel de 0. 

« Il y a des choses défensivement que tu aimes comme entraîneur. Son bâton est exceptionnel, stick on puck qu'on dit en anglais. Sa vitesse, sa façon d'approcher l'adversaire, sa gap était déjà très bonne. Il pouvait jouer beaucoup et ses présences étaient longues. Dans ce temps-là, tu te fatigues et n'importe quel bon joueur défensif, quand il est fatigué, il joue moins bien. Je pense qu'avec la profondeur qu'on a développé cette année, avec le rôle qu'il a, le fait qu'on ne le fait pas jouer régulièrement deux minutes sur l'avantage numérique, ça a contribué à le faire souffler », estime-t-il.

Boucher pense aussi que l'arrivée dans le vestiaire du vétéran Dion Phaneuf il y a près d'un an a aidé Karlsson, un capitaine encore assez jeune (26 ans), à mieux exercer son leadership. Et l'ancien des Maple Leafs a une admiration sans bornes pour son voisin dans le vestiaire.

« Karl n'obtient pas assez de crédit pour son jeu dans notre zone, ou pour les tirs qu'il bloque, il est excellent pour ça. Tout le monde parle d'attaque, attaque et attaque avec lui. Mais il fait le travail dans notre zone aussi. Il n'a pas un travail facile, mais il le remplit admirablement. Il mène notre barque et il continue à nous pousser dans la bonne direction », a confié Phaneuf.

Bloquer des tirs est venu naturellement

Erik Karlsson va se présenter au match des Étoiles de la LNH installé au deuxième rang des compteurs chez les défenseurs, derrière Brent Burns, des Sharks. 

Il est aussi deuxième pour les tirs bloqués cette saison, avec 126, n'étant devancé que par Kris Russell, des Oilers d'Edmonton (130).

Les dirigeants des Sénateurs vont évidemment se croiser les doigts en fin de semaine pour que leur joueur de franchise revienne en santé de sa fin de semaine à Hollywood. Ce serait une catastrophe pour eux s'il devait subir une blessure sérieuse en bloquant un lancer là-bas.

On serait porté à penser que le principal intéressé voudrait laisser cet aspect de son jeu de côté l'espace de ce week-end, mais ce serait se tromper. 

« Peut-être que je vais l'incorporer à mon jeu là-bas vu que ça fait partie de mon jeu maintenant, on verra », a-t-il noté.

Karlsson, qui avait terminé au 11e rang à ce chapitre dans la LNH avec 175 l'an dernier, pense que cet aspect de son jeu défensif s'est amélioré tout naturellement. 

« Je n'ai pas pris de décision consciente de commencer, je l'ai toujours fait quand j'en avais besoin. Ça fait partie du jeu dans la ligue maintenant. Ça fait partie de nos succès ici, on est prêt à le faire pour bien se défendre et je ne suis qu'un gars parmi tant d'autres qui le fait », souligne-t-il.

Attitude gagnante

Guy Boucher dit qu'il ne retient pas son souffle en voyant son meilleur joueur se mettre dans le chemin de tant de rondelles.

« Si tu as peur que ta supervedette bloque des lancers, c'est parce que tu ne veux pas gagner. La Ligue nationale... Jonathan Toews ne se tassera pas pour laisser passer un lancer. Il va se jeter à terre pour le bloquer et c'est pour ça que Chicago gagne. Que tu sois une vedette ou pas une vedette, dans le hockey d'aujourd'hui, il faut que tes équipes bloquent des lancers, sinon tu ne peux pas gagner. Que ce soit Karlsson, Stone ou n'importe qui, c'est ça le hockey d'aujourd'hui... Il l'a fait de lui-même. C'est un buy in, c'est un gars qui veut payer le prix et c'est ça... Erik a une attitude, comme tous les joueurs, qu'on va faire n'importe quoi pour gagner. »

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