Confortablement installés au 2e rang

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Kyle Turris félicite Bobby Ryan pour son but en première période, mardi soir à Chicago. Les Sénateurs ont battu les Blackhawks 4 à 3 et se préparent maintenant à accueillir les Ducks d'Anaheim.

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En allant vaincre les Blackhawks de Chicago sur leur intimidante patinoire du United Center pour la première fois en 15 ans mardi, les Sénateurs d'Ottawa se sont assuré de passer la pause de Noël au deuxième rang de la division Atlantique, confortablement installés dans une position qui les assurerait de participer aux séries éliminatoires si elles commençaient maintenant, au début officiel de l'hiver, plutôt qu'au printemps.

Ils ont disputé d'autres bons matches contre des puissances du circuit Bettman comme les Sharks de San Jose, les Penguins de Pittsburgh et les Canadiens de Montréal, à qui ils ont infligé l'une de leurs deux seules défaites à domicile.

Est-ce qu'il faudrait commencer à prendre la troupe de Guy Boucher au sérieux ?

« Moi, je n'ai pas perçu de manque de respect envers nous. Les autres équipes jouent avec ardeur contre nous, ils nous offrent leur jeu de calibre A tous les soirs et nous devons répliquer avec notre jeu de niveau A nous aussi. Nos joueurs montrent qu'ils veulent avoir du succès et nous allons tenter de continuer. Mais nous évoluons dans une ligue difficile, tu perds deux parties, tu baisses, tu en gagnes deux, tu remontes au sommet. On le sait et on ne veut pas monter trop haut ou baisser trop bas, on veut garder un juste milieu et se préparer pour le prochain match », a répondu l'entraîneur-chef des Sénateurs quand la question lui a été posée après le gain de 4-3 contre les Blackhawks mardi soir.

Cette prochaine partie aura lieu jeudi soir alors que les Ducks d'Anaheim s'amèneront au Centre Canadian Tire pour la dernière partie d'Ottawa avant une pause de quatre jours. Boucher a justement dit après le gain à Chicago qu'un revers de 5-1 à Anaheim le 11 décembre dernier, à la fin d'un voyage en Californie peu fructueux, a été le wake up call qui a lancé le club sur une série de quatre parties sans revers en temps réglementaire (3-0-1).

Boucher ne veut pas que sa troupe s'enfle la tête avec ses succès de la première moitié de saison, cherchant à s'assurer par tous les moyens qu'elle garde le cap, peu importe les embûches placées sur son chemin, comme l'absence de son gardien numéro un Craig Anderson pour des raisons personnelles ou la commotion cérébrale de Clarke MacArthur.

« Ce qu'on voit en ce moment, c'est une équipe qui se tient ensemble, qui progresse ensemble, qui est sur la même page. C'est extraordinaire ce qui peut arriver quand personne ne veut avoir le crédit. Chaque joueur contribue, d'une façon offensive ou défensive. On change des lignes, on change des paires (de défenseurs), on alterne des joueurs et il y a toujours quelqu'un qui finit par remplir les trous. Ça a été une force de notre équipe, différents joueurs ont eu différents rôles et tout le monde tire quand même dans la même direction, ce qui fait qu'on a des victoires d'équipe maintenant. On marque des buts et on se défend bien », analyse l'entraîneur qui a succédé à Dave Cameron l'été dernier.

De là à penser que les Sénateurs peuvent se hisser parmi l'élite du circuit, ces clubs qui peuvent aspirer à faire un long bout de chemin au printemps, il y a un grand pas à franchir et il est probablement trop tôt pour le faire.

« Nous n'avons encore rien mérité en termes de reconnaissance, il reste trop de chemin à parcourir. Nous avons bien fait lors de notre trentaine de premiers matches, mais c'est une longue saison et il en reste encore plus de la moitié. On doit continuer de cette façon. Si on veut obtenir du respect, il faut le mériter et on n'en est pas encore rendu là », a souligné le capitaine Erik Karlsson.

Des unités de plus en plus spéciales

« Je ne fais rien de différent présentement, je... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit) - image 3.0

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« Je ne fais rien de différent présentement, je suis à la bonne place, au bon moment», affirme Derick Brassard.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

Les Sénateurs ont gagné la bataille des unités spéciales contre les Blackhawks mardi au United Center, chose dont Guy Boucher était bien fier.

« Notre jeu de puissance a produit le but gagnant », a-t-il dit en parlant du but de Dion Phaneuf en fin de deuxième tiers quand le tir de Kyle Turris a dévié sur le défenseur posté devant le filet adverse. Le but de Derick Brassard n'a pas été crédité comme un but en avantage numérique, mais c'était tout comme puisqu'il a marqué alors que Jonathan Toews sortait tout juste du banc des punitions.

« Je ne fais rien de différent présentement, je suis à la bonne place, au bon moment, j'amène juste la rondelle au filet. Des fois, tu te demandes pourquoi ça ne rentre pas. Puis tout d'un coup, tu scores avec ta culotte, comme Dion (mardi) et Bobby (Ryan) deux fois en fin de semaine », a souligné Brassard. L'unité de désavantage numérique a alloué un but aux Hawks au premier tiers, mais elle a aussi étouffé la menace en milieu de troisième tiers quand Cody Ceci a écopé d'une punition. « On joue avec ardeur et quand on pratique notre système comme on doit le faire, nous sommes dans tous les matches », a pour sa part commenté Phaneuf, qui a vu Chris Wideman remplacer Ceci sur sa paire après cette punition. L'attaque à cinq des Sénateurs est maintenant 18e dans la LNH (17 %) alors que le désavantage numérique est 14e (82 %).

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