Leeder quitte la tête haute

Cyril Leeder... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Cyril Leeder

Patrick Woodbury, Le Droit

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Après avoir travaillé pendant 32 ans pour que le rêve qu'étaient les Sénateurs d'Ottawa devienne réalité et qu'ils s'implantent solidement dans la capitale nationale, Cyril Leeder n'a brûlé aucun pont même s'il s'est fait montrer la porte de sortie.

Au lendemain de l'annonce de son congédiement et de l'embauche de Tom Anselmi pour lui succéder au poste de président et chef de la direction de l'équipe, il a pris soin de remercier le propriétaire Eugene Melnyk et ses deux prédécesseurs, Bruce Firestone et Rod Bryden, pour la chance qu'ils lui ont donnée de faire sa marque dans le monde des affaires et du sport professionnel.

Au cours d'un point de presse d'une vingtaine de minutes, il n'est devenu émotif qu'une fois, lorsqu'il a mentionné que son seul regret était « de ne pas avoir récompensé les partisans qui nous ont appuyés avec passion avec une coupe Stanley », puis qu'il a remercié sa famille, en particulier son épouse Lydia, pour leur appui.

Quant à la décision de son patron, qui lui a été annoncée lors d'une réunion « professionnelle et cordiale » mardi matin, il a dit la respecter, l'ayant même vue venir de loin.

« En affaires, tu deviens bon à lire les signes, tu as besoin de l'être. Oui, ce serait hypocrite de dire que je n'ai pas vu de signes que ça s'en venait. Tu n'es jamais préparé pour ce genre de nouvelles cependant », a-t-il mentionné lorsqu'il a commencé à répondre aux questions des journalistes.

Leeder a offert de rester jusqu'à la fin de la présente saison pour assurer une meilleure transition avec Anselmi, offre qui a été refusée.

« Il n'y a pas de bon timing pour ces choses-là », a-t-il ajouté plus tard quand il s'est fait demander par Le Droit s'il était frustrant d'être limogé au début des célébrations du 25e anniversaire du club qu'il a lui-même aidé à planifier.

L'homme de 57 ans n'est pas convaincu que la baisse des assistances cette saison au Centre Canadian Tire est la raison principale pour laquelle il se retrouve au chômage.

« Je ne sais pas. Tout le monde cherche une raison. En affaires, parfois, tu fais un changement. Tu n'as pas besoin de raison, tu le fais. Les gens dans le monde du sport devraient le savoir mieux que quiconque, on change d'entraîneur parfois juste parce qu'il faut faire un changement... Eugene a le droit de faire ce changement et il n'a pas besoin de donner une raison, ni à moi ni au public. Je comprends et je respecte ça, c'est sa décision », a-t-il dit.

Porte de sortie

Leeder a même dit que Melnyk lui a même fait une faveur en disant qu'Anselmi s'amenait pour mener à terme l'énorme projet de développement des plaines LeBreton, où le club espère bâtir un nouvel amphithéâtre. « J'apprécie qu'il cherche à me donner une porte de sortie facile... Je connais Tom pour son travail avec MLSE et il pourra relever ce défi. Mais je suis convaincu que j'aurais pu mener ce projet à terme si on m'avait laissé le faire. J'aime les problèmes compliqués et ce projet en est un à résoudre », a-t-il affirmé avec confiance.

Pour ce qui est de son avenir, il va prendre un peu de recul avant de décider ce qu'il pourrait faire.

« Je suis un agent libre sans restriction pour la première fois en 32 ans, donc j'ai du travail à faire. C'est un aspect intéressant. À court terme, je vais dévouer de l'énergie à certains projets sur lesquels je travaillais. Je vais avoir plus de temps à donner à mon poste de coprésident de la candidature d'Ottawa pour les Jeux du Canada de 2021, notamment », a souligné Leeder, qui souhaiterait se trouver un autre emploi à Ottawa, mais qui ne ferme pas la porte à s'expatrier s'il obtient une bonne offre, lui qui a « des habiletés assez uniques ».

Cyril Leeder a ajouté qu'il n'avait aucun intérêt à se lancer en politique, et qu'il est particulièrement fier de l'impact que l'organisation a eu dans la région, sa Fondation injectant plus de 110 millions $ dans des projets communautaires.

Anderson prépare son retour

Mike Condon... (Agence France-Presse) - image 3.0

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Mike Condon

Agence France-Presse

Mike Condon a participé à un 24e match de suite jeudi soir, mais le jour approche où il devra céder le filet à Craig Anderson.

Le gardien numéro un des Sénateurs a été vu sur une patinoire du New Jersey mercredi et l'entraîneur des gardiens Pierre Groulx est parti le rejoindre pour travailler avec lui pendant la fin de semaine.

Anderson a passé la majorité des deux derniers mois au chevet de son épouse Nicholle alors qu'elle subissait des traitements pour contrer un rare cancer de la gorge dans un hôpital de New York.

« Je ne pourrais pas être plus fière de mon mari pour tout ce qu'il a fait pour notre famille. Maintenant, il est temps de retourner où il doit être », a écrit Nicholle Anderson sur Twitter mercredi soir.

L'entraîneur-chef Guy Boucher a vu comme un développement « très positif » qu'Anderson soit de retour sur la patinoire, lui dont le dernier match remonte au 5 décembre à Pittsburgh dans un revers de 8-5.

« On savait qu'au moment où il pourrait se mettre à s'entraîner par lui-même, il allait le faire. C'est le début du processus (de retour) pour lui. On avait dit qu'on ciblait la fin janvier/début février, et on en est là. Il va continuer au cours des prochains jours et il va revenir avec nous avant longtemps », a noté Boucher. Celui-ci a dit qu'il pourrait « peut-être » pratiquer avec l'équipe lundi prochain à Fort Lauderdale, quand les Sénateurs reprendront le collier après la pause du match des Étoiles. « Mais je ne peux dire oui avec certitude, puis qu'il se passe quelque chose et qu'il doive être avec sa famille et sa femme », a ajouté Boucher.

Alors qu'il apprécie le travail abattu par Condon, qui devrait égaler le record de 25 apparitions consécutives de Damian Rhodes mardi contre les Panthers de la Floride, le pilote des Sénateurs assure qu'il n'y aura pas de controverse de gardiens au retour d'Anderson.

« Ça, c'est du stuff de roman-savon, et ce n'est pas mon stuff, a-t-il blagué. C'est clair depuis le jour un, Anderson est notre gardien numéro un et ça n'a pas changé. Condon a fait un travail fantastique et (Andrew) Hammond tente de revenir. Pour moi, c'est une question de qualité et de profondeur. Condon sait quel est son travail, même chose pour Hammond. On va mettre Anderson dans le filet quand on va penser qu'il est prêt. Je ne sais pas combien de temps ça va prendre... Il n'y aura pas de controverse. »

Parlant de Hammond, il était sur la glace avec ses coéquipiers jeudi matin pour la première fois depuis qu'il s'est fait une entorse à une cheville le 18 décembre dernier lors d'un match contre les Islanders de New York. Il a recommencé à patiner en solitaire il y a environ deux semaines et demie.

« C'était le fun d'être de retour avec les gars pour une pratique. [...] Je sens que je suis proche d'être à 100 %.... Je vais prendre ça au jour le jour maintenant alors que la situation est assez unique ici cette saison. »

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