Condon pas intimidé par les Penguins

«C'est certain que je veux toujours m'améliorer, la... (PATRICK WOODBURY, Archives Le Droit)

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«C'est certain que je veux toujours m'améliorer, la complaisance est l'ennemi de bien des joueurs. Je veux rester affamé », a affirmé Mike Condon.

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Mike Condon n'a joué qu'une période pendant les trois semaines où il a été un membre des Penguins de Pittsburgh, mais il pense que son court séjour dans leur uniforme lui a permis de devenir un meilleur gardien en pratiquant quotidiennement contre des joueurs de la trempe de Sidney Crosby, Evgeny Malkin et Phil Kessel.

Le gardien titulaire des Sénateurs d'Ottawa en l'absence de Craig Anderson qui se poursuit pense qu'il ne sera donc pas intimidé en les affrontant jeudi soir au Centre Canadian Tire. Condon participera à un 17e match consécutif du club qui l'a acquis au début novembre contre un choix de cinquième ronde, alors que les Penguins l'avaient obtenu, eux, lorsque les Canadiens de Montréal l'ont soumis au ballottage au début octobre.

« Je ne pense pas que quelqu'un dans ce vestiaire est intimidé par eux. Nous avons évidemment un haut niveau de respect pour ce qu'ils ont accompli l'an dernier (en gagnant la coupe Stanley) et ils ont ni plus ni moins le même groupe cette année. Nous avons du pain sur la planche, c'est certain, mais nous avons confiance qu'on peut faire le travail », a souligné le récipiendaire de la coupe Molson pour le mois de décembre en tant que joueur par excellence de son club.

Ce sera un 8e départ consécutif pour l'Américain originaire de la Nouvelle-Angleterre, un 15e lors de ces 17 matches de suite auxquels il aura pris part. Il avait dû venir en relève à Anderson lors de son dernier match, le 5 décembre à Pittsburgh dans un revers de 8-5 où le gardien numéro un a alloué sept buts. Condon a aussi dû remplacer Andrew Hammond au pied levé lorsque celui-ci s'est foulé une cheville le 18 décembre à Brooklyn.

« Je me sens bien, en santé, tout va bien. Je ne suis pas fatigué. Je suis passé par là l'an dernier à Montréal (avec Carey Price blessé), il n'y a pas de fatigue mentale. J'avais joué encore plus l'an dernier. C'est certain que je veux toujours m'améliorer, la complaisance est l'ennemi de bien des joueurs. Je veux rester affamé », note-t-il.

Pendant ses trois courtes semaines avec les Penguins, il ne pense pas avoir appris les tendances de leurs meilleurs francs tireurs. « Non, pas vraiment, il n'y a rien qui ressort avec eux, leur boîte à outils est tellement pleine que tu ne peux te concentrer juste sur une chose. Ils vont obtenir leurs chances, c'est certain. Ça va être un match amusant, c'est toujours le fun de te mesurer au meilleur club de la ligue et à des gars comme ça », souligne-t-il.

Les Sénateurs avaient échappé une avance de 4-2 contre les Penguins lors de leur visite dans la ville de l'Acier du début décembre, mais ils voudront certes resserrer le jeu cette fois pour éviter un résultat semblable. « Ils ont encore un des meilleurs clubs dans l'Est soir après soir, ils ont beaucoup d'habiletés et nous allons devoir bien nous défendre contre eux, a souligné le défenseur Dion Phaneuf. On avait fait beaucoup de bonnes choses dans leur édifice pour prendre les devants, mais ils ont continué à pousser et nous avons ouvert le jeu. Quand tu ouvres le jeu contre eux, c'est ce qu'ils aiment. On doit jouer de façon serrée, surtout en zone neutre pour limiter leur espace. »

« Une cible qui bouge »

Concernant Condon, l'entraîneur-chef Guy Boucher a dit qu'avec l'espace entre les prochaines parties de son club, il n'est pas question de donner un départ au jeune Matt O'Connor. Quant à Anderson, le club espère toujours le voir revenir dans son giron à un moment donné en janvier. « On vise la fin janvier, mais c'est une cible qui bouge. Quand il va revenir, il va avoir besoin d'au moins deux semaines d'entraînement pour retrouver son synchronisme vu qu'il n'a rien fait ou presque depuis le début décembre. Ce n'est plus comme (en novembre) quand il pouvait manquer trois jours, avoir une pratique matinale et jouer le soir », a-t-il indiqué.

Inspiré par Lundqvist

La majorité des gardiens de la LNH rentrent au vestiaire bien avant la fin de la période d'échauffement d'avant-match, une fois qu'ils sont bien réchauffés.

Depuis qu'il est arrivé à Ottawa au début novembre, Mike Condon tranche avec la norme cependant alors qu'il demeure sur la glace jusqu'à la toute fin, passant la dernière minute de l'échauffement à arrêter quelques tirs sur réception de Derick Brassard sur des passes de Ryan Dzingel, alors que ces deux joueurs et parfois Bobby Ryan s'élancent ensuite pour quelques échappées.

«J'ai commencé à faire ça à la fin de l'an passé, a confié Condon au Droit mercredi. J'avais vu Henrik Lundqvist (des Rangers) faire la même chose en séries contre Montréal il y a deux ans. J'ai pensé que ce serait bon d'être prêt pour les échappées ou les tirs de barrage, de travailler à rester patient en vue du match.»

Condon doit cependant toujours attendre que le vétéran Chris Neil ait terminé sa routine comportant cinq rondelles avec lesquelles il vise l'intérieur de la barre horizontale à courte distance, qu'il complète habituellement avec une minute environ à écouler au cadran.

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