MacArthur a échoué son test de base

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Nombreux étaient les coéquipiers qui croyaient revoir Clarke MacArthur de retour dans les prochains jours.

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Avec deux matches en 24 heures en fin de semaine, les Sénateurs n'ont pas eu beaucoup de temps pour s'apitoyer sur le sort de l'attaquant Clarke MacArthur, qui ne pourra pas revenir au jeu cette saison, a annoncé le DG Pierre Dorion vendredi dernier.

Les médecins de l'équipe ainsi que des docteurs indépendants consultés ne lui ont pas donné le feu vert pour jouer à nouveau dans la LNH après une quatrième commotion cérébrale en 18 mois, une nouvelle dévastatrice pour lui d'abord, mais aussi pour ses coéquipiers qui apprécient le leadership et la présence dans le vestiaire du sympathique vétéran de 31 ans.

« Je pensais qu'il allait être de retour cette semaine. Il avait l'air en excellente forme. Il n'avait pas de symptômes. Il voulait jouer, mais certains éléments de son test de base n'étaient pas à point. C'est dévastateur pour lui. C'est une nouvelle dévastatrice pour nous, mais il faut passer à autre chose. La réalité est que nous avons bien fait sans lui. La différence est qu'on s'est débrouillé sans lui avec l'espoir (d'un retour), et maintenant nous allons devoir nous débrouiller sans lui et sans espoir qu'il revienne cette année », a commenté l'entraîneur-chef Guy Boucher samedi avant le gain de 3-2 en tirs de barrage de son équipe.

Cousin de MacArthur et coéquipier de longue date, à Toronto auparavant ainsi qu'avec l'équipe nationale junior, le défenseur Dion Phaneuf est particulièrement déçu pour son ami.

« Je suis évidemment très proche de lui, je le suis depuis longtemps. Il est mon meilleur ami dans le hockey, a dit Phaneuf. Quand j'ai appris la nouvelle, c'était très bouleversant. Je lui en ai parlé et il est extrêmement déçu. C'est un gros morceau de notre équipe. C'est une situation difficile et j'espère juste qu'il pourra s'en remettre, pour lui et sa famille. »

« C'est très décevant. Étant autour de lui, étant de bons amis et lui ayant parlé beaucoup, il se sent bien et il pense être correct pour jouer. Il faut cependant passer toutes ces étapes pour obtenir le droit de jouer quand tu es passé à travers tout ce qu'il a vécu. Que ce soit bien ou non, ce n'est pas à nous de juger, malheureusement », a noté le capitaine Erik Karlsson, qui a passé des vacances avec MacArthur, Phaneuf et leurs conjointes pendant la semaine de congé de l'équipe après le Jour de l'An.

Le principal intéressé n'a pas été vu aux alentours du vestiaire dimanche avant et après le match contre Columbus, et comme l'équipe obtiendra congé lundi, il faudra attendre avant de connaître ses états d'âme.

Le DG Pierre Dorion a indiqué vendredi qu'il pourra continuer à s'entraîner avec l'équipe pour le reste de la saison s'il le désire, et voyager avec le club à l'étranger si le coeur lui en dit également. 

Guy Boucher est sur la même longueur d'onde à ce sujet.

« On aimerait qu'il soit avec nous, mais en même temps, c'est difficile. Le gars veut jouer. Quand tu es dans les parages, tu as toujours l'impression d'être dans le chemin, donc ça va être sa décision plus que la nôtre. Pour nous, la décision est très facile : il est tellement un morceau important de l'équipe à tous les niveaux, il n'est pas seulement un excellent leader, il est un gars drôle, une personne respectueuse, tout ce que tu veux avoir sur ton équipe. Ce serait bien de l'avoir dans le giron de l'équipe, mais il n'y aura aucune pression pour qu'il reste », a noté Boucher.

Pyatt et la fusillade

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Tom Pyatt

Archives, La Presse canadienne

L'entraîneur-chef Guy Boucher a fait sourciller bien du monde en choisissant Tom Pyatt pour effectuer le quatrième tir de barrage des siens samedi soir lors du gain de 3-2 des Sénateurs à Toronto. Ça faisait cependant longtemps qu'il y  pensait, a-t-il révélé après coup.

« Je l'avais eu avec moi à Hamilton (LAH) et je l'ai vu faire en Suisse. Mon entraîneur des gardiens (Pierre Groulx) ne cessait de me dire qu'il est le meilleur lors des pratiques, donc pourquoi ne pas l'essayer ici », a-t-il dit après coup. Pyatt n'a pas été surpris d'avoir la tape sur l'épaule après les Ryan, Turris et Karlsson, et avant les Stone, Hoffman et Brassard.

« J'avais gagné une compétition à la fin d'une pratique il y a deux semaines, marquant quatre fois en quatre. J'imagine que c'est pour ça que l'entraîneur m'a utilisé. Il y avait de la pression, il y en a toujours dans ces situations », a indiqué l'attaquant à caractère défensif, dont c'était le premier tir en fusillade en carrière dans la LNH.

Boucher à l'aveuglette

Ce quatrième gain en cinq fusillades des Sénateurs cette saison a également permis de découvrir que Boucher ne regarde pas ses joueurs s'élancer lors du concours d'habiletés.

« Je n'ai jamais aimé cette façon de départager les gagnants et les perdants, donc je ne les regarde pas. Je regarde n'importe où ailleurs. Si ma mère avait été là, je l'aurais regardé, elle », a-t-il indiqué avant le match de dimanche contre Columbus.

Entre les lignes

Le centre Kyle Turris a disputé son 500e match en carrière dimanche, un 363e dans l'uniforme des Sénateurs. Le gardien des Jackets Joonas Korpisalo n'a pas été fort dans ce match, mais il a réalisé ses trois meilleurs arrêts contre lui.

Mark Borowiecki a raté un troisième match de suite en raison d'une forte grippe. Fredrik Claesson l'a remplacé à nouveau et il est passé bien près de réussir son premier but en carrière au premier tiers, s'amenant seul devant le gardien qui l'a arrêté du bloqueur.

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