Le retour au travail sera brutal

Guy Boucher ne se fait pas d'illusions : c'est... (Archives, Associated Press)

Agrandir

Guy Boucher ne se fait pas d'illusions : c'est toujours très difficile de bien jouer après une longue pause. C'est encore plus difficile quand on affronte deux équipes très dangereuses en autant de soirs.

Archives, Associated Press

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La fin de semaine sera très difficile. C'est Guy Boucher qui le dit.

Les vacances des Sénateurs d'Ottawa sont finies. Après avoir passé la semaine au grand complet à se reposer, les joueurs se sont réunis au Centre Canadian Tire pour une séance d'entraînement, vendredi soir.

Une toute petite séance d'entraînement pour mettre la table à un week-end où ils devront jouer deux matches en autant de soirs. Ils accueilleront d'abord Alexander Ovechkin et les Capitals de Washington, samedi. Puis, 24 heures plus tard, ils devront se mesurer aux Oilers d'Edmonton de Connor McDavid.

Le concept de « semaine de relâche » est tout nouveau en Amérique du Nord. Les équipes de la Ligue nationale de hockey en font l'essai pour la première fois cette année.

En Europe, les différents circuits professionnels interrompent leurs activités au moins trois fois par année.

Boucher a donc pu se familiariser avec tout ça lors de ses années passées à travailler dans la ligue d'élite suisse.

C'est ce qui lui permet de prédire une fin de semaine éprouvante pour ses protégés dans la capitale.

« Voulez-vous que je dise la vérité ? Préférez-vous une réponse politiquement correcte ? »

« La vérité, c'est que je n'ai encore jamais vu une équipe jouer comme il faut au retour d'une pause prolongée. Et j'ai travaillé en Suisse pendant trois ans », dit-il.

« Marc Crawford pense la même chose que moi. Et il a travaillé en Europe pendant quatre ans », s'empresse-t-il d'ajouter.

Les trois années en Suisse ont convaincu Boucher qu'il n'y a rien à faire pour éviter ce problème.

« Nous avons tout essayé ! Une longue séance d'entraînement à la veille du premier match. Une courte séance d'entraînement. Pas de séance d'entraînement du tout. Nous avons convoqué nos joueurs à une séance de patinage matinale d'avant-match. Nous avons annulé la séance de patinage matinale. Le résultat est toujours le même », indique-t-il.

En tenant compte de cette réalité, on a le droit de penser que les gens qui sont chargés d'élaborer le calendrier des équipes de la LNH ont un petit côté cruel.

Les Sénateurs rouillés devront affronter, coup sur coup, deux formations très dangereuses.

Les Capitals, d'abord, viennent de mettre un terme à la très longue séquence victorieuse des Blue Jackets de Columbus...

Les joueurs se disent quand même très contents d'avoir pu profiter de cette pause de quelques jours à l'approche de la mi-saison.

« Le plus important, c'est d'obtenir une opportunité de faire le vide mentalement, croit Mark Borowiecki. Se reposer physiquement, c'est bien, mais l'opportunité de décompresser me semble encore plus importante. »

« Je ne peux pas vraiment parler pour les autres, mais j'ai toujours combattu ma propre anxiété. Il m'arrive parfois de traîner mes problèmes professionnels à la maison. »

Borowiecki a choisi de passer quelques jours à Washington avec sa conjointe. Il n'a pas imité ses nombreux coéquipiers qui ont choisi de se réfugier au soleil.

« Même s'il est impossible de décrocher complètement au beau milieu de la saison, cette pause m'a fait du bien », dit Erik Karlsson, tout bronzé par le soleil des Caraïbes.

Anderson reviendra au jeu en février

Le gardien des Sénateurs d'Ottawa, Craig Anderson... (Archives, Agence France-Presse) - image 4.0

Agrandir

Le gardien des Sénateurs d'Ottawa, Craig Anderson

Archives, Agence France-Presse

Craig Anderson est de retour à Ottawa.

Le gardien de buts numéro un des Sénateurs a été vu au Centre Canadian Tire, vendredi.

Il n'était pas sur la patinoire pour la séance d'entraînement des Sénateurs, en soirée. Il ne devrait pas participer aux deux matches du week-end.

«Il a besoin de retrouver ses réflexes. En ce moment, nous devons lui donner la chance de s'entraîner. Il doit retrouver la forme, petit à petit. Nous avons ciblé la fin du mois de janvier ou encore le début du mois de février pour son retour au jeu», a expliqué Guy Boucher.

Le vétéran a pris part à un seul match en décembre. Il a surtout veillé sur sa femme, Nicholle, alors qu'elle combat la maladie.

En son absence, Mike Condon devrait continuer de voir beaucoup d'action. Le gardien américain a tenu promesse. Il est resté à Ottawa tout au long de la semaine de relâche. «Après quelques jours de congé, je suis généralement rouillé. J'ai commis l'erreur de prendre un peu trop de temps pour me reposer à Noël. Je ne voulais pas commettre la même gaffe une deuxième fois», déclare-t-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer