Lazar ne se décourage pas

Curtis Lazar n'a ni but, ni passe à... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Curtis Lazar n'a ni but, ni passe à sa fiche cette saison. « Mais les Sénateurs gagnent », se console l'attaquant de 21 ans.

Etienne Ranger, Le Droit

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Le sourire omniprésent de Curtis Lazar devrait être un peu plus forcé de ce temps-ci, mais il garde quand même un bon sens de l'humour.

La traversée du désert de l'attaquant de 21 ans des Sénateurs s'est poursuivie jeudi soir contre les Penguins alors qu'il a été blanchi pour un 20e match cette saison.

Lors du précédent duel entre les deux équipes au début décembre, le premier choix des Sénateurs en 2013 a subi une commotion cérébrale lorsque le défenseur Brian Dumoulin lui a assené une mise en échec à la limite de la légalité.

Ce dernier a raté le rendez-vous de jeudi en raison d'une blessure à la mâchoire, ce qui a fait dire au numéro 27 des Sénateurs : « Il a le "virus Lazar" ? »

C'est bien de constater que Lazar conserve un bon moral parce que cette saison 2016-2017 est très éprouvante pour lui. Elle avait mal commencé avec cette mononucléose qui lui a fait rater tout le camp d'entraînement et lui a valu de commencer la campagne dans la Ligue américaine de hockey, avec les Senators de Binghamton. Puis il y a eu cette légère commotion qui lui a fait rater trois parties.

Alors que son club atteindra la mi-saison samedi, Lazar n'a toujours pas de but, ni de passe à sa fiche, de quoi faire damner un joueur qui avait une moyenne de plus d'un point par match à sa dernière saison chez les juniors (76 en 58 matches, dont 41 buts), avec les Oil Kings d'Edmonton.

« C'est certain que comme tout autre attaquant, j'aimerais mettre la rondelle au fond du filet, c'est ça notre objectif principal. Mais ce n'est pas ce qu'on me demande de faire présentement, et ce n'est pas que je n'essaie pas. Je pense que mon jeu est solide et je dois tout simplement accepter mon rôle. À la fin de la soirée, si notre équipe a deux points de classement, j'ai fait mon travail », a raconté Lazar en matinée.

Auteur de six buts à chacune de ses deux premières saisons dans la LNH, l'attaquant qui aura 22 ans le 2 février prochain peut difficilement se consoler en disant que les chances de marquer sont là pour lui, mais que ça ne rentre pas, étant donné qu'il n'avait même pas obtenu un seul tir au but lors de ses trois sorties précédentes avant d'affronter Pittsburgh.

En même temps, il n'est pas nécessairement facile de se faire justice en jouant à l'aile gauche sur un quatrième trio avec Chris Kelly et Chris Neil, en jouant en moyenne 9:02 minutes par match.

« Je crois fermement que tout arrive pour une raison. Il y a des zéros à côté de mon nom, mais les Sénateurs gagnent des matches et c'est ça l'important. Je dois être patient et ça va venir, tout commence lors des entraînements, je dois travailler sur mes bonnes habitudes ainsi que sur mon tir et éventuellement, ça va se transposer dans un match », souligne-t-il.

Lazar a quand même eu quelques chances de se faire valoir au sein de trios offensifs, mais la malchance s'est acharnée sur lui alors qu'il évoluait avec Kyle Turris lors du match du 5 décembre qu'il a dû quitter quand il a été sonné par Dumoulin.

« Il a eu des chances, a noté l'entraîneur-chef Guy Boucher. Il a surtout été sorti de l'alignement à de mauvais moments. Il a raté tout le camp d'entraînement, ce qui est le moment le plus important pour lancer une saison. Il est revenu et il fallait ensuite trouver quel rôle lui convenait. Maintenant, il est à sa place sur la quatrième ligne, il doit exceller à nous donner du momentum avec sa vitesse et en prenant des tirs, être physique et premier sur la rondelle. Il doit aussi jouer en désavantage numérique et bâtir là-dessus, c'est là qu'il est rendu. »

Curtis Lazar pourrait bien être le joueur de trop quand (si ?) Clarke MacArthur réintègre l'alignement, mais il ne pourrait alors pas être cédé au club-école de Binghamton sans être soumis auparavant au ballottage, vu qu'il a maintenant joué trop de matches dans la LNH pour en être exempté.

Autres éloges pour Pageau

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Jean-Gabriel Pageau

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

Guy Boucher en prend l'habitude, il a encore une fois fait l'éloge du centre gatinois Jean-Gabriel Pageau lors de son point de presse d'avant-match jeudi, où il a été appelé à parler de sa production offensive (4 buts, 13 points) qui n'est pas au même rythme que l'an dernier (19 buts, 43 points).

« D'abord, il faut regarder les circonstances. À la fin de l'an dernier, le premier trio était (Zack) Smith, Pageau et (Mark) Stone. Sans vouloir diminuer personne, n'importe qui jouant avec Stone va récolter des points. L'an passé, cette ligne faisait tout alors qu'il n'a pas ce rôle cette année. Pour moi, il est le joker dans le jeu de cartes, je peux le mettre n'importe où. Il est le soldat parfait, il va faire tout ce que tu lui demandes... Je l'ai fait jouer partout depuis le début de l'année et son impact est gigantesque, même s'il n'a pas un rôle où il peut amasser des points », a-t-il déclaré.

De l'action pour O'Connor ?

Matt O'Connor... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 5.0

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Matt O'Connor

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Guy Boucher a clairement laissé entendre qu'il n'a pas l'intention d'offrir un départ au jeune gardien Matt O'Connor afin de donner une chance de reprendre son souffle à Mike Condon.

Rappelé le 19 décembre après qu'Andrew Hammond se soit blessé à la cheville, O'Connor n'a joué qu'un match depuis, le 26 décembre quand il a été renvoyé à Binghamton pendant la pause des Fêtes.

Dans l'optique où moisir sur le banc n'est pas nécessairement bon pour son développement, les Sénateurs pourraient bientôt lui demander d'inverser les rôles avec leur autre jeune gardien des mineures, Chris Driedger.

« Pierre (Dorion) est en Floride pour une réunion avec nos dépisteurs, donc on n'en a pas encore discuté. Il n'y a pas d'urgence de ce côté, mais quand un gars ne joue pas, à un moment donné, il a besoin de jouer.... On va voir à ça », a indiqué Boucher. L'occasion pourrait être belle en fin de semaine alors que les petits Senators disputent une série de trois parties en trois jours, les deux premières à Binghamton.

Entre les lignes...

Ayant joué la veille à Washibgton, les Penguins sont arrivés à leur hôtel de la capitale vers les 3 h du matin dans la nuit de mercredi à jeudi, a confié l'entraîneur adjoint des Penguins Jacques Martin lorsque croisé au CCT avant la rencontre. Celui-ci allait au moins avoir un peu de temps à passer avec parents et amis après la rencontre vu que les Penguins sont restés à Ottawa après le match, eux qui se rendront vendredi à Detroit en vue de leur prochain match, samedi... 

Dion Phaneuf avait hâte de voir son bon ami Phil Kessel après le match. « Mais je n'ai pas hâte de l'affronter sur la glace, il est tellement un bon joueur. Sur la patinoire, il n'y a pas d'amitié cependant. Il le sait et moi aussi », a-t-il dit avant l'affrontement.

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