Un quatrième trio sans chimie

Guy Boucher cherche un moyen de relancer son... (Patrick Woodbury, archives Le Droit)

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Guy Boucher cherche un moyen de relancer son quatrième trio.

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À peu près tout baigne dans l'huile pour les Sénateurs d'Ottawa depuis le début de 2017.

Si on oublie les absences prolongées de Craig Anderson et Clarke MacArthur, la troupe de Guy Boucher a la plupart de ses pions bien en place, ses paires de défenseurs étant bien rodées tandis que ses trois premiers trios fonctionnent à plein régime ou presque.

Mais pour un perfectionniste comme l'entraîneur-chef des Sénateurs, il n'y a jamais rien de parfait, malgré la fiche de 5-1-1 de son club à ses sept dernières sorties.

Lors des trois dernières parties, Boucher a particulièrement montré de l'insatisfaction envers son quatrième trio, composé de Chris Kelly entre Curtis Lazar et Chris Neil.

Au lieu de les utiliser ensemble comme il le faisait par le passé, le pilote des Sénateurs les a insérés occasionnellement chacun leur tour sur l'un ou l'autre de ses autres trios, la plupart du temps ceux de Kyle Turris et de Derick Brassard alors qu'il est réticent à toucher à celui de Jean-Gabriel Pageau entre Mike Hoffman et Tom Pyatt.

« C'est parce que notre quatrième ligne manquait de chimie, a commenté Boucher après le revers de 7-6 contre les Blue Jackets de Columbus dimanche soir. Tout le monde se demandait ce que je faisais de mettre Hoffman avec Pageau et Pyatt, et personne ne se le demande maintenant, c'est une de nos meilleures lignes, peut-être notre meilleure depuis trois ou quatre matches. Ces trois (premières) lignes-là ont beaucoup de chimie et notre quatrième a de la misère à trouver cette chimie-là, donc ce que je fais, c'est faire des mix et on est capable de donner de la glace aux joueurs alors qu'on ne peut pas jouer à trois lignes. »

Le vétéran Neil est celui qui souffre particulièrement de cette nouvelle façon de faire de son patron. Alors qu'il jouait habituellement de sept à huit minutes par partie, il a passé respectivement 4:48, 5:02 et 4:38 minutes sur la patinoire lors des trois dernières parties, les deux contre Columbus et celle de samedi à Toronto qui est « sandwichée » entre les deux. Ça ne l'a pas empêché de récolter une passe contre les Leafs, quand il a été appelé à remplacer Ryan Dzingel aux côtés de Turris et Bobby Ryan.

Dimanche, c'était au tour de Curtis Lazar d'obtenir une mention d'assistance, son premier point de la saison à son 25e match, en jouant exceptionnellement aux côtés de Turris et Zack Smith.

« Comme la chimie n'était pas là avec la quatrième ligne, j'ai essayé de jongler pour trouver cette chimie avec d'autres joueurs. Et ça nous donne plus de profondeur, ce qui nous a permis de gagner le match (de samedi) et d'aller chercher un point (dimanche), absolument », a ajouté Boucher.

Un mot : profondeur 

Celui-ci estime qu'une telle profondeur est nécessaire pour rivaliser avec les meilleures équipes de la LNH, comme les Capitals de Washington qui s'amèneront mardi soir au Centre Canadian Tire. Ces derniers ont remporté les deux premiers matches entre les deux clubs, une série aller-retour au début de 2017, par des pointages de 2-1 et 1-0.

« C'est la seule équipe de tête que nous n'avons pas battue cette saison si je ne m'abuse, a noté Boucher. Washington a beaucoup de profondeur, comme toutes les meilleures équipes. Ils veulent que leur quatrième trio soit matché contre ton premier trio parce qu'ils sont gros et forts, ils sont physiques et peuvent neutraliser un bon trio tout en obtenant des buts à l'occasion. C'est ce que nous devons créer de notre côté, et on trouve le moyen de le faire à l'interne présentement, surtout avec Hoffman qui joue avec Pageau et Pyatt. Si tu es le club adverse, tu dois te demander qui tu vas matcher contre eux et nos deux autres premiers trios. »

Repos, le mot d'ordre

À part Erik Karlsson qui va se rendre à Los Angeles pour le Match des étoiles, les joueurs des Sénateurs auront trois autres jours de congé en fin de semaine, qui viendront s'ajouter aux quatre de la pause de Noël et aux cinq qu'ils ont obtenus après le Jour de l'An.

Ça n'a quand même pas empêché l'entraîneur-chef Guy Boucher d'offrir une autre journée de congé à ses hommes lundi, répétant son mantra que «le repos est une arme».

«Ce serait la mauvaise chose à faire pour moi de faire venir les joueurs sur la glace parce qu'on a perdu ce match (dimanche). Ils ont donné tout ce qu'ils avaient la semaine dernière, et on a un autre adversaire difficile qui s'en vient mardi (Washington). Tout le monde sait que le premier match en revenant d'un voyage est difficile, et on l'a fait dimanche dans le cadre d'une série de deux matches en deux soirs. On a donc besoin de notre énergie si on veut maintenir le rythme pendant 60 minutes contre les Capitals», a expliqué Boucher.

Après ce match, les Sénateurs disputeront un dernier match à domicile avant la pause jeudi contre les Flames de Calgary. Au retour de la pause, ils se rendront en Floride lundi pour affronter successivement les Panthers, le Lightning et les Sabres sur le chemin du retour.

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